cimetière des BATIGNOLLES

Mise à jour exhaustive novembre 2021
mercredi 1er décembre 2021
par  Philippe Landru

Lorsqu’il ouvrit ses portes en 1833, le cimetière ne faisait que quelques ares et était destiné à accueillir les défunts de la nouvelle commune de Monceau-Batignolles, née en 1830 de la séparation du territoire de Clichy. Il fallut progressivement l’agrandir face à l’accroissement de la population. Intégré dans Paris lors de l’annexion de 1860, le cimetière prit sa physionomie actuelle.

Avec ses 10 hectares, ce cimetière est aussi grand que celui de Montmartre. Exilé à la périphérie, pollué par le périphérique qui l’enjambe malheureusement depuis 1969, il n’est pas aidé par sa topographie : il est terriblement plat et l’intérieur de ses divisions ne brille pas par leur végétation. A cela s’ajoute une numérotation irrationnelle de ses divisions. C’est donc un cimetière très largement ignoré, le plus mal aimé des grands cimetières parisiens.

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Outre le périphérique, le cimetière donne depuis 2018 sur le nouveau tribunal judiciaire de Paris.

Pourtant, il recèle un nombre important de sépultures notables, certaines par la notoriété de leurs occupants, d’autres pour leur intérêt esthétique. A bien des égards, il peut être considéré comme une version appauvrie du cimetière de Montmartre : même type de « clientèles » (littérateurs et compositeurs très oubliés, monde politique quasiment absent…). De fait, le cimetière Montmartre étant déjà bien plein, on y enterra davantage au XXe siècle ceux qui, au XIXe siècle, auraient atterris Avenue Rachel. Aussi, on ne s’étonnera pas de voir un assez grand nombre de petites personnalités liées à la Butte. Enfin, s’il ne peut évidemment pas être comparé au cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois, la présence d’un très grand nombre de membres de la diaspora culturelle russe et ukrainienne est à noter, particulièrement autour des divisions 24 et 25.


Les célébrités : les incontournables…


- Léon BAKST (25ème division)
- André BARSACQ (25ème division)
- Lucien et Jean BOYER (2ème division)
- André BRETON (31ème division)
- Gaston CALMETTE (15ème division)
- Blanche CAVELLI (31ème division)
- Blaise CENDRARS (7ème division)
- Fédor CHALIAPINE (cénotaphe dans la 25ème division)
- Joseph DARNAND (32ème division)
- Alain KRIVINE (4ème division)
- Benjamin PERET (31ème division)
- Charles-Louis POTHIER (31ème division)
- Marcel et Hélène ROCHAS (8ème division)
- Marion SARRAUT (6ème division)
- Ray VENTURA (32ème division)
- Paul VERLAINE (11ème division)
- Edouard VUILLARD (26ème division)


Ils furent inhumés ici, mais leur tombe a été reprise


- C’est dans la 31ème division de ce cimetière que reposait la demi-mondaine Cora PEARL (Emma Elizabeth Crouch : 1835-1886). Considérablement enrichie durant sa carrière de courtisane mondaine, elle séduisit la plus haute aristocratie du Second Empire, notamment le prince Napoléon et le duc de Morny (c’est pour elle que fut créé le terme de « grande horizontale ». On la surnommait également « le plat du jour » !). Sa carrière déclina après la chute de l’Empire, et elle mourut oubliée et dans la gène, non sans avoir fait paraître ses Mémoires. On cherchera en vain sa tombe, qui a été reprise.

- Auguste Villiers de l’Isle-Adam fut inhumé dans ce cimetière avant d’être transféré au Père-Lachaise. Idem pour Raimu avant son transfert à Toulon.

- Le ministre Roger DUCHET (1904-1981) fut inhumé ici avant son transfert à Milly-Lamartine (71).

- L’auteur dramatique Raoul RALPH (comte Raoul d’Audiffret : 1861-1911) avait été inhumé en ce cimetière, mais il fut transféré en 1981 à Saint-Raphaël (83).

- le constructeur de motos, puis d’automobiles Michel WERNER (1859-1905) repose dans un caveau provisoire de ce cimetière de sa mort (août 1905) jusqu’au mois d’octobre. J’ignore ce qu’il advint de ses restes par la suite.

- La comédienne Emilienne DUX (Fanny Deux : 1874-1950), sociétaire de la Comédie française, qui joua au théâtre et au cinéma, et qui fut la mère du du chansonnier revuiste Paul Colline et du comédien Pierre Dux, fut inhumé dans ce cimetière mais sa tombe fut reprise en 1997.

- le danseur et chorégraphe italien Gaetano SARACCO (1856-1922) fut inhumé dans la 25ème division, mais sa tombe fut reprise en 1983.

- La romancière Jeanne MARAIS (Lucienne Marfaing : 1888-1919), dont la tombe, dans la 2ème division, fut reprise en 1981.

- L’officier croate Geza MATTACHICH (1867-1923), qui eut une liaison avec Louise de Belgique, fille de Léopold II roi des Belges, fut inhumé dans la 25ème division de ce cimetière mais ses restes furent conduits à l’ossuaire dès 1930.

- L’activiste sociale, femme de lettres, éditrice, activiste culturelle et sociale et bienfaitrice russe Varvara UEXKÜLL von GYLLENBAND (1850-1928) fut inhumée dans la 25ème division mais sa tombe fut reprise en 1983.

- Le peintre Charles WALCH (1896-1948) fut inhumé en bordure de l’Avenue des Jardins dans la 31ème division, mais ses restes furent exhumés et transférés en février 2004 au cimetière de Thann (68).

On trouve dans certains sites que le peintre, graveur et lithographe Loÿs DELTEIL (1869-1927), qui fut également un historien d’art, reposerait dans ce cimetière, mais la Conservation ne possède aucune trace de son inhumation.


Les tombes qui posent problème !!!


Si un(e) fouineur (se) de l’extrême à une explication, je suis preneur....

- Anna de BELOCCA (Anna de Bellockh : 1852-1919) : chanteuse contralto russe, elle se produisit dans diverses villes d’Europe, puis devint membre de la Strakosch Opera Company. Dans les registres, il est indiqué qu’elle fut inhumée le 31 janvier 1919 dans la 2ème division, 3ème ligne et 8ème tombe de l’avenue centrale. Il est précisé « 1ère inhumation » : aucune mention d’exhumation ou de reprise. Une chose est certaine : elle n’y est plus. J’ai vérifié les registres sur les années qui suivent : on ne retrouve pas sa trace.

- Le journaliste et romancier Pierre-Louis ENAULT (1824-1900), qui fut également traducteur. Avec lui repose son épouse, la peintre Alix-Louise ENAULT (Alix Bardin : 1846-1909). Ils sont indiqués sur les registres 16ème division, 1ère ligne, 9ème tombe de l’avenue circulaire. Problème similaire à celui de Petit : cette division ne donne pas sur cette avenue mais sur l’avenue du Nord. Là encore, aucune mention de reprise ou d’exhumation sur les registres.

- La peintre Gabrielle DEBILLEMONT-CHARDON (1860-1957), qui fut portraitiste et miniaturiste. Indiquée dans les registres dans la 30ème division, 1ère ligne et 1ère tombe. Simple donc : une tombe d’angle de division ! Sauf que l’on ne trouve rien, alors qu’il n’y a aucune mention d’exhumation. Son numéro de concession est indiqué dans le registre : 43 PA 1932. Effectivement, pour avoir longer la bordure à l’avant et à l’arrière des tombes, elles ont bien été loties en 1932.

- La peintre de fleurs Jeanne AMEN (1861-1923). Indiquée dans la 32ème division, 17ème ligne, tombe 67. Certes, il y a eu pas mal de reprises dans cette division donc on peut s’attendre à ce qu’une tombe de 1923 ait été reprise. Outre le fait qu’il n’y a aucune mention d’exhumation sur le registre, la ligne ne possède pas 67 tombes !


… mais aussi


J’ai fait le choix de présenter le cimetière par divisions. A l’intérieur de chacune sont présentés, à la manière des autres articles, les tombeaux notables, puis les célébrités bénéficiant d’une aura moins large. Vous pouvez dès lors arpenter l’article en visiteur patient. Pour les plus pressés, un coup de [ctrl+F] vous permettra de vous rendre au plus vite vers la personnalité visée.


1ère division


A l’entrée du cimetière, la 1ère division se caractérise par la présence de quelques belles chapelles souvent ornées.
Une curiosité parmi elles : celle des Lannes de Montebello, où sont indiqués plusieurs membres de la famille (Lannes de Montebello, Périer, Roydeville) qui sont tous également indiqués dans une chapelle de la 27ème division du Père Lachaise.

-  Emilienne d’ALENÇON (Emilie André : 1870-1945) : courtisane, elle fit partie, avec Liane de Pougy et Caroline Otero, des Trois Grandes de la Belle Epoque. Elle joua dans de nombreuses revues aux Folies Bergère, à la Scala ou au Variétés. Elle défraya la chronique par ses liaisons, tant avec les hommes (Jacques d’Uzes, Léopold II) qu’avec les femmes (Renée Vivien).
Elle repose dans la chapelle Normand, qui contient de nombreuses photos d’elle.

- La comédienne Wanda de BONCZA (Marie-Emilie Ruhkowska : 1872- 1902), sociétaire de la Comédie française, qui mourut prématurément de maladie.

- Jane MARGYL (Jeanne Clémence Floriet : 1874-1907) : Cette mezzo-soprano du début du XXe siècle ne laisse pas un souvenir impérissable. On sait qu’elle débuta dans Dalila en 1905. Sa tombe, sur la droite à l’entrée, attire le regard : le groupe en marbre qui la surmonte est de François-léon Sicard, auquel on doit de nombreuses statues dans Paris. Un lecteur du site apporte les informations complémentaires suivantes :

Bonjour, j’ai découvert au hasard d’une recherche sur Google votre site ou l’on parle de qq’1 de ma famille : Jane Margyl enterrée aux Batignolles. Je suis étonnée de voir que l’on parle de sa tombe sur de nombreux sites, qu’on la voit en photo sur le net etc... Même si je savais qu’on la cite plusieurs fois sur le site français de la culture ayant été une grande cantatrice. Elle a d’ailleurs sont buste à l’opéra de paris.

C’est pourquoi je tenais à vous préciser qq détails afin de mettre à jour si vous le désirez votre page web qui lui est dédiée. Elle est morte jeune en pleine gloire d’une crise d’appendicite. Son cercueil (cercueil blindée car elle souhaitait être enterrée avec ses partitions, sa musique lui appartenant) a été ramené à Paris pour qu’elle y soit enterrée dans un des caveaux familiaux. François Sicard a effectivement sculpté le « groupe de marbre » qui orne désormais le caveau. C’est ma grand mère, sa soeur qui a posée pour la sculpture. La sculpture est d’un seul bloc et représente la musique qui pleure sur la tombe. Ma grand mère également décédée y est également enterrée. Jane Margyl était un pseudonyme, pas très loin de son véritable nom d’ailleurs.

Il y a bien longtemps que je ne m’y suis rendu pour m’y recueillir, chose que je vais réparer très bientôt.

Merci. Walter.

- Le député Alfred MUTEAU (1850-1916) : commissaire de la Marine, il publia de nombreux livres et articles de presse. Il fut député de la Côte-d’Or de 1898 à 1914, inscrit au groupe de la Gauche démocratique.

- Claude NOLLIER (Yvette Nollier : 1919-2009). comédienne de théâtre, elle fut pensionnaire de la Comédie-Française de 1946 à 1951. Elle entama une modeste carrière au cinéma dans les années 1940 et travailla notamment avec André Cayatte, John Huston, Sacha Guitry et Julien Duvivier. Elle est surtout connue pour avoir interprété à maintes reprises le rôle de Jeanne d’Arc à l’Opéra de Paris, dans Jeanne au bûcher, de Paul Claudel et Arthur Honegger, dans la mise en scène de Jean Doat. Elle repose dans la chapelle Platet-Dupuy.


2ème division


- Le poète Jacques de BEURVILLE.

- Lucienne BREVAL (Berthe Liserte Schilling : 1869-1935) : D’origine allemande, cette cantatrice débuta à Paris dans L’Africaine de Meyerbeer, puis remporta un grand succès en 1893 pour son incarnation de Brünhilde dans La Walkyrie de Wagner. Elle s’imposa progressivement comme une chanteuse wagnérienne, dont on louait les qualités de tragédienne, mais elle refusa d’apprendre l’allemand et ne se produisit jamais à Bayreuth, ce qui l’empêcha de faire une plus grande carrière internationale. Elle créa également des rôles dans les opéras de Massenet. Sa tombe comporte une reproduction de l’Athéna pensive.

- Marguerite DEVAL (Marguerite Brulfert de Valcourt : 1868-1955) : comédienne et chanteuse d’opérettes, elle débuta en 1884 aux Bouffes-Parisiens puis se produit aux Nouveautés et aux Folies-Dramatiques. Elle apparut dans de nombreuses revues. Elle fonda en 1900 le théâtre des Mathurins qu’elle dirigea jusqu’en 1905. C’est à 64 ans qu’elle entama une carrière cinématographique : cela ne l’empêcha pas de jouer jusqu’en 1951 dans une trentaine de films !

- René DOIRE (1879-1959) : compositeur (auteur de musique instrumentale et vocale), chef d’orchestre et critique d’art, il fut rédacteur en chef du Courrier musical.

- Hélène DUTRIEU (1877-1961) : ancienne championne de cyclisme belge (En 1897 et 1898 elle remporta les championnats du monde de cyclisme sur piste à Ostende, en Belgique, où elle acquit le surnom de « La Flèche Humaine »), elle devint la seconde aviatrice de l’histoire devancée uniquement par l’aviatrice française, la baronne de la Roche, qui avait obtenu son brevet six mois auparavant. Elle remporta dans cette discipline plusieurs prix et fut détentrice de nombreux records. Avec elle repose son époux, Pierre MORTIER (Pierre Mortjé : 1882-1946). Journaliste –il dirigea le Gil Blas-, romancier et auteur dramatique, il fut député radical-socialiste de Seine-et-Marne de 1932 à 1936.

- L’actrice Claire DUHAMEL (Marie-Claire Viraut : 1925-2014), qui joua au théâtre et au cinéma, essentiellement dans les années 50 et 60. Son apparition la plus populaire fut son interprétation de Madame Darbon, la mère de Christine (Claude Jade), dans les films de François Truffaut, Baisers volés et Domicile conjugal.

- Le sculpteur Nane FOURNIER (1911-1936). Sa chapelle est ornée d’une massive porte en bronze.

- André HUGON (1886-1960), qui réalisa un très grand nombre de films entre 1913 et 1952. Il fut également scénariste et producteur. Il fut en particulier l’auteur de films « provençaux » adaptés des œuvres de Jean Aicart. Son œuvre n’est plus guère médiatisée, mais il demeure connu pour avoir réalisé, en 1929, le premier film parlant français, (Les trois masques ).

