PANTIN (93) : cimetière parisien

visité en novembre 2001
dimanche 23 juin 2013
par Philippe Landru

Un monstre ! Par quelque bout qu’on le prenne, le cimetière parisien de Pantin plonge le taphophile dans des abîmes de perplexité : son immensité (il est le plus grand cimetière de France avec ses 107 hectares), la tristesse qui s’en dégage (les jours pluvieux, c’est à se foutre une balle dans la tête !), l’absence quasi-totale de visiteurs, l’affreuse monotonie des tombes sans génie que certaines divisions proposent... Pourtant, l’administration a cherché et cherche encore à le rendre attractif : ses allées sont bordées par de nombreux arbres (il y en aurait 8000), dont elles portent le nom (marronniers, mûriers blancs, tilleuls de Hollande...). Cette variété est une vraie plus-value. Certaines divisions, dont la 88, sont aménagées en secteurs paysagers... Pourtant, rien n’y fait : le cimetière de Pantin n’est tout simplement pas à taille humaine. Il faut beaucoup de courage pour s’y aventurer à pied, surtout si on veut en faire le tour. En outre, certaines divisions révèlent avec férocité l’origine souvent populaire de ses occupants : pauvres tombes dont plus aucune identité n’est visible, rongées par la pollution, se délitant littéralement sur des rangées entières, ou encore divisions semblant abandonnées sous les coups des herbes folles...

Equivalent, au nord de la capitale, de ce que sont Bagneux et Ivry pour le sud, ils se ressemblent sur bien des points : ainsi, la présence de la communauté juive francilienne est particulièrement visible dans de nombreuses divisions, et avec elles les saignées de la Shoah inscrites sur les tombes. Signe de cette forte présence, le cimetière possède un ossuaire de la communauté israélite érigé par le consistoire de Paris.

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Ossuaire israélite de Pantin

Plus récente, la communauté chinoise bouddhiste propose ses tombeaux, souvent imposants, ornées de lions et de dragons.

Ouvert en 1886 pour faire face à l’accroissement de la population, il est assez peu commode à rejoindre dans la mesure où les deux stations de métro équidistantes (« Aubervilliers - Quatre chemins » et « Fort d’Aubervilliers ») ne sont pas proches de l’entrée principale, sise sur l’Avenue du cimetière parisien. Une autre entrée existe également de l’autre coté du cimetière, sur l’Avenue du Général Leclerc. S’il possède 217 divisions ( !), on observe en réalité qu’il possède des divisions 1 à 163, puis 201 à 217 : dantesque administration !

Dans le fond du cimetière se trouve plusieurs divisions d’un type nouveau : la vocation paysagère y est ici évoquée par des rangs de plaques très simples au milieu de vastes pelouses.

Tout cimetière -même Pantin- à un cœur historique : ici, cela correspond grosso modo aux 17 premières divisions. C’est là que l’on trouve l’essentiel de la statuaire, et un nombre important des célébrités présentes. Dans le domaine des notoriétés inhumées, Pantin n’est assurément pas de première grandeur (Bagneux offre un catalogue beaucoup plus intéressant). Il apparaît comme un cimetière de relégation, à l’image de La Goulue, que Chirac finit par faire transférer au cimetière Montmartre. Les impécunieux (ou les imprévoyants) se sont retrouvés exilés loin des pelouses intra-muros !...

Et pourtant, malgré toutes ces préventions, Pantin reste un cimetière à visiter. Il offre les figures attachantes de certaines célébrités au visiteur. En outre, ici sans doute plus qu’ailleurs, il est l’image de la subtilité des composantes socio-économiques de Paris et de sa banlieue.

Dernière chose : Pantin reste en grande partie une terra incognita. Aucune liste exhaustive des célébrités inhumées n’existent (la conservation possèdent une feuille très incomplète). Bien des choses restent sans doute à découvrir à celui qui aura le courage de tenter un repérage systématique de ses tombes -sans compter toutes celles qui ont été reprises-. J’ai cherché à établir la liste la plus complète possible. Elle a été complétée substantiellement par certains de mes correspondants, mais j’invite chaleureusement toutes celles et ceux qui auraient des compléments d’informations à les apporter. Bonne visite !


Curiosités


-  On pourrait croire que dans un cimetière de cette taille, les bustes et médaillons sont nombreux. Il n’en est rien : les notables qui, jusque dans les années 30 étaient intéressés par ce type d’ornements, ne se faisaient pas inhumer au cimetière de Pantin. Je présente les quelques œuvres d’art de ce cimetière à l’intérieur de chaque division.

- A plusieurs endroits, d’insolites cahutes de gardien se dressent dans les herbes folles, arrêts de bus improbables.

