Homme politique de centre-droit, il exerce plusieurs fonctions ministérielles dans les années 30 (Finances, Justice, Colonie) où il se fait remarquer pour son habilité de gestionnaire et d’orateur. Il est appelé à la présidence du Conseil en 1940 où il incarne, avec De Gaulle qu’il nomme sous-secrétaire à la Défence, la politique de résistance face à l’Allemagne tandis que Pétain et Weygand prônent la conciliation. Malgré ses efforts, l’étroite majorité dont il dispose à la Chambre et le soutien mou de la Grande-Bretagne le contraignent à la démission, Pétain prenant sa place.
Avec lui repose son neveu, le Compagnon de la Libération Pierre OLIVIER (1904-1945). Engagé dans les FFL dès 1940 alors qu’il dirigeait à Bangui une importante société d’import-export, il prit part à la campagne du Gabon, au débarquement en Provence en août 1944 puis à la campagne des Vosges puis à celle d’Alsace. Il fut mortellement blessé, quelques jours avant la capitulation allemande, par l’éclatement d’une mine dans un petit hameau italien.
Ils sont inhumés dans la chapelle Alexandre Reynaud en bordure de la 22ème division.
Commentaires
Sa conduite de la guerre contre l’Allemagne à partir de sa nomination comme président du Conseil en mars 1940 aboutit au désastre du 18 juin. Il est surprenant qu’il ait retrouvé après guerre des fonctions nationales mais il est juste qu’on lui ai refusé des obsèques nationales après sa mort et qu’il soit "dissimulé" dans une chapelle presque anonyme.
Plutôt que de continuer le combat avec par exemple Degaulle, cet inconscient donna le pouvoir à Pétain. Les solutions de replis du gouvernement étaient nombreuses : Alger, Bordeaux, Marseille...