- Le librettiste André MOUËZY-EON (1880-1967), qui devint célèbre au début du XXe siècle en se lançant dans le vaudeville militaire, genre très prisé à l’époque. Dans les années 1920, il s’orienta vers l’opérette. Il créa plusieurs pièces à grand spectacle, des opérettes et des sketchs avec Albert Willemetz Directeur du théâtre du Châtelet après la Seconde Guerre mondiale, il fut également scénariste et dialoguiste pour le cinéma.

- Le journaliste Julien de NARFON (1863-1919), auteur d’ouvrages religieux.

- Le compositeur Henri ORSAT (1854-1923).

- La peintre tchèque TOYEN (Marie Čermínová : 1902-1980). Sa rencontre en 1922 avec Jindřich Štyrský fut un jalon : elle partagea dès lors son destin artistique. En 1925, ils s’installèrent pour quatre ans à Paris, où ils participèrent la même année à l’exposition « l’Art d’aujourd’hui ». En 1923, elle adhèra au groupe d’avant-garde Devětsil. Ses premières recherches partaient du cubisme. Bien vite, l’artiste exprima, à travers une pâte brute et des textures ravinées, le monde géologique soumis à l’action d’usure des eaux (le Marais, 1928). À partir de 1931, son œuvre se peuple d’objets insolites, flottant dans un espace évocateur de paysages nocturnes ou sous-marins. En 1934, Toyen adhèra au groupe des surréalistes de Tchécoslovaquie. Elle participa à toutes les expositions internationales du surréalisme.

- Le peintre Louis Abel TRUCHET (1857-1918), qui réalisa de nombreuses toiles de la vie parisienne nocturne au tournant du XIXe et XXe siècles, ainsi que des paysages et des scènes de genre, traités dans un style postimpressionniste. Engagé volontaire en 1914, l’armée utilisa ses compétences d’artiste peintre à la Section de camouflage. Il mourut des suites d’une blessure de guerre peu avant la fin des hostilités. Après sa mort, sa veuve reprit les pinceaux de son mari en adoptant son style de peinture... ainsi que sa signature.


4ème division


- Jules CLÈRE (1850-1934), publiciste et secrétaire rédacteur de la chambre des députés, il laissa plusieurs ouvrages biographiques sur les hommes politiques de son temps, en particulier le remarquable Les Hommes de la Commune, toujours bien utile de nos jours.

- Marie FOURNIER (1846-1921), de la Comédie française. Elle repose dans la tombe Charlier.

- L’architecte paysagiste Henry MARTINET (1867-1936), qui fut le fondateur d’Hendaye-Plage. Il travailla dans différents pays, comme la Bulgarie, à la demande du prince Ferdinand 1er où il resta plusieurs années afin d’améliorer les nombreuses propriétés du souverain. Il réalisa de nombreux parcs et jardins de villes françaises, comme à Pau, à Valenciennes, à Biarritz, à Aix-les-Bains, à Hendaye, à Châtellerault... Avec lui repose son fils, Gilles MARTINET (1916-2006), qui fut un des fondateurs du journal Le Nouvel Observateur et du Parti socialiste unifié (PSU) et ambassadeur de France en Italie de 1981 à 1984. Il fut en outre un des premiers députés européens de 1979 à 1981. Sa fille fut l’épouse d’Alain Krivine.

- Les architectes Georges (1878-1950) et Pierre ORIEME (1903-1977).


5ème division


- Jean-Jérôme Auguste DEMKES (1828-1877), qui fut instituteur dans le quartier et qui rédigea plusieurs manuels scolaires. Il fut honoré par son époque pour ses talents de pédagogie.

- L’acteur de vaudeville lyonnais Auguste PARADE (1826-1885).


6ème division


Bien qu’il ne semble pas connu, la chapelle d’Alfred Chrétien (1832-1887) attire l’œil en bordure de division : elle est ornée d’un médaillon en bronze par Jules Franceschi.

Dans cette même division, la tombe du polytechnicien Victor Rosé (1843-1892) est une œuvre d’Hector Guimard.

- Alfred BRUNEAU (1857-1934) : Ce compositeur français, élève de Massenet, est traditionnellement associé à Emile Zola qui devint son ami à partir de 1888. La particularité d’Alfred Bruneau fut d’avoir adapté à l’opéra les théories naturalistes de son ami, et d’avoir ainsi créé une musique « réaliste ». Reste à savoir ce que cela pouvait vouloir signifier en musique : un choix de personnages populaires pour les pièces lyriques, leurs apparitions en costume de ville, et l’emploi de la prose non mesurée et du parlé-chanté furent des choses nouvelles, même si ce mouvement n’eut pas véritablement de suite (en dehors de la Louise de Gustave Charpentier). Il signa plusieurs œuvres à partir de romans ou de livret de Zola : le Rêve, l’Attaque du moulin ou Messidor.

- L’architecte Edouard GONTIER (1843-1897).

- Ehiche (1890-1994) et Eliz (1893-1981) KAVOUKDJIAN-AIVAZIAN, homme et femme de lettres arméniens, reposent sous un monument qui rappelle le style des églises arméniennes.

- Le romancier et dramaturge belge (naturalisé français) Victor KERVANI (Victor Van Isacker : 1831-1888), qui collabora pour l’essentiel à des vaudevilles et à des opérettes.

- Jean LARRIAGA (1945-2016) : monteur, puis assistant réalisateur et scénariste, Jean Larriaga tourna son premier long métrage en 1971. Il travailla ensuite pour la télévision avant d’écrire pour le théâtre et la radio. C’est dans ce tombeau de famille qu’à sa mort, on annonça l’arrivée du journaliste Gilbert LARRIAGA (1926-2019). En août 1944, il filma « pour France libre « Actualités » la libération de Paris et la mythique descente des Champs-Élysées du général de Gaulle ». Au début des années 1950, il rejoignit comme reporter le journal télévisé créé par Pierre Sabbagh ; couvrit notamment le couronnement de la reine Elizabeth II, une trentaine de tour de France ou les événements de Suez de 1956. Il fut réalisateur d’émissions comme Cinq Colonnes à la une et Les Dossiers de l’écran. Son identité n’est pas portée sur la tombe, et la conservation assure ne pas avoir connaissance de son arrivée.

- Lorenzo PAGANS (Llorenç Pagans i Julià : 1838-1883) : Ce musicien et ténor catalan, ami de Richard Wagner, donna des cours de chants et fit les délices des salons parisiens du Second Empire, en particulier ceux de Manet et de Degas, grand amateur de musique, qui le peignit à plusieurs reprises. Le buste qui orne sa tombe est de Ferdinand Leenhoff : ce dernier, beau-frère de Manet, est connu puisque c’est l’un des hommes qui figure sur le Déjeuner sur l’herbe de Manet.

- Le « Sâr » PELADAN (Joséphin Peladan : 1858-1918) : Partisan de l’ésotérisme et fondateur d’un ordre rosicrucien catholique, il se donna le titre de « Sâr », hérité, prétendait-il, d’un ancêtre roi babylonien. Il commanda à Erik Satie une Marche des Rose-Croix. Il voulut rénover le catholicisme en s’appuyant sur l’ésotérisme contenu dans cette religion. Excentrique, il lança des excommunications à tour de bras. Son mérite fut d’avoir suscité un intérêt pour les sciences traditionnelles.

- L’architecte Théo PETIT (1865-1930), qui s’illustra par des immeubles dans le style Art nouveau. Il fut en particulier le concepteur de l’hôtel Majestic de Cannes et de l’hôtel Normandy de Deauville.


7ème division


- Claire BERG (Claire Homberg : +1945), de l’Opéra comique.

- Le peintre Louis-François BILLOTEY (1819-1884) et le statuaire Lorenzo COLOMBO (1856-1885). Ils reposent ensemble sous une tombe sur laquelle figure une petite plaque émaillée représentant une jeune enfant dans son berceau.

- Le cinéaste d’origine roumaine Serge HUSUM (1933-2004), qui fut l’auteur de documentaires de courts-métrages avant de finir chez AB production ! Il fut l’inventeur de l’un des procédés les plus connus du cinéma, le traveling compensé (consistant à combiner un zoom arrière avec un travelling avant ou un zoom avant avec un travelling arrière de telle sorte que le sujet principal reste cadré de la même manière, seul le décor changeant de perspective), dit également « effet Vertigo » puisqu’il fut pour la première fois utilisé dans ce film d’Hitchcock. Il vient d’être rejoint dans la tombe par son épouse, l’écrivaine, poète et essayiste Mioara CREMENE (1923-2014).

- Emile LAMBERJACK (1869-1912) : industriel dans l’automobile, il mourut des suites des coups de feu que son épouse tira contre lui. A cette époque, l’affaire défraya la chronique. Il repose dans la tombe où reposait jadis Blaise Cendrars sans que j’aie pu établir le lien qu’il y avait entre eux.

- Le théologien Jules LOYSON (1829-1902), frère de Hyacinthe Loyson (qui repose au Père Lachaise), qui fut chargé du cours de morale évangélique à la Sorbonne en 1868, puis devint professeur d’éloquence sacrée en 1870. Il laissa plusieurs ouvrages historiques et théologiques.

- Le peintre Louis WATELIN (Louis François Victor Pariès : 1838-1907), dont la notoriété se construisit autour de son œuvre figurative. Il représenta de nombreux paysages mais peignit également fréquemment des vaches et, à de plus rares occasions, des paysages maritimes. Il fut fortement influencé par l’école de Barbizon.


8ème division


- Un fait-divers qui dans le contexte du début du XIXe siècle fit scandale : le 2 juin 1907, alors qu’il revenait d’une procession à la fête-Dieu de Dugny, le jeune Hippolyte Debroise, âgé de 19 ans, fut révolvérisé par un membre de la bande des « Apaches du Bourget ». Une souscription publique fut mise en place pour ériger sa tombe qui se trouve dans cette division, et où son médaillon est bordé par la palme du martyr. Il est à noter qu’un fragment ensanglanté de sa chemise fut inséré dans les fondations de l’église St-Joseph des Epinettes, édifiée en 1910 dans ce même arrondissement.

- Charles BOREUX (1874-1944), qui fut conservateur des Musées nationaux. Attaché au Louvre, il fut un spécialiste des antiquités égyptiennes. Il repose dans le tombeau Peytel.

- Le très oublié couple d’écrivains Robert HALT (Charles Vieu : 1827-1896) et Marie-Robert HALT (Marie Malézieux : 1849-1908), auteur d’ouvrages d’édification pour la jeunesse.

- Sévériano de HEREDIA (1836-1901), né « mulâtre né libre » de Cuba, sans doute cousin du poète José Maria de Heredia, qui devint membre du conseil municipal de Paris, député de la Seine de 1881 à 1889, puis ministre des Travaux publics en 1887. Dans sa chapelle repose également son gendre, Louis LAPICQUE (1866-1952), neurophysiologiste, membre de l’Académie de médecine et de l’Académie des sciences.

- Gaston HIRSCH (1830-1918) : auteur dramatique et librettiste, il travailla avec Emmanuel Chabrier.

-  Félix JUVEN (1862-1947), qui fut un éditeur de revues humoristiques illustrées et un patron de presse, fondateur de la Société d’édition et de publications (SEP). Il fonda en 1894 Le Rire, journal humoristique, puis Fantasio en 1906. Il lança en 1910 le célèbre Miroir, offrant un grand nombre de photographies d’actualité, qui devint en 1920 Le Miroir des sports.

- L’actrice Xavière de LEKA (Xavière Colonna de Leka : 1881-1914), qui se produisit dans les cabarets montmartrois et dans le théâtre de Boulevard. Elle fit également quelques films. Elle mourut prématurément, épuisé par un cancer.

- Le comédien du Palais Royal MONTBARS (Jules KALITOWITSCH : 1847-1882), mort à 38 ans emporté par une fièvre typhoïde. Sa tombe est totalement illisible.

- Le peintre Maurice RENDERS (1877-1951), don l’œuvre représenta la Bretagne.

- Armand de RICQLÈS (1871-1931), qui ne fut pas le créateur de la célèbre entreprise d’alcool de menthe mais qui fut son descendant, et qui la dirigea dans les années 20, participant de son essor international.

- Le cycliste Louis TROUSSELIER (1881-1959), vainqueur de Paris-Roubaix et de Paris-Valenciennes en 1905, il remporta le Tour de France la même année. Il remporta également une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Paris en 1900.

- Le peintre Maurice VEZOUX (1871-1909), natif de la Guadeloupe et élève de Bonnat, mort à 28 ans.

- L’explorateur Charles WIENER (1851-1913), né à Vienne mais installé en France, qui fut professeur de langues (français, allemand, anglais) avant de partir, avec l’aide d’appuis politiques et chargé par le ministère de l’Instruction, pour une mission scientifique. Entre 1875 et 1877, alors qu’il n’avait que 24 ans, il arpenta le Pérou et la Bolivie à la recherche des vestiges des civilisations précolombiennes. A son retour, chargé de plus de 4000 objets et de centaines de dessins, plans et photographies, il publia ces carnets de voyages ( l’ouvrage servit à Hergé à se documenter pour dessiner non seulement Les Sept boules de cristal et le Temple du Soleil, mais aussi l’Oreille cassée. . Il localisa de manière relativement exacte le prestigieux site de Machu Picchu (qui ne fut exploré que 31 ans plus tard). Il mena ensuite une carrière diplomatique pour la France en Amérique du Sud.


9ème division


La tombe du contre-amiral Bouchard (1854-1935), recouverte de mousse, est ornée d’une ancre.

- Emile ANTHOINE (1882-1969) : président du Cercle des sports de France et détenteur de nombreux record mondiaux de marche, il fut également le fondateur de la mythique course sur route Paris-Strasbourg. Il donna son nom à plusieurs salles de sport. Avec lui repose son père Marcel ANTHOINE (1845-1919), « inventeur de l’encaustique à l’essence et du cirage à la cire ». Leur tombe est ornée d’un médaillon en bronze représentant un marcheur.

- Léon BRIENS (1859-1918), qui fut plusieurs fois préfet (Allier de 1903 à 1906, Hérault de 1907 à 1908, Côte-d’Or de 1908 à 1911, Pas-de-Calais de 1911 à 1916).

- Le diplomate Emile DAESCHNER (1863-1928), qui fut ambassadeur de France à aux États-Unis entre 1924 et 1925, puis ambassadeur de France en Turquie de 1926 à 1928.

- André DAHL (Léon Kientz : 1886-1932) : journaliste et homme de lettres, il travailla dans divers journaux dont le Canard enchaîné. Il fonda en 1922 avec Roger Ferréol le Théâtre des Deux Anes. La légende veut que, ne sachant pas comme le baptiser, André Dahl ait dit « pour ne rien trouver, faut-il que nous soyons deux ânes !  ». Sa tombe est ornée d’un bas-relief en bronze.