- Plusieurs tombes de victimes d’accidents ou de monuments commémoratifs : celle aux « victimes de l’accident du Cameroun de 1951 » (16ème division), de l’accident du Mont-Cimet de 1953 (32ème division), de l’accident Saïgon-Le Caire de 1956 (126ème division), ou encore des accidents de juin 1950 (111ème division)...

-  le cimetière de Pantin a été beaucoup chanté, paradoxalement plus que le Père-lachaise. Sans doute que son aspect « triste banlieue », son éloignement et son caractère populaire ont davantage inspiré que le très bourgeois cimetière du XXème. On citera : Berthe Sylva (le Ptit Bosco), Pierre Perret (Ils s’aimaient), Renaud (la Tire à dédé), Mano Solo (le Monde entier) ou encore Vincent Delerm (les Trottoirs à l’envers)...


Les célébrités : les incontournables...


- Jacques AUDIBERTI (32ème division)
- DAMIA (55ème division)
- Mic DELINX (4ème division)
- famille FRATELLINI (7ème division)
- FRED (149ème division)
- FRÉHEL (23ème division)
- HELNO (140ème division)
- Emmanuel LEVINAS (114ème division)
- Jean-Pierre MELVILLE (8ème division)

- Le jeune poète Isidore DUCASSE (1846-1870), plus connu sous son pseudonyme de comte de LAUTRÉAMONT, et auteur des Chants de Maldoror, avait été inhumé au cimetière Montmartre dans une concession temporaire qui fut reprise : ses restes se trouvent désormais dans l’ossuaire du cimetière de Pantin.

- C’est également dans ce cimetière, dans la 75ème division, qu’avait été originellement inhumée la célèbre GOULUE, danseuse du Moulin Rouge. Elle fut ultérieurement transférée au cimetière Montmartre : plus rien ne subsiste de son tombeau à Pantin.

- Idem pour la chanteuse lyrique Rosine STOLTZ (Victoire Noël : 1815-1903). D’origine modeste, elle avait entamé en 1837 une brillante carrière de dix ans à l’Opéra de Paris, où elle joua Halevy, Meyerbeer et Weber. En 1840, elle créa le rôle de Léonor dans La Favorite de Donizetti, écrit spécialement pour sa voix de contralto. Devenue la maîtresse du directeur de l’Opéra, elle joua de son influence pour éloigner ses rivales, en particulier Julie Dorus-Gras. Elle démissionna en 1847, disparut quelques années (où elle eut un fils avec Ernst II de Saxe Cobourg-Gotha). Elle réapparut en 1850 et mena une carrière à l’étranger (notamment au Brésil où elle fut la favorite de l’empereur Pedro II), puis fit un bref retour à l’Opéra. Elle eut une liaison avec le mime Debureau, dont elle finança le théâtre. En 1878, elle épousa en secondes noces don Manuel-Louis de Godoy, prince de Bassano, prince de la Paix. Elle fut inhumée dans ce cimetière mais sa tombe n’existe malheureusement plus.

- Le très populaire chanteur juif tunisien et compositeur de musique arabo-andalouse Raoul JOURNO (1911-2001) fut inhumé dans ce cimetière avant son transfert au cimetière du Mont des Oliviers de Jérusalem - Israël.

- Ses parents et son épouse reposant ici, c’est sans doute à Pantin que sera inhumé le chanteur Enrico Macias.

-  En 1907, un crime défraya la chronique : le 27 janvier 1907, Albert Soleilland assassina, viola et écorcha la fillette de ses voisins, Marthe Erbelding, onze ans. Un « coup de folie » selon ses propres termes. Il déposa le « paquet », toujours en usant de ses mots, dans une consigne de la gare de l’Est, où il fut retrouvé après des semaines d’enquête.

Condamné à mort, il fut gracié par le président Fallières, farouche abolitionniste. L’affaire fut lourde de conséquences : un projet abolitionniste avait été déposé en novembre 1906 à la Chambre, et l’affaire semblait en bonne voie. L’affaire Erbelding faussa le dabat. Le Petit Parisien organisa un « référendum » sur la peine de mort : 1 400 000 lecteurs répondirent par lettre. Le couperet tomba : 74 % étaient favorables à la peine capitale. Le débat sur l’abolition eut bien lieu devant la Chambre en 1908, mais la peine de mort fut maintenue par 330 voix contre 201. Il retarda donc de plus de soixante dix ans l’abolition.

Les obsèques de la petite fille donnèrent lieu à un rassemblement immense : elle fut inhumée dans la 82ème division du cimetière, mais sa tombe fut reprise en 1960.

- En raison de la forte proportion de tombes israélites, un certain nombre de sépultures abrite les dépouilles de personnes jeunes assassinés pour des raisons antisémites : on pourra citer les cas Du jeune DJ Sébastien Selam, qui repose ici. Rappelons que c’est également dans ce cimetière que fut inhumé le jeune Ilan HALIMI (1982-2006), après avoir été kidnappé et torturé. Il fut transféré en février 2007 au cimetière Guivat Shaoul de Jérusalem - Israël.


