SAINT-MARTIN-DU-TERTRE (95) : cimetière

visité en mars 2013
samedi 27 mars 2021
par  Philippe Landru


La commune de Saint-Martin-du-Tertre se situe à flanc de coteau, sur une butte-témoin portant la forêt de Carnelle, dominant la plaine de France, à environ trente kilomètres au nord de Paris. Sa situation géographique culminant à 210 mètres en fait l’une des communes les plus élevées d’Île-de-France. Elle porte le surnom de balcon de l’Île-de-France. Bien que modeste en population, elle jouit d’un patrimoine assez important dont le cimetière fait partie.

- La famille Leveque a une manière très personnelle d’honorer ses morts.

- La tombe du baron Louis Aspais Amiot (+1825), secrétaire royal qui fut propriétaire du château de Franconville et maire de la commune est l’une des plus anciennes du cimetière.

Reposent en ce lieu :

- Léopold BELLAN (1857-1936) : Issu d’un milieu modeste, né handicapé (deux pieds bots), devenu entrepreneur dans le domaine du textile, Léopold Bellan poursuivit une carrière politique brillante qui le conduisit à la présidence du conseil municipal de Paris en 1910 et à celle du conseil général de la Seine en 1925. Il fut un républicain, radical modéré, très attaché à la justice sociale. Afin de seconder les réalisations sociales mises en place par la IIIe République à partir des années 1880, il fédéra l’énergie des citoyens désireux de s’investir dans des actions de bienfaisance privées. Il développa des activités culturelles visant à faire accéder les plus défavorisés à des loisirs de qualité, un projet éducatif de la Société d’Enseignement Moderne pour le Développement de l’Instruction des Adultes et développa entre 1918 et 1936 un projet universaliste en voulant assurer une prise en charge globale des plus défavorisés et créa pendant cette période de nombreuses structures. Il a donné son nom à sa Fondation et à un hôpital (14e arrondissement de Paris) ainsi qu’à une rue du 2e arrondissement.

- Louis DÉSENCLOS (1915-2003) : issu d’une famille modeste, il adhéra à la CGT en 1932. En 1934, il devint membre des Jeunesses socialistes, puis participa au Front populaire. Entré en 1938 dans l’administration du ministère des Finances, il souffrit pendant plusieurs années de tuberculose. Ces problèmes de santé le conduisirent au sanatorium de Saint-Martin, où il occupa plusieurs emplois, et où il créa la section CGT en 1944. Élu au conseil municipal de Saint-Martin en 1945, il en devint le premier magistrat quelques mois plus tard. Plus jeune maire de France, élu sous l’étiquette SFIO, il adhéra au Parti communiste en 1946, auquel il demeura fidèle toute sa vie.

- Le sculpteur animalier Jules MOIGNIEZ (1835-1894) qui exposa pour la première fois à l’Exposition universelle de 1855. Il connut le succès, particulièrement au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, où ses œuvres furent jugées remarquablement détaillées, avec une ciselure très approfondie, complétée d’une élégance dans les attitudes. Il mit fin à ses jours.

- Le paysagiste Louis Sulpice VARÉ (1803-1883) qui travailla pour Louis Bonaparte au château de Saint-Leu et pour Joseph Bonaparte au château de Mortefontaine. En 1853, il fut appelé par Napoléon III pour créer le bois de Boulogne, en particulier le lac supérieur. Haussmann n’appréciait pas Varé, qu’il jugeait sans culture et sans ampleur de vue, capable tout au plus de dessiner un petit jardin anglais. Il dénonça ses erreurs de nivellement dans le tracé de la rivière et obtint son renvoi pour le remplacer par l’ingénieur Adolphe Alphand. Il n’en aménagea pas moins de nombreux parcs pour des particuliers fortunés, en particulier en Ile-de-France. Il fut maire de Saint-Martin-du-Tertre de 1844 à 1870 et de 1878 à 1881.


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