- L’urologue Jean-Robert DEBRAY (1906-1980), membre de l’Académie des sciences morales et politiques, qui fut également député de la Seine de 1958 à 1962.

- Armand DEPERDUSSIN (1860-1924), qui fut l’un des plus célèbres constructeurs d’avions d’avant la Première Guerre mondiale. Il fonda la firme SPAD (Société de Production des Aéroplanes Deperdussin) sur l’aérodrome de Champagne dont il propriétaire. La firme Deperdussin connut un succès rapide grâce à la conception des appareils monocoques : ses avions remportèrent de nombreux prix. Pourtant, à la mi-août 1913, la SPAD fut mise en faillite à la suite des pratiques frauduleuses de son fondateur ; elle fut alors rachetée par Louis Blériot. Armand Derperdussin mit fin à ses jours. Il repose dans la tombe Servatius sans que rien n’y indique son identité.

- Raymond DEXTREIT (1908-2001) : autodidacte, il fut le créateur de la méthode harmoniste (utilisation de médecines naturelles, végétarisme…) qu’il exposa dans plusieurs ouvrages.

- Élie BERTHET (1818-1891) : romancier et feuilletoniste très populaire en son temps, auteur de Paris avant l’histoire, considéré comme le premier « roman préhistorique » de la littérature. Avec lui repose l’homme de lettres Paul DELAY (Hervé Boivin : dates illisibles).

- François GRAUX (1870-1939), qui fut plusieurs fois préfet (Aisne en 1931, Seine-Maritime de 1935 à 1938, Bouches-du-Rhône de 1938 à sa mort).

- Emile (1860-1945) et Vincent (1862-1947) ISOLA : extraordinaire destin de ces deux frères artistes et visionnaires, mais mauvais gestionnaires, qui ne se quittèrent jamais. Originaire d’Algérie, ils partagèrent tôt une passion pour la prestidigitation. Malgré des débuts difficiles, ils se firent connaître et se rendirent acquéreurs en 1892 du Théâtre des Capucines, une salle de conférences qu’ils rebaptisent Théâtre Isola. Ce fut le début de leur réussite : achat du Parisiana en 1897 (ils abandonnèrent leurs numéros pour devenir producteurs de spectacles). Ils devinrent ensuite propriétaires de l’Olympia en 1898, des Folies-Bergère en 1901, de la Gaîté lyrique en 1903, de l’Opéra-Comique en 1913, du Théâtre Mogador et du Théâtre Sarah Bernhardt en 1926 ! Le Tout-Paris défila dans leurs salles, où ils produisirent les premières revues, les Ballets russes de Serge de Diaghilev, Paulus ou la Loïe Fuller, les opérettes No no Nanette ou L’Auberge du cheval blanc qui furent des succès… Mais leur mauvaise gestion fit qu’ils durent abandonner leurs salles les unes après les autres. Agés, ils durent recréer leur duo de prestidigitation ! Sous l’occupation, ils se virent confier la direction du Théâtre Pigalle, mais moururent peu de temps après oubliés de tous. Ils ne s’étaient pas quittés dans la vie : ils reposent tous deux dans le même tombeau.

- Emile LASSAILLY 1874-1917) : compositeur et chef d’orchestre au théâtre des Variétés, ancien élève d’Offenbach, il connut une grande popularité, composant des opérettes, des valses ou la musique de mélodies en collaboration avec Botrel. On lui doit un morceau qui connut un grand succès dans le contexte revanchard de l’époque : On les aura !. Avec lui repose Le musicographe Louis SCHNEIDER (1861-1935), qui fut critique musical et théâtral pour divers journaux dont La Paix, Le Gaulois ou encore le New York Herald. Leur tombe, très abîmée, est quasiment illisible.

- L’architecte Georges LEGROS (1865-1945).

- Le comédien et chanteur René LESTELLY (René Lelais : 1904-1993).

- Eric LOSFELD (1922-1979) : Cet éditeur français fonda en 1952 les Éditions Arcanes, en référence à Arcane 17 d’André Breton. Il se spécialisa très vite dans la vente par correspondance d’ouvrages érotiques ou pornographiques. Après quelques démêlés avec la justice, il fonda en 1955 les Éditions Le Terrain vague, qui imprimèrent des livres de Benjamin Péret, Marcel Duchamp et Boris Vian, des textes érotiques (notamment son plus grand coup éditorial en 1962 : Emmanuelle), des ouvrages sur le cinéma et de la bande dessinée (en particulier Barbarella de JC Forrest qui fit scandale). Sa dalle funéraire porte l’épitaphe suivante : Tout ce qu’il éditait avait le souffle de la liberté.

- L’hôtelier roumain Henri NEGRESCO (Alexandru Negrescu : 18701920), fondateur de l’Hôtel Negresco à Nice qui mourut ruiné après la guerre [1].

- La peintre Annie RETIVAT (Anne Chouchouron : 1945-2006).

- Le très oublié peintre Louis SOULIÉ (1886-1974), qui fut pourtant Premier Grand Prix de Rome. La statue de femme qui orne sa tombe est de Clotaire Champy. Sur le coté, discret, est gravé le visage du défunt.

- Le peintre paysagiste et portraitiste André STRAUSS (1885-1971).

- Madeleine SUFFEL (1899-1974) : comédienne de théâtre et de cinéma, elle joua beaucoup les rôles de concierge ou de servante.

- L’acrobate étatsunienne CARRIE SWAIN (Caroline Wisler : 1863-1944) [2].

- Le bassoniste de l’Opéra Charles VIALET (1866-1931).


10ème division


- Le peintre William-Albert ABLETT (1877-1937), né à Paris de parents britanniques, ancien élève de Gérôme, qui exposa au Salon des artistes français en 1900 et à Londres en 1902 et 1904. Peintre de genre et de portraits, il illustra les liaisons dangereuses de Laclos.

- Alphonse AULARD (1849-1928) : historie, titulaire de la première chaire d’histoire de la Révolution française à la Sorbonne, à partir de 1885 et jusqu’en 1922, il fut un des premiers historiens de la Révolution à s’appuyer sur des véritables recherches archivistiques, avec un corpus scientifiquement confirmé. Il fut par ailleurs un radical-socialiste et un franc-maçon militant, et cofonda la Ligue des droits de l’homme. Il fut un déçu du tour bourgeois que prit la République dans les années 1880.

- Le violoniste Dany BRUNSCHWIG (1885-1961), sous une tombe désormais totalement illisible.

- Pierre DREYFUS (1907-1994) : PDG de Renault entre 1955 et 1975, dans le contexte favorable des Trente glorieuses et du « tout automobile », il sut également anticiper la demande et contribua aux succès de la fameuse 4L ou encore de la R5. Socialiste, il chercha toujours à concilier les intérêts de l’entreprise et le progrès social des ouvriers, même si des tensions existèrent, en particulier après 1968. Il devint, entre 1981 et 1982, ministre de l’Industrie du gouvernement Mauroy.

- Marguerite DURAND (1864-1936) : issue de la bourgeoisie, elle abandonna une carrière de comédienne pour épouser un jeune député boulangiste : elle fit alors ses premières armes de journaliste à la Presse, que dirigeait son mari. Entré au Figaro en 1891, elle découvrit le mouvement féministe en 1896 et s’enthousiasma pour ses idéaux : elle fonda en 1897 la Fronde, entièrement rédigée jusqu’en 1905 par des femmes (Marcelle Tynaire, Séverine...) et les campagnes menées par son journal obtinrent quelques beaux succès (possibilité d’être admise à l’Ecole des Beaux-Arts, d’assister aux débats parlementaires, de recevoir la Légion d’Honneur, d’accéder au Barreau...).

Elle créa par la suite plusieurs revues, des syndicats, organisa des candidatures féminines aux élections législatives et municipales au sein du parti républicain-socialiste. Elle eut toujours le souci de collecter et de conserver documents et archives relatifs au féminisme : elle fit don de ce fond à la ville de Paris en 1931, qui ouvrit la bibliothèque féministe qui porte son nom (qui se trouve aujourd’hui dans le 13ème arrondissement).

Amoureuse des animaux, excentriques pour son temps, elle se promenait dans les jardins de Monceau avec sa lionne qu’elle avait baptisée Tigre. Tout naturellement, cette militante née s’empara de la cause animale et fut l’instigatrice de l’ouverture du cimetière des chiens à Asnières.

- Alexandre BERTHA de FELSO-EORI (Bertha Sándor : 1843-1912) : inconnu en France, ce compositeur hongrois aurait été un élève de Liszt.

- Le compositeur et chef d’orchestre Georges MARTY (1860-1908). Ancien élève de Franck et de Massenet, il obtint le Prix de Rome en 1882 pour sa cantate Edith. Quand les concerts de l’Opéra de Paris furent créés, il y dirigea des œuvres orchestrales modernes. Il devint par la suite le professeur de la classe ensemble vocal au Conservatoire de Paris en 1892, puis chef de chant à l’Opéra en 1893.

- Le comédien Henry MAYER (1857-1941).

- Le photographe Pierre PETIT (1831-1909), qui apprit la technique photographique avec Eugène Disdéri. En 1859, il entama un ambitieux projet de Galerie des hommes du jour, composée de portraits accompagnés de notices biographiques de personnalités au centre de l’actualité des spectacles, de la culture et de la vie politique [3]. Photographe officiel de l’Exposition universelle de 1867 à Paris, où il réalisa 12 000 clichés, il contribua au siège de Paris et à la Commune par son témoignage photographique en prenant de très nombreux clichés. De 1871 à 1884, il fut chargé par l’État de suivre les travaux de construction de la statue de la Liberté dans l’atelier parisien d’Auguste Bartholdi avant son expédition pour New York. Il photographia la tête de la statue exposée à l’Exposition universelle de 1878 à Paris, puis les étapes de la construction de la Tour Eiffel. Témoin de son époque, il nous légua ainsi un patrimoine iconographique des plus précieux. Dans les registres, on l’indique inhumé le 18 février 1909 dans la 10ème division, 1ère ligne, 4ème tombe de l’avenue circulaire. Le problème est que cette division ne donne pas sur cette avenue mais sur l’avenue du Nord ! Par précaution, j’ai ausculté la bordure de la 10ème division, ainsi que celle de l’avenue circulaire (une erreur des registres est toujours possible) : je n’ai rien trouvé. Ajoutons qu’il n’y a aucune mention de reprise ou d’exhumation sur les registres. Eric Meunier a retrouvé la photo de sa tombe qu’il avait prise naguère, et que j’ajoute, mais je ne suis pas du tout certain qu’elle soit encore là.

- Paul PUGLIESI-CONTI (1861-1933) : avocat de formation, ce républicain nationaliste fut député de la Seine de 1902 à 1919.

- Jean THEODORIDÈS (1926-1999) : chercheur au CNRS, il fut un des plus éminents historiens de la parasitologie et de la microbiologie. Il repose dans le même tombeau que l’ophtalmologue Basile SCRINI (1869-1931).


11ème division


- Trois générations d’architectes : Charles Louis Gustave (1803-1870), Jean-Marie Gustave (1827-1896) et André (1869-1940) ECK.

- Le sculpteur Henri Léon GRÉBER (1854-1941), inhumé sous une pleureuse de son œuvre (sa tombe est quasiment illisible). Il travailla notamment dans le domaine funéraire : on lui doit plusieurs monuments aux morts et le monument Crozatier au cimetière de la Chartreuse de Bordeaux. Il travailla également à la cathédrale de Beauvais. [voir aussi : les Gréber, une famille de céramistes].

- Le peintre orientaliste Pierre-Victor HUGUET (1835-1902), qui exposa aux salons de Paris et de Marseille. Au fil du temps son œuvre devient de plus en plus impressionniste avec une palette de couleurs plus lumineuse et plus riche.

- Le joueur de billard Jean MARTY (1925-2015), qui fut 4 fois Champion du monde et 6 fois Champion d’Europe entre 1966 et 1969.

- Gaston MODOT (1887-1970) : comédien à l’incroyable filmographie (entre 1909 et 1962) qui tourna avec les plus grands réalisateurs.

- Le dramaturge Alexandre PARODI (1840-1901), d’origine grecque mais naturalisé français. Si ses pièces ne sont plus guère lues, il donna son nom à une rue de Paris. Il fut le père du philosophe Dominique Parodi, et le grand-père des deux Compagnons de la Libération Alexandre et René Parodi.

- Le peintre portraitiste Edouard ROSSET-GRANGER (1853-1934), élève de Cabanel, Dubufe et Mazerolle, qui fut également un peintre de genre et illustrateur pour la presse et l’édition. Il participa en outre à la décoration d’édifices publics, tels l’Hôtel de Ville de Saint-Mandé ou encore la Salle dorée du restaurant Le Train bleu de la Gare de Lyon à Paris.


12ème division


- Le peintre Emile CABRIT (1858-1891).

- Louis CHALON (1862-1915) : après avoir étudié la peinture auprès de Jules Lefebre et de Boulanger, Louis Chalon débuta sa carrière en tant qu’illustrateur. En 1898, il créa une série d’illustrations en trompe-l’œil pour de la porcelaine. En 1900, il devint connu pour ses dessins dans les journaux comme Le Figaro illustré, L’Illustration ou La Vie parisienne. Parallèlement, il poursuivit son activité sur le design et créa de nombreux objets d’intérieur (lampes, encriers, vases, horloges, meubles), où il reprit le thème populaire de la femme-fleur. Il participa à l’Exposition universelle de Paris de 1900.

- Adolphe DANHAUSER (1835-1896) : musicien, pédagogue, théoricien de la musique et compositeur français, il fut l’élève de Bazin, Halévy et Reber et obtint un premier Second Prix de Rome. Professeur de solfège au Conservatoire, il y rédigea en 1872 une Théorie de la musique qui fait toujours autorité aujourd’hui. On lui doit quelques œuvres dont un opéra, Maures et Castillans.

- Wladimir GUETTÉE (René François Guettée : 1816-1892) : prêtre catholique, ses opinons gallicanes et anti-ultramontaines dans le contexte de l’affirmation autoritaire du pouvoir de la papauté le firent progressivement évoluer vers l’orthodoxie, à laquelle il se convertit. Il fut l’auteur d’une Histoire de l’Eglise en plusieurs tomes.

- Paul d’IVOI (Paul-Charles Deleutre : 1856-1915) : journaliste à plusieurs journaux et revues (dont le Figaro et le Petit Journal), il entama une carrière d’écrivain, d’abord en rédigeant des pièces de boulevard, puis des romans feuilletons. Il acquit la notoriété grâce à ses 21 volumes des Voyages excentriques, et son œuvre la plus célèbre, Les Cinq sous de Lavarède. Son identité est quasiment illisible (sa tombe est en bordure de division, face à la 5ème : ne suivez pas le plan offert par le cimetière qui le localise n’importe comment).

- L’architecte Gabriel JOLIVEAU (1859-1917).

- L’homme de lettres Jean-Baptiste LAU (1846-1900). Sa tombe n’est plus qu’une ruine dont le nom se devine plus qu’il ne se voit.

