CHENÔVE (21) : cimetière

visité en août 2020
vendredi 23 octobre 2020
par  Philippe Landru

Plan incliné dominé par le vignoble bourguignon, dans une commune devenue périurbaine de Dijon, le cimetière de Chenôve possède quelques tombes qui intéresseront le taphophile.

Une particularité de la région que l’on voit sur plusieurs tombes : les chantalistes
(garçons au-delà de 12 ans) et les chantalettes (adolescentes de 12 à 14 ans) sont les jeunes de la paroisse Sainte-Chantal de Dijon qui participent aux œuvres paroissiales. Lorsque cette mention figure sur leur tombe, c’est qu’ils sont morts jeunes.

Le cimetière contient très peu de sculptures ou d’ornements.

Y reposent :

- Roland CARRAZ (1943-1999) : maître de conférences à la faculté de sciences humaines de l’Université de Bourgogne à Dijon, maire de Chenôve de 1977 jusqu’à sa mort, il fut député PS de la Côte-d’Or de 1981 à 1983 puis de 1986 à 1988, puis député MdC du département de 1997 à sa mort. Il exerça des fonctions ministérielles : Secrétaire d’État au Tourisme (1983-1984) puis Secrétaire d’État à l’Enseignement technique et technologique (1984-1986).

-  Le peintre et illustrateur Jean-Jacques CORNU (1819-1876), réputé pour ses paysages représentant la Côte-d’Or. Les collections du musée des beaux-arts de Dijon et du musée des beaux-arts de Beaune conservent plusieurs de ses œuvres. Une rue de Dijon porte son nom. Il fut l’assistant de Gustave Courbet durant son exil à la Tour de Peilz. Sa tombe originale est surmontée d’un buste par J. Garraud.

- Le Compagnon de la Libération Maxime GUILLOT (1900-1944). Cafetier, il se servit de son établissement pour faire passer en zone libre des prisonniers évadés du camp de Longvic, organisa et dirigea des sabotages d’infrastructures de télécommunication, et dirigea bientôt les opérations en Saône-et-Loire. Recherché par la Gestapo, il fut arrêté sur dénonciation. Il préféra se tirer une balle dans la tête pour échapper à la torture. Lors de ses obsèques à Chenôve, une foule se rassembla au cimetière pour lui rendre hommage. Les Allemands interrompirent les obsèques et arrêtèrent le maire Marcel Naudot, qui arborait son échappe tricolore. Il mourut déporté au camp de concentration de Mathausen.


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