- Le musicologue Armand MACHABEY (1886-1966), ancien élève de Vincent d’Indy à la Schola Cantorum, spécialiste de la musique médiévale, qui fut l’auteur de plusieurs ouvrages dont des biographies de compositeurs. Avec lui repose son épouse, la compositrice et pédagogue Emilienne MACHABEY-GANEVAL (1886-1968).

- L’architecte art-nouveau Octave RAQUIN (1837-1897).

- Le poète et romancier Charles VALOIS 1820-1899), dont la tombe est ornée d’un beau médaillon en bronze d’Auguste Fannière.

- Fernand XAU (1852-1899) : ancien imprésario de Buffalo Bill lors de la tournée française du Buffalo Bill’s Wild West Show, il lança en 1892 le Journal, « journal littéraire d’un sou » destiné aux petits commerçants, aux instituteurs, aux ouvriers et aux employés. Ce périodique parut jusqu’en 1944. Il devint également propriétaire du Gil Blas. Son nom est quasiment illisible sur sa tombe en mauvais état.


13ème division


-  L’escrimeur Gaston ALIBERT (1878-1917), qui fut capitaine de l’équipe de France d’épée pendant dix ans, et le premier champion olympique français dans cette discipline en 1908. Il contracta la tuberculose au front lors de la Première Guerre mondiale et en mourut. Sa veuve, la comédienne Made SIAMÉ (Madeleine Marguerite Herth : 1885-1974), qui tourna au cinéma des années 30 aux années 60, le rejoignit 57 ans plus tard ! Retenez bien la configuration de la tombe, car elle est d’ordinaire totalement ensevelie sous la mousse ! J’ai mis un temps fou à rétablir les identités sans abimer la tombe !

- L’architecte Eugène BOUILLOT (1849-1893).

- Le sculpteur Ernest Aquilas CHRISTOPHE (1827-1892), qui fut l’ami de Baudelaire. Ancien élève de Rude, il ne négligea pas le funéraire puisqu’il cosigna avec ce dernier le fameux gisant de Cavaignac à Montmartre. On lui doit également le tombeau d’Eugène Despoix à Montparnasse, sans oublier la saisissante reproduction de sa Douleur qui orne sa tombe.

- Le sculpteur René FACHE (1816-1891), auteur de nombreux bustes, qui enseigna à l’Académie de Valenciennes. C’est également dans ce tombeau que sont inhumées les « demoiselles Gindre » de Douai : Caroline et Isabelle. Tantes adoptives de Georges Izambard, c’est chez elles, au 29 rue de l’Abbaye-des-Prés à Douai, que ce jeune professeur de rhétorique logea Arthur Rimbaud après l’avoir fait libérer de la prison de Mazas. Rimbaud y séjournera au cours du mois de septembre 1870 puis, une seconde fois au mois d’octobre à la suite d’une nouvelle fugue. Arthur profita de ces séjours chez les demoiselles Gindre pour recopier tous ses poèmes qui composeront le recueil souvent appelé Les cahiers de Douai. Les liens unissant tous ces individus sont subtils : René Fache était le mari de Rose-Marie Gindre tandis que Georges Izambard avait épousé en première noce leur fille, Jeanne Fache-Izambard, inhumée dans ce tombeau (Izambard repose quant à lui au nouveau cimetière de Boulogne-Billancourt, avec Henriette Gindre, la dernière « tante », soeur de Caroline et Isabelle). Leur tombe, en assez mauvais état, est surmontée d’une sculpture représentant René Fache en train de travailler ainsi qu’un médaillon en bronze. L’ensemble est du à Corneille Theunissen et Léon Fagel, ses anciens élèves.

- L’auteur dramatique André GODFERNAUX (1864-1906), qui travailla en collaboration avec Tristan Bernard.

- La chanteuse lyrique Laurence GLOREY (Laurentine Guyot : 1922-2013).

- HENRI-ROBERT (Robert Henri : 1863-1936) : ténor du barreau et historien, il fut élu membre de l’Académie française en 1923.

- Le flûtiste Robert HÉRICHÉ (1906-1991), qui composa pour cet instrument.

- Le peintre Alfred LAMOTTE (1845-1893).

- Henry LEAUTÉ (1847-1916) : Ingénieur et mathématicien français, ses travaux concernèrent la mécanique appliquée : transmissions à distance et régulation du mouvement des machines. Il fut condamné à mort par la Commune pour avoir décliné la direction d’un service public, mais réussit à fuir à Toulouse. Avec lui repose son fils, André LEAUTÉ (1882-1966), qui occupa la chaire de physique de Polytechnique de 1936 à 1952. Il perfectionna différents appareils électroniques (radiographie, microscopes, instruments de navigation). Tous deux étaient membres de l’Académie des Sciences. Dans ce caveau repose également le fils d’André, l’avocat Jacques LEAUTÉ (1916-1994), ancien directeur de l’Institut de criminologie de Paris, qui participa à plusieurs affaires judiciaires célèbres (le jugement de Patrick Henry, ou encore l’affaire Villemin dans laquelle il était l’avocat des grands-parents du petit Gregory).

- SAINT-GRANIER (Jean de Granier de Cassagnac : 1890-1976) : il fut un artiste polyvalent, à la fois comédien au cinéma dans les années 20 et 30, compositeur, interprète et artiste de revues... Il n’est pas totalement oublié pour avoir été l’auteur de la chanson Ramona.

- L’architecte René SERGENT (1865-1927), qui mena de nombreux travaux de construction ou de restauration pour une riche clientèle aristocratique et bourgeoise. Son succès lui vint de sa capacité à intégrer le confort moderne dans des bâtiments de proportions et de style classiques. On lui doit donc de nombreux hôtels particuliers (dont celui de Moïse de Camondo, devenu depuis le musée Nissim de Camondo), des hôtels luxueux (Trianon-Palace à Versailles, le Savoy et le Claridge à Londres…) et des palais en Argentine.


14ème division


Dans cette division repose Suzanne Psichari, la fille d’Anatole France et l’épouse divorcée de Michel Psichari. Elle mourut de la grippe espagnole.

- Le soliste de balalaïka renommé Ter ABRAMOFF (1888-1977), au style très personnel et au vibrato démesuré, qui joua sur les plus grandes scènes internationales, dont un concert exceptionnel à la Maison Blanche devant J.F. Kennedy.

- L’architecte Pol GOSSET (1881-1953), issu d’une illustre famille d’architectes rémois, lui-même architecte à Reims.


15ème division


Placé sous le périphérique, la 15ème division est celle qui est la plus en souffrance : les tombes sont toutes camouflées par une patine de pollution. Par les jours maussades, cette partie du cimetière est fantomatique.


16ème division


- Léon DIERX (1838-1912) : natif de la Réunion, il y vécut jusqu’en 1860, année de son installation en métropole. Côtoyant son compatriote Lecomte de l’Isle, il adhéra en 1864 au cercle des poètes parnassiens qui se réunissent autour de Catulle Mendès, avec Sully Prudhomme, Villiers de l’Isle Adam, José-Maria de Hérédia… Il fut élu prince des poètes à la mort de Stéphane Mallarmé en 1898.

- Le peintre d’origine russe Serge IVANOFF (1893-1983) qui se réfugia en France pour fuir le régime bolchévique. Il voyagea beaucoup (notamment pour L’illustration pour laquelle il travailla) et parvint à s’établir une solide réputation de portraitiste, en particulier pour la diaspora russe en exil.

- L’écrivain Georges NORMANDY (Georges Segault : 1882-1946), qui fut le légataire testamentaire de Jean Lorrain, sur lequel il rédigea plusieurs ouvrages.


17ème division


- Les artistes de variétés « Sylvia et Marco » (Georges (1917-1996) et Arlette (1912-2009) Carafoulis).

-  Léo CHAULIAC (1913-1977) : pianiste de jazz dans les années 1930, il fut le pianiste accompagnateur de Charles Trenet de 1941 à 1943 pour lequel il composa de nombreuses chansons populaires (dont La Romance de Paris, La mer, Douce France et Que reste-t-il de nos amours ?). Il côtoya et joua avec les plus grands musiciens de l’époque. Un temps chef de l’orchestre du célèbre restaurant Le Maxim’s, il fut le compagnon pour quelques disques d’André Claveau ou Jacqueline Danno. Mais c’est surtout avec Jean-Claude Pascal qu’il tissa un long parcours musical dans les années 1960, orchestrateur entre autres de Nous les amoureux, Prix de l’Eurovision en 1961. Il fut aussi l’auteur de quelques disques instrumentaux dont l’un consacré à la musique des Beatles. Il a aussi enseigné le piano à Claude Bolling.

- Jacqueline GAUTHIER (1921-1982) : comédienne de théâtre (elle tourna peu pour le cinéma), elle se donna la mort.

- L’architecte Louis HOCHEREAU (1826-1905). En tant que conservateur au service du Plan de Paris, il a été un des collaborateurs d’Alphand.

- Jean L’HERMINIER (1902-1953) : officier demeuré au sein de la Marine de Vichy après l’armistice, il parvint à maintenir le sous-marin Casabianca en état de prendre la mer, en dépit des restrictions sur le carburant et les pièces détachées. Lors du sabordage de la flotte à Toulon, il fit défection et rejoignit Alger, alors revenu dans le camp allié. Le Casabianca participa a plusieurs opérations de contrebande d’armes en faveur des maquis et de débarquements de forces spéciales. Il participa également à la libération de la Corse en 1943.


20ème division


Cette division se trouve également mal placée sous le périphérique. Parmi les tombes encrassées, un buste se remarque : celui de Félicie Berchère (1829-1905), épouse du sculpteur Charles Cordier. On peut penser que c’est ce dernier qui le réalisa.

- Conrad WEPLER (1785-1835) : ancien soldat de la Grande Armée, marchand de vin et traiteur, il fonda en 1819 aux Batignolles un restaurant qui déménagea à deux reprises avant de s’installer définitivement sur la place de Clichy et devenir l’une des plus célèbres brasseries parisiennes. Dans les années 1950, une partie de la brasserie Wepler fut rachetée par la firme cinématographique Pathé, les salles de cinéma étant inaugurées en 1956 sous le nom de Pathé-Wepler. Le cimetière ayant ouvert en 1833, elle est l’une des plus vieilles tombes encore à sa place.


21ème division


- Pierre BILLOTEY (1886-1932) : romancier, il écrivit des ouvrages où l’humour provient des situations exceptionnelles dans lesquelles il place des personnages parfaitement ordinaires. Il collabora au Crapouillot.

- Odette DULAC (Jeanne Latrilhe : 1865-1939) : chanteuse très en vogue à la Belle Époque, elle fut une artiste éclectique, tour à tour chanteuse d’opérette, chansonnière, peintre et sculptrice, conférencière et femme de lettres. Elle fut considérée par ses contemporains comme une des meilleures diseuses de son époque. Les chansons humoristiques et à sous-entendus grivois, dont elle fit sa

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O. Dulac par Capiello.

spécialité, lui conférèrent une certaine renommée dans les théâtres parisiens et les cabarets de la Butte Montmartre (elle fut la vedette du cabaret la Boite à Fursy). Féministe engagée, elle milita activement pour le droit de vote des femmes, la création de crèches et de maternités, le développement de la puériculture et des pratiques d’hygiène. À partir de 1917, elle écrivit de manière régulière, chroniques, billets d’humeur, contes et nouvelles, qui furent publiés dans différents journaux.

- L’acteur et artiste de music hall MORICEY (Alphonse Jules Poussin : 1875-1914).

- Le comptable Edouard SALUSTRO (1929-2013), qui fonda en 1964 un cabinet d’Expertise comptable qui devint plus tard le cabinet Salustro-Reydel, un des seuls à faire front aux « big » anglo-saxons.


22ème division


- La comédienne Simone GENEVOIS (1912-1995), qui accomplit la plus grande partie de sa carrière au cinéma pendant la période du muet. Son rôle le plus célèbre, fut celui de Jeanne d’Arc dans La Merveilleuse Vie de Jeanne d’Arc, fille de Lorraine de Marco de Gastyne.

- Jean RAYMOND-LAURENT (1890-1969) : démocrate chrétien, cofondateur du Parti démocrate populaire (PDP) dont il fut le secrétaire général (1924-1940), il fut député de la Loire de 1938 à 1940. Il participa à la fondation du Mouvement républicain populaire (MRP) en 1944, dut député de la Manche sous les couleurs de ce parti, de 1945 à 1958, et participa au Gouvernement en tant que secrétaire d’État aux forces armées d’octobre 1949 à juillet 1950.


23ème division


Encore une division à cheval sous le périphérique et ses désagréments. Le paradoxe est que le lieu n’attirant personne, il y a peu de reprises, et les tombes anciennes sont ainsi conservées ! Malgré tout, on ira y voir la belle pleureuse allongée en bronze sur la tombe de Pauline Gin (1863-1912). Elle est l’œuvre de François Cogné.

- Le peintre espagnol Antonio GISBERT (1834-1901), qui se forma à Madrid et qui fit le premier directeur du musée du Prado en 1868, jusqu’en 1873, où il partit à Paris. Il privilégia la peinture historique, son œuvre illustrant la période de transition entre le romantisme et le réalisme.

- Louis de GONZAGUE-FRICK (1883-1958), qui fut un poète et critique littéraire proche des mouvements d’avant-garde du XXe siècle. Ami d’Apollinaire et de Desnos, Il s’intéressa au surréalisme et laissa plusieurs ouvrages. Il fonda, par jeu, un mouvement, le Lunanisme et son école poétique du Lunain.

- La comédienne de théâtre Marthe HERLIN-BESSON (Renée Besson : 1907-1993) : ancienne élève de Dullin, elle intégra l’équipe de l’Athénée et devint l’une des plus proches collaboratrices de Louis Jouvet, dont elle administra les archives après la mort.

- Le peintre Georges-Louis HYON (1840-1913), qui se spécialisa dans les scènes militaires et fut illustrateur pour plusieurs journaux.

- Le comédien Jacques MEYRAN (Jacques Moundlic : 1912-1989), qui fit quelques films dans les années 40 et 50, mais qui se fit surtout connaître comme humoriste dans les cabarets.

- L’auteur dramatique Pol MOREAU, auteur de vaudevilles.

- La comédienne Lina MUNTE (Caroline Mundt : 1854-1909), qui fut le première Salomé (de Wilde), au Théâtre de l’Œuvre à Paris le 11 février 1896. Elle se produisit à l’Ambigu et au Gymnase, et connut un grand succès lors de ses tournées à l’étranger. Avec elle repose sa jeune sœur, Suzanne MUNTE (1867-1938), qui fut également comédienne de théâtre et de cinéma au temps du muet. Totalement oubliées de nos jours, on a du mal à s’imaginer l’immense succès qu’elles connurent toutes les deux à leur époque !


24ème division


- Georges BAKHMETEFF (+1928), qui fut de 1911 à 1917 le dernier ambassadeur du tsar de Russie aux Etats-Unis. Il repose avec son épouse sous une double tombe entourée d’une grille sous laquelle s’entrevoit une crypte. Placée sous le périphérique, souillée par la pollution, cette tombe prend, par mauvais temps, un aspect tout à fait fantasmagorique.

- Le baryton-basse Hippolyte BELHOMME (1854-1923), de l’Opéra Comique. Il fut l’un des premiers artistes lyriques dont on ai des enregistrements de qualité.

- Marius BORGEAUD (1861-1924) : peintre suisse, il débuta la peinture tardivement alors qu’il était âgé d’une quarantaine d’années. Influencé par l’impressionnisme, son oeuvre est composée d’environ 300 toiles réalisées en vingt ans et représentant pour la plupart des intérieurs tels que des chambres ou les scènes de rue. La Bretagne est souvent le cadre de ses tableaux qui contiennent une multitude de détails.

- L’architecte Jean-Henri BOUCHER (1879-1935), auteur d’immeubles d’habitation à Paris et dans sa proche banlieue dans les années 1910 à 1930. Il a érigé des immeubles le plus souvent de grande envergure, dans un style post-haussmannien qui emprunte à l’Art nouveau et à l’Art déco, propres à son temps.

- L’avocat et homme de lettres Pierre BRION (1860-1940). Sa tombe est recouverte d’une patine de pollution la rendant à peine lisible.

- Victor DALBIEZ (1876-1954) : maire de Perpignan de 1929 à 1935, député puis sénateur des Pyrénées-Orientales, il fut ministre des régions libérées entre 1924 et 1925 ; tâche difficile au moment où se posait avec acuité la question des dommages de guerre et des réparations en nature.

- Huguette DUFLOS (Hermance Joséphine Meurs : 1887-1982) : Etonnante actrice qui, sociétaire de la Comédie française dans les années 20, tourna de 1919 à...1962, joua avec les plus grands de son époque (Lherbier, Duvivier, Dréville...), et qui laisse si peu de souvenirs dans la mémoire collective ! Il est vrai que si elle eut des rôles importants (l’Homme à l’hispano, le Mystère de la chambre jaune), l’emphase de sa diction, dû a son passé théâtral, correspondit-il moins aux exigences du parlant : elle fit partie de ce grand nombre de comédiennes qui ne surent pas amorcer le passage au cinéma parlant.

- Le chanteur et comédien Henri FABERT (Henri Fabre : 1879-1941).

- Constantin GORTCHAKOV (1841-1926), qui fut vice-gouverneur de Kiev, Stallmeister (écuyer de la Cour) et conseiller secret. Après la Révolution d’Octobre, il perdit tous ses biens et émigra en France.

- l’ingénieur aéronautique Jean HUBERT (1885-1927), concepteur de plusieurs avions de record et de l’ « Oiseau Canari », qui réussit peu de temps après sa mort la première traversée Française de l’Atlantique Nord.

- Charles HUMBERT (1866-1927) : député de la Meuse de 1906 à 1908, puis sénateur de 1908 à 1920, il écrivit également de nombreux ouvrages traitant de thèmes militaires.

- Le dramaturge Henri-René LENORMAND (1882-1951), qui fut un des auteurs les plus célèbres de l’Entre-deux-guerres. Ses pièces furent montées par les plus grands metteurs en scène. Il eut la particularité, en pionnier, d’introduire la nouveauté que constituait la psychanalyse dans la littérature. Il repose auprès de son père, le compositeur René LENORMAND (1846-1932).

- Sergueï LYAPUNOV (1859-1924) : pianiste et compositeur russe, sa rencontre avec le compositeur Mili Balakirev fut déterminante. Il le rejoignit à Saint-Petersbourg. Liapounov fut engagé comme directeur musical assistant à la Chapelle Impériale, puis accèda au rang de professeur au Conservatoire de Saint-Pétersbourg en 1911. Après la Révolution, il émigra à Paris en 1923 et dirigea une école de musique pour émigrés russes, mais mourut peu après. Il composa pour le piano. Son œuvre la plus célèbre, écrite à la mémoire de Liszt, est Douze études d’exécution transcendante.
Sa tombe fut restaurée en 2017 et une plaque y fut déposée.

- Fred MONEY (François Raoul Billon : 1882-1956) : peintre et illustrateur français, il s’inspira des impressionnistes mais gagna sa vie en tant qu’illustrateur et affichiste. Il se fit connaître en France par des séries d’affiches touristiques en faveur des grandes plages de la côte atlantique, commandées par les Chemins de fer français, les offices de tourisme et l’exposition universelle de 1937. Il produisit également des cartes postales illustrant différentes régions.

- Félix PAQUET (1906-1974) : comédien et chansonnier, il fut également le secrétaire de Maurice Chevalier. Comme toutes les tombes placées sous le péroiphérique, la sienne est maculée de poussière polluée.

- Aimé SIMON-GIRARD (Aimé Simon : 1889-1950) : chanteur d’opérettes et comédien, il tourna des années 10 aux années 40, jouant durant les années du muet sur son physique de charme. 1948. Dans ce tombeau repose également sa grand-mère, la soprano Caroline GIRARD (1830-1925), qui créa de nombreux rôles pour les opéras de Weber, Adam et Grétry, et qui épousa le comédien français Joseph Philippe Simon, dit Lockroy (qui repose au cimetière Montmartre), ainsi que son beau-père Félix HUGUENET (1858-1926), acteur de Boulevard malgré deux années passées au Français, qui créa en 1917 l’Union des artistes.

- André ZIRNHELD (1913-1942) : parachutiste largué en cyrénaïque, il avait pour mission de détruire le plus d’avions allemands possibles stationnés dans les aérodromes proches de Benghazi. Lors de l’une de ces expéditions, il mourut des suites de tirs de stukas. Il fut fait Compagnon de la Libération. Il est connu pour avoir été l’auteur de la Prière du para que l’on retrouva dans un petit calepin qu’il gardait sur lui. Il fut inhumé par ses camarades en plein désert sur le rebord d’un oued, puis transféré en 1945 au cimetière militaire de Marsa Matruh. Son corps fut rapatrié ici par sa famille en 1955.


25ème division


Dans cette partie du cimetière, et plus particulièrement dans cette division, on trouve un très grand nombre de tombes orthodoxes et de défunts provenant du monde slave.

- Le haut-fonctionnaire Wilfried BAUMGARTNER (1902-1978), qui exerça de grandes responsabilités dans la finance (il fut directeur du trésor, Gouverneur de la Banque de France…), puis ministre des Finances de 1960 à 1962. Il fut par la suite PDG de Rhône-Poulenc, membre du Conseil économique et social (1969-1974) et de l’Académie des sciences morales et politiques.

- Aleksandr BENOIS (1870-1960) : peintre et historien d’art russe, il fonda en 1894 avec Diaghilev et Léon Bakst le journal artistique Le Monde de l’art. En 1901, il fut nommé directeur scénique du Théâtre Mariinsky. Il consacra dès lors l’essentiel de son temps à la création de décors scéniques. Les décors pour Les Sylphides de Chopin (1908), Giselle d’Adam (1910) et Pétrouchka de Stravinski (1911) comptent parmi ses plus grandes réalisations. Il collabora avec Diaghilev et travailla en relation avec plusieurs grands théâtres européens. C’est lui qui créa, en 1928, les décors pour la création du Boléro de Ravel. Il fut le grand-oncle de l’acteur britannique Peter Ustinov. Dans son tombeau repose également sa fille, la peintre portraitiste de tendance surréaliste Hélène CLEMENT-BENOIS (1898-1972).

- Jacques DEBRONCKART (1934-1983) : chanteur intimement associé à la Rive gauche de Paris, il se produisit à l’Ecluse ou à Bobino, fut l’accompagnateur de Boby Lapointe, Pia Colombo ou de Maurice Fanon, composa pour Gribouille ou Isabelle Aubret. Il fut l’auteur de chansons engagées (Mutins de 1917) qui connurent la censure en leur temps, mais également de comédies musicales (Les aventures de Tom Jones).

- L’architecte F.ESPÉ (1846-1922).

- La comédienne et meneuse de revue Marthe FABRIS (Maria Garagnani : +1923).

- Gaston GABAROCHE (1884-1961), qui composa de nombreuses chansons et opérettes interprétées, en dehors de lui, par Félix Mayol, Suzanne Valroger, Dranem, Damia, Dalbret, ou encore Réda Caire dont il fut l’ami… Il fut également acteur d’une dizaine de films entre les années 30 et les années 50. Pendant la Grande Guerre, il composa la musique de nombreux titres patriotiques.

- Le poète et chansonnier du Forez Antonin LUGNIER (1869-1945). Avec lui repose son fils, le peintre montmartrois, puis de marines, Jean LUGNIER (1901-1969). Leur tombe semble avoir disparu.

- Dimitri NELIDOW (1863-1935) : diplomate russe, il fut ambassadeur en Belgique pendant la Première Guerre mondiale. Sa tombe était indiquée par erreur dans la 27ème sur Wikipedia (j’ai corrigé).

- Le général Maurice PELLÉ (1863-1924), qui exerça des responsabilités militaires et diplomatiques importantes : chef de la mission militaire française en Tchécoslovaquie entre 1919 et 1920 (il dirigea de facto les armées de ce pays durant ce temps), il dirigea ensuite le Haut commissariat en Orient et à ce titre représenta la France au Traité de Lausanne qui mit fin à la guerre avec l’Empire Ottoman. Sa tombe est ornée d’un bas-relief en bronze.

- L’aviateur Alphonse POIRÉ (1883-1922).


26ème division


- Le danseur russe naturalisé français Youli ALGAROFF (1918-1995). En 1945, il rejoignit le Ballets des Champs-Élysées où il créa les principaux rôles des œuvres de Roland Petit. En 1946-1947, il rejoignit Serge Lifar au Nouveau Ballet de Monte-Carlo. Fin 1952, Youly Algaroff fut engagé comme danseur étoile à l’Opéra de Paris où il retrouva Serge Lifar. En 1958, lors d’une tournée de l’Opéra en Russie soviétique, il fut acclamé au Bolchoï à Moscou et y retourna en 1960 avec sa partenaire Yvette Chauviré. En 1964, il quitta l’Opéra à l’âge de la retraite et devint producteur de spectacles. À partir de 1966, il fut le directeur artistique du Festival international des arts de Monte-Carlo.

- Le journaliste de cinéma Serge BERLINE (+1987).

- Le peintre Victor BLART (1855-1935).

- Le compositeur Marcel CARIVEN (1894-1979), violoniste à l’Orchestre de l’Opéra de Paris, puis chef d’orchestre d’opérettes et de musique légère à partir de 1930. Il fut chef d’orchestre permanent du Théâtre des Bouffes Parisiens.

- Le général Julien CARVALLO (1866-1928) : ancien polytechnicien, il déposa au procès de Rennes en 1899 pour soutenir Alfred Dreyfus. Sa carrière en souffrit pendant des années.

- Le poète et romancier Georges DOCQUOIS (1863-1927), secrétaire de Fernand Xau (qui repose dans ce cimetière), Il travailla aussi pour L’Écho de Paris, Gil Blas ou encore Le Figaro. Docquois fut le fondateur de l’Académie de l’humour français (1923). Il a été célèbre pour avoir mené une enquête sur les écrivains et leurs animaux, parue sous le titre Bêtes et gens de lettres. On lui doit plusieurs pièces de théâtre, des livrets d’opéra comique et de fantaisies lyriques, des poèmes et des ouvrages sur la Première Guerre mondiale. Sa tombe est quasiment totalement illisible.

- L’artiste lyrique Charles DUTARD (1875-1930).

- L’écrivaine Lucienne ERCOLE (1894-1985).

- L’éditeur musical d’origine tchèque Max ESCHIG (1872-1927), qui introduisit en France plusieurs éditeurs étrangers, principalement d’Europe centrale.

- Pierre FOURNIER (1892-1972) : gouverneur de la Banque de France de 1937 à 1940, il accepta de prendre la direction du Service de contrôle des administrateurs provisoires (SCAP) dès sa création le 9 décembre 1940, dont la mission était « l’exclusion de toute influence juive sur la conduite générale de la vie économique française ». Parallèlement, il fut Président de la SNCF de 1940 à…1946 ! Collaborateur antisémite, il ne fut épuré de l’administration qu’à cette date.

- Le peintre orientaliste Robert GENICOT (1890-1981), ancien élève d’Ernest Laurent, qui travailla beaucoup au Maroc.

- Jean GIRAUDY (1904-2001) : publicitaire, il inventa le concept de « publicité routière » qui permettait à la réclame de s’afficher sur les murs des maisons ou sur le bord des routes et des chemins. Il a ainsi implanté le long de toutes les routes françaises des milliers de panneaux d’affichage pour arriver à la tête d’un des plus importants groupes publicitaires européens avec le succès qu’on sait des Affichages Giraudy. Il fut l’initiateur de la création du logo d’Orangina.

- Le Georgien Georges GVAZAVA (გიორგი გვაზავა : 1869-1941), qui créa le Parti national-démocrate géorgien en juin 1917, après la révolution de février à Petrograd. Il participa en mai 1918 à la proclamation de la République démocratique de Géorgie, et fut ensuite élu aux différentes assemblées parlementaires géorgiennes. Après l’invasion du territoire géorgien par les armées de la Russie soviétique, il prit le chemin de l’ exil, avec l’ensemble de la classe politique géorgienne. Il se consacra dès lors à la cause de son pays sur le plan des relations internationales et écrivit une série d’ouvrages, politiques mais aussi culturels.

- Octave JAY (1859-1946), qui fonda en 1900 pour donner une reconnaissance à ce sport la Fédération Française de Tir à l’Arc, qu’il dirigea jusqu’en 1911.

- Aimé LEPERCQ (1889-1944) : ingénieur et industriel, il entra dans la Résistance et devint le premier commandant des FFI de Paris. Devenu ministre des Finances du premier gouvernement de De Gaulle, il lança « l’emprunt de la Libération » mais mourut deux mois plus tard dans un accident de voiture. Il fut fait Compagnon de la Libération.

- Dans le tombeau de la famille LINDON reposent Alfred (Abner Lindenbaum : 1867-1948), bijoutier juif ashkénaze de Pologne né dans un milieu pauvre et devenu expert en perles à Londres puis à Paris. Marié à la sœur d’André Citroën (laquelle repose avec lui), il réunit à Paris une collection importante de tableaux d’art moderne qui fut confisquée par l’occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils eurent cinq garçons, dont trois reposent dans le caveau. Parmi eux, Raymond (1901-1992) fut une grande figure judiciaire du XXe siècle : avocat au barreau de Paris, il en fut radié en 1942 en application du statut des juifs. Procureur dans les procès qui suivirent la Libération, il requit notamment la peine de mort contre Jean Luchaire et Henri Béraud. Il fut en outre maire d’Étretat de 1929 à 1959. Il était le père de Jérôme Lindon et de Laurent (+2003), le père de l’acteur Vincent Lindon, qui repose également ici.

- Le peintre Daniel MERLIN (1861-1933), ancien élève de Jean-Paul Laurens, qui devint le peintre des…chatons !

- Le comédien Robert MOOR (Robert Mouret : 1889-1972), second rôle du cinéma et du théâtre qui tourna des années 30 aux années 60.

- Le peintre et illustrateur polonais Janusz NAWROCZYŃSKI (1884-1931).

- Maurice NEUMONT (1868-1930) : peintre et affichiste, ancien élève de Gérome, il réalisa pendant la guerre plusieurs affiches de propagande pour le gouvernement français. Il fut, avec Poulbot et Willette, l’un des fondateurs de la République de Montmartre. Sa tombe est ornée d’un médaillon en bronze.

- Le graveur Zaboë PISTORA (1924-2002).

- Les architectes Guy (1889-1966) et Claude (1919-1919-1970) ROBIN.

- Paul VIDAL (1863-1931) : élève de Massenet, de Marmontel et de César Franck, il fut un compositeur qui connut le succès. L’oeuvre qui l’a rendu célèbre à l’époque fut le ballet « Maladetta » datant de 1893. Chef d’orchestre à l’Opéra et à l’Opéra-comique, enseignant au Conservatoire de Paris, il fut également l’auteur de deux opéras, « Guernica » et « La Burgonde », de musiques religieuses et de partitions diverses. Sa tombe est l’œuvre du sculpteur Carlo Sarrabezolles.

- Raymond VILLECHANOUX (1899-1931) : aviateur chez Blériot, il trouva la mort alors qu’il participait à une fête aérienne organisée à Niort. Sa tombe est très jolie et un petit avion est incrusté dans un socle métallique.

- Maurice WEISS (1901-1929) : aviateur, il était chargé de faire faire leur premier vol aux avions construits par la société des aéroplanes Henry Potez. Il trouva la mort à cause du mauvais temps, en convoyant un Potez 29 de Méaulte à Villacoublay. Il donna son nom à l’aéroclub d’Albert, dans la Somme.


27ème division


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Une partie de la 27ème division est désormais occupé par une pelouse sur laquelle sont disséminées des caveautins.

- Yves BRIEUX-USTARITZ (1905-1991) : danseur français, il fut formé à l’Opéra de Paris par Gustave Ricaux. Il quitta l’Opéra de paris dans les années 1930 pour se produire en gala à travers l’Europe. Il fut chorégraphe et professeur a Conservatoire National Supérieur de Musique. Avec lui repose Hélène BRIEUX-USTARITZ, de l’Opéra comique. La tombe porte pour épitaphe : A mon grand ami Yves Brieux-Ustaritz, merveilleux maître de danse académique, la gloire de la culture chorégraphique française. Serge Lifar, maître de ballet du Théâtre National de l’Opéra.

- Le pianiste Bob CASTELLA (Robert Castella : 1910-1993), qui fut accompagnateur, secrétaire et chauffeur d’Yves Montand.

- Henri GUERNUT (186-1943) : dreyfusard convaincu, il adhéra à la Ligue des droits de l’homme dont il devint secrétaire général en 1912. Devenu avocat au barreau de Paris, il ne défendit que des affaires politiques. Il combattit ainsi pour l’égalité de traitement des « indigènes » des colonies. Il fut aussi le défenseur des journalistes et est à l’origine du statut protecteur de cette profession, ce qui lui valut des attaques violentes de la presse d’extrême-droite. Député de l’Aisne de 1928 à 1936, il fut quelques mois ministre de l’Éducation nationale avant la victoire du Front populaire. Il revint alors à la Ligue des droits de l’homme et s’en prit à la « tyrannie stalinienne » quand la Ligue ne dénonça pas les Procès de Moscou.

- L’homme de lettres Paul-Louis HERVIER (1882-1954).

- Le compositeur Jules MAZELLIER (1885-1959), qui reçut le Grand Prix de Rome en 1909. On lui doit, entre autres, La Roussalka (légende russe en un acte, 1909), Graziella (Opéra-Comique, 1925) et l’opéra les Matines d’amour en 1927.

- La danseuse Stacia NAPIERKOWSKA (Renée Napierkowska : 1891-1945), qui devint comédienne de cinéma et tourna 86 films entre 1908 et 1926. Elle fit en particulier partie de la distribution des Vampires de Feuillade.

- La comédienne et metteur en scène Paulette PAX (Paulette Maynard : 1887-1942), qui après avoir collaboré avec Pitoëff et Lugné-Poë, devint directrice du théâtre de l’Oeuvre de 1929 à sa mort.

- Le comédien Eddy RASIMI (1922-1979), qui après avoir été chanteur et comédien de comédies musicales, tourna pour le cinéma des années 40 aux années 60 (Le trou de Jacques Becker). Il prêta sa voix à des doublages et des dessins animés.

- Léon RIOTOR (1865-1946) : vice-président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, il fut également un poète, romancier et critique d’art intimement lié au quartier de Montmartre. Sa tombe est ornée d’un buste en bronze.

- Le magistrat Maurice ROLLAND (1904-1988), qui dirigea un service de renseignements et collabora au journal Résistances, tout en assumant la direction du Parquet de Versailles (il se vit menacé d’arrestation pour n’avoir pas fait arrêter des communistes). Il prépara la réorganisation de la Justice pour l’après-guerre, particulièrement concernant l’épuration de la magistrature. Il fut fait Compagnon de la Libération.

- Le cycliste Achille SOUCHARD (1900-1976), qui remporta la médaille d’or par équipe aux Jeux olympiques d’été de 1920. Champion de France sur route amateur en 1922 et 1923, il fut professionnel de 1924 à 1929 et deux fois champion de France professionnel, en 1925 et 1926.

- Geneviève TABOUIS (Geneviève Lequesne : 1892-1985) : Geneviève Tabouis fut, des années 1930 aux années 1960, la première femme journaliste à acquérir une notoriété internationale. Bien connue des auditeurs de RTL, qui l’entendirent dans les années soixante annoncer les Dernières nouvelles de demain, elle fut d’abord au quotidien L’œuvre l’une des chroniqueuses les plus en vue de la presse parisienne des années 1930. Issue de la bonne bourgeoisie, introduite dans les milieux diplomatiques par son oncle, l’ambassadeur Jules Cambon, elle sut vite se faire respecter dans un milieu d’homme en mêlant travail, panache et mondanité. Farouche adversaire du nazisme, « Frau Tabouis » dénoncée par Hitler dans ses discours dut s’exiler à Londres puis New York en 1940. Elle devint l’amie et confidente d’Eleanor Roosevelt. Rentrée en France à cinquante-trois ans, elle reconstruit de zéro une nouvelle carrière journalistique et connut une nouvelle notoriété grâce à la radio, encore active jusqu’à 93 ans.


28ème division


- Le compositeur de musique militaire Gabriel ALLIER (1863-1924). La plupart de ces oeuvres figurent toujours au répertoire de la Musique de la Garde Républicaine, de la Musique des Gardiens de la Paix et de la Légion Etrangère. Il fonda un orchestre de variétés, et devint le chef d’orchestre de l’orchestre du dancing de Luna Park à Paris, le célèbre parc d’attractions permanent situé au niveau de la porte Maillot.

- La comédienne Blanche DUFRÊNE (1874-1919), qui joua de nombreux rôles aux côtés de son amie Sarah Bernhardt (dont L’Aiglon), dont elle fut proche jusqu’à la mort. Elle se pendit dans sa loge du Théâtre Sarah Bernhardt, où elle jouait le rôle de Marguerite Gautier dans La Dame aux Camélias. On lira dans les messages de ce site la (re)découverte de sa tombe par un taphophile pugnace !

- La comédienne Aimée TESSANDIER (1851-1923), de la Comédie française, qui joua dans toutes les grandes salles parisiennes de l’époque (Gymnase, Porte St Martin, Vaudeville, Odéon), et qui tourna à la fin de sa carrière dans quelques films.


29ème division


- Fedir Stepanovitch AKIMENKO (1876-1945) : compositeur ukrainien, ancien élève de Mily Balakirev et de Nikolai Rimsky-Korsakov, il s’installa en France après la Révolution russe. Il fut le premier professeur de composition de Stravinsky.

- Fernand CHARPIN (1887-1944) :éternel second-rôle du cinéma français des années 30 et 40, il joua dans la plupart des films de Pagnol (ou adaptés de son oeuvre). Son rôle le plus fameux est évidemment celui de maître Panisse dans la trilogie (César, Marius, Fanny).

- Micheline FRANCEY (Micheline Gay-Bellile : 1919-1969) : comédienne de théâtre et de cinéma (elle eut beaucoup de seconds rôles mais fit partie de la distribution du Corbeau), elle se tourna ensuite vers la radio où elle fut meneuse de jeu.

- Pierre GUERLAIS (1894-1945), qui dirigea, sous l’occupation allemande, l’Agence économique et financière placée sous contrôle allemand. Il produisit plusieurs films sous l’occupation, dont Le Mariage de Chiffon et Douce de Claude Autant-Lara. À la fin de la guerre, sur avis du Comité de libération du cinéma français, il fut arrêté, inculpé de collaboration économique avec l’ennemi et d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État. Écroué à la prison de Fresnes, il se suicida.

- La poétesse Emilie MARIOTTE (1882-1956), qui fut « couronnée par l’Académie française ».

- Le milicien Georges NÉRONI (1917-1944), qui faisait partie de l’expédition qui donna lieu à l’exécution de Georges Mandel.

- Jules de SPOLY (Aminad Petrovic Spolânskij : 1884-1957) : acteur français d’origine russe, il tourna entre 1921 et 1926, interprétant essentiellement des personnages d’aristocrates ou de grands bourgeois. Il fut un temps administrateur du théâtre Daunou.

- Gilbert VÉDY (1902-1944) : Résistant français, il organisa dès juillet 1940 la Résistance à Cherbourg et ses environs. Il devint un des responsables du Mouvement C.D.L. (Ceux de la Libération). Après plusieurs liaisons dangereuses entre la France occupée, Londres et Alger, il fut arrêté par le Commissaire de Police des Grandes Carrières qui le livra pour interrogatoire à la Brigade Spéciale : il se suicida dans leurs locaux sans avoir parlé.

- Michel TAGRINE (1922-1944) : violoniste, premier prix du Conservatoire, il entra en 1940 dans un orchestre dirigé par Charles Munch qui recrutait largement afin d’aider les jeunes à échapper au S.T.O. Entré dans un mouvement de résistance étudiant dès 1940, il fut tué lors de la libération de Paris.

- Gilles TAUTIN (1951-1968) : lycéen, il se noya dans la Seine après avoir été poursuivi par les forces de l’ordre près des usines Renault de Flins, en juin 1968, dans le sillage des événements de mai. Il fut l’une des rares victimes du mouvement du printemps 68. Ses obsèques furent suivies par une foule silencieuse considérable.

- Maurice de WALEFFE (Maurice Cartuyvels : 1874-1946) : journaliste, chroniqueur mondain, fondateur de Paris-Midi, il prit l’initiative d’instituer un référendum de la « La plus belle femme de France » (Le terme générique de « Miss » n’avait pas encore traversé l’océan). Le Succès fut énorme : 1700 jeunes filles vinrent s’inscrire. Après une première sélection de 49 candidates par un jury, elles parurent sept par sept pendant sept semaines sur les écrans de tous les cinémas, où les spectateurs recevaient à l’entrée un bulletin de vote…Ainsi fut élue Agnès Souret. Il fut en outre auteur d’essais et de romans historiques.


30ème division


Un médaillon de René Baudichon sur la tombe de Georges Reymondin (1867-1933), « vice président de la société de comptabilité de France ».

Une plaque funéraire étonnante, de la part de la Fédération Nationale de la coiffure française pour E. Long (1868-1936) « pionnier de la permanente et de l’ondulation Marcel » !

- Le ténor Albert ALVAREZ (Raymond Gourron : 1861-1933), qui se produisit à l’Opéra, à l’Opéra comique, et fit une carrière internationale.

- L’homme de lettres Marcel BECTHUM (1878-1934).

- Albert DALIMIER (1875-1936) : Député radical de Seine-et-Oise de 1906 à 1919 et de 1924 à 1936, Sous-secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts entre 1914 et 1917, il fut plusieurs fois ministre entre 1932 et 1934 (du Travail, des Colonies, de la Justice). Il fut mis en cause dans l’affaire Stavisky.

- Charles ESQUIER (1871-1931) : fils d’un acteur, lui-même entré à la Comédie-Française en 1894, il fut l’auteur de poèmes puis de quelques romans et pièces de théâtre, sans s’être fixé sur un genre précis. On lui doit aussi bien des opérettes pour le café-concert (Mam’zelle Chichi, Le Petit Frère de Coquenard,…) que des drames ou des pièces pour le Grand Guignol. Sa tombe est ornée d’un médaillon en bronze par M. Fontaine.

- La romancière Jacques FANEUSE (Marthe Bertin Conrads : 1891-1939).

- Arnauld GALOPIN (1863-1934) : romancier, il fut l’auteur d’ouvrages pour la jeunesse, de romans de science-fiction et de romans policiers aux titres évocateurs (Le Tour du monde de deux gosses, Un aviateur de 15 ans, Un Poilu de douze ans, Le chasseur de fauves, récit d’aventures exotiques…). Les héros de Galopin sont en général de jeunes garçons, leur principal trait de caractère étant le courage et le dévouement, valeurs partagées par les boys scouts anglo-saxons. Si un tel modèle de personnages renvoie aux jeunes lecteurs de fascicules une image idéalisée d’eux-mêmes, il leur propose en même temps un discours moral et patriotique omniprésent.

- Le diplomate russe Michel de GIERS (1856-1932), qui fut le dernier ambassadeur de la Russie auprès du Sultan à Constantinople. Il tenta de persuader le gouvernement turc de faire des concessions aux demandes de la Bulgarie et de la Serbie d’étendre les droits des peuples balkaniques vivant dans l’Empire ottoman. Par la suite, il ne put contrer l’influence grandissante de l’Empire allemand et des puissances centrales en Turquie. Nommé ambassadeur à Rome en 1915, il se rallia au gouvernement de Kerenski en mars 1917, mais fut démis lors de la révolution d’octobre et dut s’exiler à Paris.

- Henri LAMMERT (+1934), qui fut l’une des neuf victimes de l’émeute du 6 février 1934, et qui fut transféré ici en octobre après avoir été inhumé au cimetière parisien de Pantin.

- Valerian LOBOÏKOFF (1861-1932), « maître de la cour impériale russe ».

- Le grand reporter Géo LONDON (Georges Samuel : 1883-1951), qui fut un chroniqueur judiciaire apprécié. Sa tombe fut nettoyée récemment.

- l’historien libéral russe Pavel MILIOUKOV (1859-1943) qui fut ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire russe au début de 1917 et qui se montra partisan de la poursuite de la guerre. Désavoué, Milioukov démissionna. Ennemi de la révolution d’Octobre, il devint le conseiller politique du général Anton Ivanovitch Dénikine avant de devoir s’enfuir à l’étranger. Émigré à Paris, il revint à des idées plus radicales et resta un des représentants de la tendance républicaine et démocratique de l’émigration russe. Il mourut en 1943 à Aix-les-Bains et ce n’est que dix ans plus tard qu’il fut transféré dans ce cimetière Son tombeau est désormais quasiment illisible.

- Léo POLDÈS (Léopold Szeszler : 1891-1970) : journaliste pacifiste, il créa le Club du Faubourg, lieu de rencontre du Tout-Paris républicain et de gauche.

- Le comédien Maurice TEYNAC (Maurice Garros : 1915-1992).

- Le comédien Emilio VARDANNES (Antonin Bénévent : 1873-1951), qui fut comédien muet dans de nombreux films en Italie avant de revenir en France où il tourna quelques parlants. Il était l’oncle du comédien Noël Roquevert. Il repose de manière anonyme dans le tombeau Bay-Drunet

- Georges VORELLI (Georges Desmoulins : 1883-1932) : chanteur lyrique de formation, il commença par se faire applaudir dans des concerts mondains et dans les salons parisiens, avant de passer à l’Eldorado dès 1911. Il s’y fit remarquer par son répertoire de charme (tout un programme : Rien qu’une nuit, Femmes que vous êtes jolies, Quand les papillons..., Je vous aime... et j’en meurs !). Sa tombe est ornée d’un médaillon de Pierre-Victor Dautel.


31ème division


- La comédienne Claude BORELLI (Claude Plattner : 1934-1960).

- Le dessinateur de mode Jean CHOISELAT (Jean Pieprzownik : 1899-1985), qui édita jusqu’à la fin des années 1960, une revue trimestrielle intitulée « La mode féminine classique ».

- Alcide DELMONT (1874-1959) : député socialiste de la Martinique comme de 1924 à 1936, il fut sous-secrétaire d’État aux Colonies entre 1929 et 1930, étant de ce fait le deuxième Martiniquais de l’histoire après Henri Lémery à être membre d’un gouvernement français.

- Jean FAUCONNIER (1909-1965), qui fut préfet de la Meuse.

- Alfred HEURTAUX (1893-1985) : ancien pilote de la Première Guerre mondiale, il commanda l’escadrille des Cigognes. Député de la Seine-et-Oise entre 1919 et 1924, fortement nationaliste, il s’engagea dans la résistance après la défaite de 1940. Arrêté par les Allemandes, il fut détenu dans différentes prisons avant d’être déporté à Buchenwald où il fut libéré par les Alliés. Il fut fait Compagnon de la Libération.

- Louis HUVEY (1868-1954) : voir Blanche Cavelli.

- L’architecte André JAPY (1883-1959), qui fut architecte en chef du domaine national de Versailles et des Trianons, et dont le nom est attaché à la réhabilitation de l’Opéra royal. Il repose dans le tombeau de Bourgoigne.

- Arnaud LANGER (1919-1955) : engagé dans l’armée de l’Air, il parvint à rejoindre l’Algérie, puis l’Angleterre en 1940. Il rejoignit les Force françaises aériennes libres et participa à plusieurs missions, tant en Afrique qu’au Moyen-Orient. Il mourut dans son avion frappé par la foudre au Tchad. Il fut fait Compagnon de la Libération.

- Jacques LANGLOIS de BAZILLAC (1912-1950), qui servit en Afrique durant la Seconde Guerre mondiale et qui fut aide de camp de Leclerc. Il fut fait Compagnon de la Libération.

- La peintre Jeanne LAUVERNAY-PETITJEAN (1875-1955), qui peignit surtout des natures mortes et des bouquets de fleurs. Elle était l’épouse du peintre Edmond Petitjean, qui décora le restaurant le Train bleu de la gare de l’Est, mais ce dernier ne semble pas inhumé dans ce caveau.

- Henri PLÉE (1923-2014) : il fut le pionnier du karaté en France et en Europe au début des années 1950. 10e dan (Japon) de karaté, il fut en outre 5e dan de judo, 3e dan d’aïkido et 1er dan de kendo. Il était aussi le maître le plus haut gradé hors du Japon. Il fonda en 1955 dans le 5e arrondissement de Paris le premier dojo occidental enseignant les quatre piliers des arts martiaux japonais, le judo, le karaté, l’aïkido et le kendo. Éditeur du premier magazine francophone d’arts martiaux (Judo kdk-Budo Magazine de 1950 à 1973), il fut également le coauteur du best seller L’Art sublime et ultime des points vitaux.

- Clément VAUTEL (Clément Vaulet : 1876-1954) : écrivain belge, il fut l’auteur de célèbres romans humoristiques, satiriques et quelques fois pamphlétaires au titre souvent étonnants (Mon curé chez les riches (1923) –qui fut un best seller, plusieurs fois adaptés au cinéma–, Mon curé chez les pauvres (1925), Voyage au pays des snobs (1928), Les Maris, les amants et la femme, Histoire des cocus célèbres depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours (1951) . Il fut un virulent antisémite. Son identité est quasiment illisible sur le coté de sa tombe.

- Michèle VERLY (Michèle Houillon : 1909-1952) : comédienne de l’Odéon, elle fut également une actrice de cinéma des années 20 et 30. Elle mourut dans l’accident d’avion qui causa également la mort de l’actrice Lise Topart et la danseuse Harriet Toby.


32ème division


Il y a bien un Hector Formica qui repose dans cette division, mais contrairement à ce qu’on pouvait lire anciennement dans les guides et les plans du cimetière, il n’est pas à l’origine de cette mélamine très prisée à partir des années 50, son origine provenant de « for-mica » (à la place du mica).

- Lucien BOSSOUTROT (1890-1958) : aviateur français, il effectua en 1919 le premier vol commercial international avec passagers de Paris à Londres à bord d’un bimoteur Goliath Farman. Il remporta de très nombreux records du monde de distance, de durée et de vitesse. Socialiste, il fut également élu député de la Seine en 1936 dans le contexte d’émergence du Front populaire : il s’investit dans le développement de l’aéronautique populaire en soutenant la création d’aéro-clubs. Après avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain, il entra rapidement dans la Résistance mais ne retrouva pas de mandat parlementaire après la guerre.

- René DORIN (1891-1969) : chansonnier français, il fit des tours de chant sur toutes les grandes scènes de la capitale, des Deux-Anes à l’Olympia en passant par le Palace. Ses revues, dans les années 30, connurent un grand succès. Il fut le librettiste de l’Auberge du cheval blanc. On l’entendit également beaucoup à la radio. Il était le père de Françoise Dorin.

- L’écrivain Marcel GAULTIER (1900-1960), auteur de L’étrange aventure de Ham Nghi, empereur d’Annam et de plusieurs romans ayant pour cadre l’Asie.

- Le peintre suisse Kurt HINRICHSEN (1901-1963).

- Dimitri KIRSANOFF (Markus Kaplan : 1899-1957) : violoniste dans l’orchestre du Ciné-Max-Linder à Paris, pour la projection des films muets, il se lança dans la réalisation. Il travailla régulièrement en marge de l’industrie cinématographique française.

- Paulette LEBERT (1913-1959) : artiste lyrique et chorégraphique.

- Le peintre Alcide Joseph LORENTZ (1813-1889). Il fut un caricaturiste et lithographe assez renommé dans le Paris romantique, signant parfois ses productions d’un monogramme, « JAL ». Il exposa au Salon de Paris en 1841, 1847, 1848 et 1850, essentiellement des peintures représentant des scènes de la vie militaire sous le Premier Empire. Il fut inhumé dans une concession temporaire de cette division, et sa tombe semble bel et bien disparue.

- L’écrivain Roger LUTIGNEAUX (1894-1957), qui fit également des chroniques radiophoniques. Sa tombe est ornée d’un bas-relief le représentant.

- L’aviateur Louis MASQUELIER (1898-1961), qui fut membre du groupe de bombardement Lorraine, et qui fut fait Compagnon de la Libération.

- Claire MOTTE (1937-1986) : Danseuse étoile à l’Opéra de Paris (1960-1979), elle s’est fait remarquer tant dans le répertoire classique que dans le répertoire moderne (Notre-Dame de Paris, de R. Petit ; Phèdre, de M. Sparemblek ; la Péri, de G. Skibine).

- La comédienne Nina NIOVILLA (Antoinette Petrykiewicz : 1874-1966).

- Paul POSTAIRE (1915-1962) : entré dans la Résistance, affecté dans les chars, il fut envoyé en AEF, puis en Tripolitaine et en Tunisie. Il fit ensuite le débarquement en Normandie, puis participa à la libération de Paris. Il fut fait Compagnon de la Libération.

- La baron Armand THIERY (1899-1981), qui donna son nom à l’enseigne de magasins de prêt-à-porter, fondée en 1841 en Belgique par son grand-père.

- Olaf VAN CLEEF (1950-2018) : voyageur, auteur, et peintre collagiste néerlandais, Il est essentiellement connu dans le sous-continent indien pour illustrer des scènes des épopées du Mahabharata et du Ramayana. Les sources se contredisent sur son appartenance ou non à la famille fondatrice de la maison de joaillerie Van Cleef & Arpels, mais il fut chez Cartier, vendeur en joaillerie pendant trente-trois ans. Etonnante parentèle que ce personnage : son grand-père paternel Eduard Van Cleef mourut à Auschwitz tandis que sa mère était par alliance la cousine germaine de Maurice Papon [4] ! À la mort de la mère de Olaf Van Cleef, son père épousa en deuxièmes noces la cousine germaine de Pierre Norgeu, qui est le beau-frère de Lucie Aubrac. La surprenante tête de cheval sur la sépulture est accompagnée d’une épitaphe reprise de Paul Valery : Il dépend de celui qui passe que je sois une tombe ou un trésor / Que je parle ou me taise, ceci ne tiens (sic) [5] qu’à toi, ne viens pas sans désir.


Durant des années, on ne disposa pour le cimetière des Batignolles que de la même liste pauvre et invalide. Batignolles était remisé à la périphérie dans tous les sens du terme. Bertrand Beyern proposa dans ses guides des compléments bienvenus.

Cet article, fait grâce à de nombreuses visites sur plusieurs semaines de ma part sur le site, fut le premier correctif sérieux. S’il n’était pas exhaustif, il était ce qui existait de plus complet. Il fut d’ailleurs largement « copié » au point d’inspirer les nouvelles mises à jour (je pense en particulier à la fiche Wikipedia). Il semble également qu’après des années de sommeil, le personnel du cimetière ait été à son tour sensibilisé au patrimoine funéraire.

Depuis la parution de l’article, un grand nombre de chercheurs ont apporté des pierres précieuses à l’édifice. L’article, et c’est le but de ce site, est devenu de plus en plus mutualiste. Régulièrement, je le mets à jour en fonction des trouvailles des uns et des autres.

Ont donc contribué aux compléments de cet article :
- Herbert (des mises à jour toujours substantielles et sérieuses)
- Roger Rousselet
- HolyvieR (qui nous fait partager régulièrement ses trouvailles, en particulier celles des artistes féminines oubliées qu’il faut décalaminées de la mousse ;-)
- Michel Schreiber (localisation de la tombe Francey)
- Ghislain Marry (localisation de la tombe Boyer)
- David Tong
- Jean-Pierre Ariey-Jouglard (localisation de la tombe Trousselier)
- Bruno Suarez (localisation de la tombe Toyen)
- Aérophile (localisation de la tombe Hubert)
- Jambay37 (localisation de la tombe Thierry)
- Marie-Christine Penin (trouvaille de la tombe Neroni)
- Nicolas Badin (trouvaille de la tombe Lancel)

Bien évidemment, si vous avez le moindre complément d’information (photo, numéro de division, célébrité ou monument non répertoriés...), n’hésitez pas à me le faire parvenir. Merci par avance.

Merci encore à Didier Brunet pour les tombes Heurtaux, Langlois de Bazillac et Rolland, à Bruno Suarez pour la tombe Toyen, à Joël Chirol pour la tombe Thierry, à Nicolas Ropion pour les photos Salustro et Japy.


[1En bordure de l’Avenue centrale.

[2En bordure de l’Avenue centrale / 56pa1924.

[3C’est ainsi qu’on luit doit de précieuses photos de Delacroix, de Ingres ou de Berlioz.

[4Des Papon sont indiqués sur la tombe, que l’on appelait autrefois la « tombe Papon ».

[5Avec une belle faute d’accord gravée !


Commentaires

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cimetière des BATIGNOLLES
mercredi 28 février 2024 à 20h55 - par  maubois

Bonjour Philippe, je peux répondre à votre interrogation concernant la tombe de Anna de Belocca (1852-1919) cantatrice : elle est bien dans la 2ème division, 3ème ligne, tombe n° 8 : la tombe est un peu moussue et pas entretenue du tout. Elle y repose au coté de son fils, Jacques Maurice STRAKOSCH (1877-1947) fils naturel dont le père est Maurice Strakosch (qui repose lui au Père Lachaise) homme marié qui fut son imprésario. Le nom de « Belocca » est inscrit sur la tombe. Pour info, la tombe figure sur la liste épinglée à l’entrée du cimetière qui va faire l’objet d’une reprise administrative sous le nom « Belocca-Strakosch ». Elle est donc amenée à disparaitre. Cordialement

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cimetière des BATIGNOLLES
mardi 6 février 2024 à 19h27 - par  Maubois

Bonjour Philippe, je peux répondre à votre énigme concernant la peintre miniaturiste Gabrielle DEBILLEMONT-CHARDON (1860-1957) : sa tombe se trouve dans la 30ème division, chemin central, n° 1 à droite. Elle est enterrée auprès de sa soeur Jane DEBILLEMONT 1859-1938 divorcée THERY. Sont aussi présents avec elle son neveu Marcel THERY, fils de sa soeur Jane, et son épouse Louise MICHEL épouse THERY. Le nom de Gabrielle DEBILLEMONT n’est pas inscrit : ce qui est étonnant pour cette dame qui fut chevalier de la LEGION D’HONNEUR et qui mourut à l’age de 97 ans. Les deux soeurs étaient nées à Dijon à un an d’intervalle.

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cimetière des BATIGNOLLES
samedi 8 juillet 2023 à 08h58 - par  MAUBOIS

Bonjour Philippe, dans la section n° 21 il existe la tombe de Louis Paul André Chack (1876-1945) écrivain, homme politique francais qui a été fusillé en janvier 1945 au fort de Montrouge pour faits de collaboration. Sa tombe n’est pas entretenue et tombe sous le coup d’une reprise de concession (petite pancarte) : il est enterré avec son épouse et sa grand mère. Il était Commandeur de la Légion d’Honneur en 1934, il en fut exclu du fait de sa condamnation. Idem j’ai une photo de sa tombe si besoin. Cordialement

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mardi 5 mars 2024 à 01h41 - par  De FRAN

Qu ’en est il à l’heure actuelle de la tombe de Paul Chack ? Est -elle toujours sous le coup d’une reprise ?Dans ce cas comment s’y opposer ?

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cimetière des BATIGNOLLES
samedi 8 juillet 2023 à 08h47 - par  MAUBOIS

Bonjour Phiippe, dans la section 10 il existe la tombe de Emile Leopold ARON (1849-1905) et de sa mère Mannette Heulé (1817-1898) : en aout 1911 ils sont venus à BATIGNOLLES en provenance du cimetière parisien de SAINT OUEN. Sur le registre lui est signalé en « ARTON » et sa mère reçoit le prénom de « Manette » alors qu’elle s’appelait « Nanette ». Curieusement aucun nom ne figure sur cette tombe qui ne semble pas entretenue. Il existe un article Wikipedia complet sur cet homme né à Strasbourg et connu pour être un criminel financier francais qui s’est distingué notamment dans le scandale de Panama. Six ans après sa mort, son cercueil est donc venu à BATIGNOLLES. Je peux vous fournier une photo si besoin est....

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cimetière des BATIGNOLLES
samedi 11 mars 2023 à 17h41 - par  Maubois

bonjour Philippe,

Je peux repondre à cette question préliminaire :

« Le journaliste et romancier Pierre-Louis ENAULT (1824-1900), qui fut également traducteur. Avec lui repose son épouse, la peintre Alix-Louise ENAULT (Alix Bardin : 1846-1909). Ils sont indiqués sur les registres 16ème division, 1ère ligne, 9ème tombe de l’avenue circulaire. Problème similaire à celui de Petit : cette division ne donne pas sur cette avenue mais sur l’avenue du Nord. Là encore, aucune mention de reprise ou d’exhumation sur les registres. »

La tombe se trouve dans la division 16, 1ère ligne, n° 9 avenue Circulaire... je peux vous faire parvenir une photo de celle ci si vous le souhaitez....

et encore bravo pour votre site

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cimetière des BATIGNOLLES
samedi 14 janvier 2023 à 19h00 - par  Lionel Labosse

Bonjour

Grâce à vos informations et à d’autres sites j’ai pu mettre sur pied une visite guidée pédagogique (et subjective) du cimetière des Batignolles.
L’enquête que j’ai entamée sur le cénotaphe de Blaise Cendrars appelle des contributions pour résoudre ce mystère taphophile ! Je m’en remets à vos lecteurs & adeptes.

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cimetière des BATIGNOLLES
lundi 26 décembre 2022 à 20h32 - par  Ventadour

Bonjour,

J’ai cherché la tombe de l’artiste Georges de Feure (1868-1943) et je l’ai trouvée dans ce cimetière (division 27), j’ai mis à jour sa fiche wikipedia. Il repose donc près de son maître Joséphin Péladan...

Par contre j’ai voulu voir la tombe de l’artiste Louis Chalon (division 12) mais elle a été reprise...:-/

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cimetière des BATIGNOLLES
dimanche 25 septembre 2022 à 16h57 - par  roger Rousselet

Si la tombe d’Emilienne Dux aux Batignolles a été relevé c’est qu’elle a rejoint son fils à Montmartre.

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Tombe de l’actrice Sylvie
mardi 22 février 2022 à 00h44 - par  Loic

Quelqu’un peut-il me dire ou se trouve la tombe de l’actrice Sylvie au cimetière des batignolles .elle apparaîssait souvent en vieille dame autoritaire comme dans Le Petit Monde de Don Camillo où elle est « Madame Cristina », l’institutrice retraitée qui en impose à Gino Cervi, voire dure et méchante comme dans Thérèse Raquin, où elle incarne la tyrannique belle-mère de Simone Signoret.
Elle a tourné, au cinéma, plusieurs dizaines de films, mais c’est le dernier, La Vieille Dame indigne, en 1965, qui lui a valu, à 80 ans passés, de voir son talent enfin reconnu à sa juste mesure. Pour ce rôle, elle fut déclarée meilleure actrice de l’année par les critiques américains. La même année 1965, elle composait pour la télévision la saisissante « Lady Hodwin » dans le Belphégor de Claude Barma.

Site web : LOIC CADIOU
Logo de roger Rousselet
mardi 22 février 2022 à 15h34 - par  roger Rousselet

Louise pauline Mainguené dite Sylvie en hommage à son professeur Silvain de la comédie française a passé un court moment aux Batignolles , puis est partie pour St Guyomard dans le Finistère ; à remarquer en 1965, l’année où elle recevait le grand prix du cinéma, elle se remariait à 82 ans.
Ceci dit, elle n’a pas non plus à être gentille dans Thérèse Raquin, vu ce que font subir à son fils -Jacques Duby- sa belle-fille S. Signoret & son amant Raf Vallone, dans une version assez différente du roman où le personnage du maître-chanteur -Roland Lesaffre- n’existe pas.

Logo de Nicolas Ropion
cimetière des BATIGNOLLES
vendredi 10 décembre 2021 à 16h45 - par  Nicolas Ropion

Je vous confirme que la tombe de Pierre Petit que vous avez indiquée existe toujours, je suis allé le vérifier hier. Elle est facile à trouver : elle fait face à la division 16 et se trouve au milieu de la rangée sous le pont du périphérique. A part « Famille Pierre Petit » sur le devant, aucun nom ni date ne sont portés sur la tombe.

Logo de Bernard Poirel
mercredi 16 mars 2022 à 21h40 - par  Bernard Poirel

Votre indication de la tombe de Pierre Petit est parfaitement “exacte”, ce qui m’a permis de la trouver facilement cet après-midi dans la poussière lugubre sous le Périphérique. Merci.

Logo de Roger ROUSSELET
cimetière des BATIGNOLLES
lundi 26 avril 2021 à 16h21 - par  Roger ROUSSELET

Dans la 25è division des Batignolles réside Marie Edmée Garagnani chanteuse lyrique & comédienne appelée s/scène Marthe Fabris décédée en janvier 1923 & dont la date de naissance était tue, désormais nous saurons qu’elle était née le 24 mai 1891 à Trieste. *
* Acte de décès Paris IXè

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cimetière des BATIGNOLLES
mardi 23 février 2021 à 12h09 - par  cp

« Elle décède dans sa maison familiale à Ascona (Tessin, Suisse) le 16 décembre 1995. Ses cendres reposent avec celles de son mari André Conti et sa famille au cimetière des Batignolles à Paris. »
.
Il s’agit de l’actrice Simone Genevois,(1912-1995) gloire du muet, notable Jeanne d’Arc, dans « La Merveilleuse Vie de Jeanne d’Arc, fille de Lorraine », en 1929. Epouse en seconde noces d’un milliardaire suisse qui restaura à ses frais sur ses vieux jours ce film perdu, il en avait les moyens, et le temps, il est mort à 102 ans en 2002, et voulait faire plaisir à Simone...

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cimetière des BATIGNOLLES
jeudi 31 décembre 2020 à 10h34 - par  Benoist

Merci pour votre identification et votre numérisation de la tombe d’Armand Machabey et d’Emilienne Machabey Ganeval ! Je les ai connus quand nous habitions 24, rue de Navarin, Paris 9e, moi, de 1946 à 1968.

Site web : JACQUES BENOIST
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cimetière des BATIGNOLLES
jeudi 18 juin 2020 à 21h08 - par  Jean-Pierre Bordier

Bonsoir Philippe,

Il semblerait que manque à votre article la sépulture du général Charles Xavier Brenot, né en 1868 à Guémené-sur-Scorff (Morbihan), mort à Paris en 1933.

Pour une relation illustrée de la vie de ce général, se reporter à l’excellent blog de Guémené dont je joint ici le lien.

Logo de Gilbert M. 
cimetière des BATIGNOLLES
vendredi 24 janvier 2020 à 21h22 - par  Gilbert M. 

à propos d’un éventuel transfert de Charpin du cimetière des batignolles, à celui de Venelles, la commune de Venelles renonça au transfert au début des années 2000 devant un tel projet, couteux pour les contribuables. En compensation, elle fit faire un buste en marbre du comédien Charpin, par l’artiste sculpteur Debacker. Ce buste en marbre orne la salle Gavaud de la mairie de Venelles, depuis. La concession de Charpin, au cimetière des Batignolles, est prise en main par la mairie de Paris, car le comédien était sans descendance.

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samedi 25 janvier 2020 à 18h28 - par  Gilbert M. 

Vous avez raison. Je trouve complétement arbitraire de ne plus diffuser les vieux films Français des années 1930 à 1950, ce qui correspond pourtant à l’age d’or du cinéma Français. Charpin était par exemple une immense star à l’époque, et en son temps il était impensable qu’il soit oublié à l’avenir.
Je suis très inquiet, car je me demande ce que va devenir ce patrimoine de notre cinéma d’antant, et il est vrai que les jeunes n’aident pas beaucoup. C’était pourtant les films que regardaient leurs ancêtres !....

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samedi 25 janvier 2020 à 16h36 - par  cp

C’est là qu’on a l’impression d’être en train de disparaître dans un monde qui s’engloutit car qui sait encore qui était Charpin, qui est second rôle de films qu’on ne diffuse plus ! L’autre jour est passé sur Arte la « Fille du Puisatier », sorte de relique désormais bibelot mémoriel pour chaîne culturelle. Les « jeunes » me rient au nez si je leur suggère de regarder un film en noir et blanc ; sur son blog, Bertrand Tavernier, qui parle des sorties de DVD, raconte que le petit-fils Pagnol ne peut même plus compter sur les revenus des passages télé pour restaurer les films de son grand-père, les chaînes françaises ne les passent plus, non seulement car en noir et blanc, mais aussi, je pense, le politiquement correct ne supporte plus l’image de la femme dans ces films, et c’est lui qui règne désormais. Je partage mon temps entre la banlieue parisienne et Crozon, ville natale de Louis Jouvet, cela fait belle lurette que je ne mentionne plus cette illustre référence : Louis qui ? Plus personne ne connaît.

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cimetière des BATIGNOLLES
mercredi 18 décembre 2019 à 15h21 - par  Nicolas Ropion

Au cimetière des Batignolles repose également l’artiste lyrique et comédienne Blanche Cavelli (1875-1951), célèbre notamment pour avoir réalisé le premier striptease complet en France en 1894 au Divan Japonais, salle fréquentée à l’époque par Toulouse-Lautrec. Elle repose dans la Division 31, Ligne 18 par rapport à l’avenue des Jardins, 8è tombe, avec son mari Louis Huvey et sa fille Yvette Blavet-Huvey.

(Merci à Wikipédia de me l’avoir indiquée)

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cimetière des BATIGNOLLES
mercredi 7 août 2019 à 17h13 - par  Patrick VERRO

Monument funéraire en marbre gris et rose : famille Dupire - Verro :

M. Georges Dupire fut le fondateur d’une manufacture de vêtements masculins « haut de gamme » réputée : les Etablissements Dupire & Sabatier (usines à Angers et dans la Drôme) ; son épouse était ma grande tante, et mon père Robert Verro, son neveu.
M. et Mme Dupire avaient construit une très belle maison de maître (avec un beau parc et une piscine en briques) à Belloy en France (aujourd’hui clinique privée).
Ma mère, enterrée au même endroit, était née Paulette Bretschneider ; sa mère était décédée à sa naissance et son père Paul Bretschneider, ingénieur-opticien (né à Pirna, près de Dresde) quoique très francophone, fut interdit de séjour en France, pendant 20 ans, par le député M. Louis Marin à la déclaration de guerre 14-18. Il n’avait pourtant pas voulu combattre sous le drapeau allemand mais il fut quand même obligé d’abandonner sa fille (ma mère) qui n’avait que 4 ans ; celle-ci fut par la suite mannequin chez le couturier Boivin (rue de Castiglione).

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cimetière des BATIGNOLLES
dimanche 10 février 2019 à 07h18 - par  Cornaz

En vous remerciant encore pour votre aide. Ceci me permet de compléter l’annexe « élèves » de la biographie que je consacre à Eugène Ysaÿe ; je ne manquerai pas de citer votre nom dans les remerciements. Bonne continuation. Marie Cornaz

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cimetière des BATIGNOLLES
vendredi 8 février 2019 à 09h25 - par  cornaz

Merci pour cette précision ; pouvez-vous m’indiquer quelle est la date de décès et si les lieux de naissance et de mort sont précisés ? pour info, Dany Brunschwig a eu un premier prix au Conservatoire de Paris en 1921 et puis a suivi des cours de perfectionnement auprès du violoniste belge Eugène Ysaÿe ; il fut sauvé de la déportation par le pianiste Alfred Cortot.

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samedi 9 février 2019 à 00h00 - par  ARIEY-JOUGLARD Jean-Pierre

BRUNSCHWIG Dany
La date du décès est ; 12 mai 1961.
Pas d’indication de lieu et je n’ai rien trouvé sur internet .

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cimetière des BATIGNOLLES
lundi 4 février 2019 à 15h58 - par  Cornaz

Bonjour,

Est-il possible de vérifier dans la 12e division ce qui est indiqué sur la tombe du violoniste Dany Brunschwig ? Vous mentionnez sur votre site les dates 1885-1961, mais j’ai trouvé un article de 1910 à propos du jeune violoniste qui indique qu’il a alors 14 ans et demi, ce qui voudrait dire qu’il est né en 1895 (et non 1885). D’avance merci.

Site web : Marie Cornaz
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lundi 4 février 2019 à 22h12 - par  ARIEY-JOUGLARD Jean-Pierre

Bonsoir madame
Vous avez raison.
Sur la photo de la sépulture en ma possession, la date de naissance de Dany Brunschwig est le 3 février 1895

Brèves

Mise à jour et conseils aux contributeurs

samedi 29 octobre 2022

Je suis en train de remettre à jour toutes les rubriques qui listent le plus exhaustivement possible le patrimoine funéraire de tous les départements. Tous les cimetières visités par moi (ou par mes contributeurs) y sont portés, mise-à-jour des couleurs qui n’étaient pas très claires dans les versions précédentes (le noir apparaissait vert), rajout de tombes depuis les visites, photos de tombes manquantes... N’hésitez pas à les consulter pour y trouver la version la plus globale du patrimoine. Ces rubriques représentent les listes les plus complètes que l’on puisse trouver sur le net du patrimoine funéraire français.

Contrairement aux articles, vous ne pouvez pas interagir sur les rubriques : aussi, si vous avez une information nouvelle à apporter sur un département, merci de laisser votre message en indiquant clairement le département et la commune concernée sur un article dédié uniquement à cela : Le patrimoine funéraire en France : classement par départements

Merci et bonne lecture.

Qui est derrière ce site ?

vendredi 14 février 2014

Pour en savoir un peu plus sur ce site et son auteur :

- Pourquoi s’intéresser aux cimetières ?
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