... mais aussi



2ème division


— Un buste sur la tombe Rivoire.

- le politicien Emile Adolphe BOTTIEAU (1822-1887), qui fut un député de droite du Nord de 1871 à 1876, puis de 1885 à 1887.

- Le peintre Henri-Jules Jean GEOFFROY (1853-1924). Ce peintre français, élève de Bonnat et de Levasseur, exposa pour la première fois au Salon de 1874. L’enfance demeura toute sa vie son thème de prédilection, et Jules Hetzel l’engagea pour illustrer la littérature de jeunesse. Sa tombe est un très beau bas-relief représentant une mère et ses enfants.

- Le peintre polonais Stanisław Ludwik de LAVEAUX (1868-1894), installé en France 1889, qui dans le sillage de l’impressionnisme fut fasciné par la lumière nocturne qui occupe une grande place dans son œuvre. Il fut inhumé peu de temps après l’ouverture du cimetière.


3ème division


— L’industriel Amand Bonnet (1850-1908) : médaillon en bronze signé L.R. Piron.

— Le franc-maçon J.H.G Francolin (1855-1899), inhumé sous un buste de son condisciple, le statuaire Jules-André Meliodon.

— Un médaillon en bronze d’une petite Madeleine Guerry.

— Un buste sur la tombe de Chrétien Lang (1849-1898) signé S. Bogifeniske, juste en face de l’entrée droite du cimetière.


4ème division


- Le 22 avril 1974, un vol de la PanAm, en provenance d’Hong Kong, s’écrasait au nord de Bali, faisant 107 victimes. Un monument de cette division célèbre la mémoire de certaines d’entre-elles.

— Une statue assez érodée d’un bébé, la petite Madeleine Fruneau (1898-1901).

- Le comédien André BURGÈRE (Marcel Foussard : 1903-1983), dont le début de la Seconde Guerre mondiale mit fin à la carrière. Son tombe est quasiment anonyme désormais.

- Le compositeur Albert DOYEN (1882-1935), ancien élève de Widor, qui conscient de la valeur éducative de la musique, souhaita la répandre dans le peuple : en 1917, il fonda « Les Fêtes du peuple », une chorale d’ouvriers. Proche de Georges Duhamel, il partagea ses vues de l’unanimisme. Il repose dans la 4ème division sous un buste de G. Vallon.


7ème division


— Un tombeau reproduisant fidèlement un cercueil posé.

— Une ornementation étrange sur la tombe Toporski : un cœur ailé surmonté d’une étoile.


8ème division


Division majoritairement israélite, des rangées de vieilles tombes alignées pointent vers le ciel des tiges métalliques rouillées qui portèrent naguère des identités ou des tables de la Loi minérales.

- Le psychiatre et psychanalyste français d’origine biélorusse René DIATKINE (1918- 1998), qui impulsa un formidable essor à la psychiatrie de l’enfant, de l’adulte, aux traitements des psychoses et à l’ensemble de la psychanalyse.

- Le boxeur Alphonse HALIMI (1932-2006) : originaire d’une famille juive de Constantine, il devint champion du monde de boxe (poids coq) en 1957, titre qu’il perdit en 1959. Cela ne l’empêchera pas de devenir champion d’Europe des coqs en 1959, titre qu’il reconquiert en 1962 à Tel Aviv, pour le premier combat de boxe professionnel organisé en Israël. Sa fin de vie fut difficile : doté d’une maigre retraite, il était atteint par la maladie d’Alzheimer, et mourut dans une maison de retraite à Saint-Ouen.


9ème division


— L’étrange tombeau massif de la 9ème division, portant pour seule inscription « à mes maîtres Déon et Dea ».

- Le poète et écrivain André HARDELLET (1911-1974), qui fut un écrivain de langue française à l’œuvre variée : poèmes, récits, chansons, romans, nouvelles ... Son œuvre, qui reçut à ses débuts l’aval de Pierre Mac Orlan, fut globalement couronnée par le prix des Deux-Magots en 1973. Il est surtout connu pour être l’auteur de la chanson Bal chez Temporel, interprétée par Guy Béart puis Patachou. Il repose dans la 9ème division du cimetière.

- Le comédien Jules LEITNER (1862-1940), qui fit l’essentiel de sa carrière au théâtre. Sociétaire de la Comédie-Française, il fut professeur au Conservatoire de Paris.

- Le pilote de chasse Roger MOTTE (1912-1962) qui s’engagea en 1940 aux Forces aériennes françaises, participa à la libération de l’Europe puis aux combats en Indochine, et qui mourut en service commandé au dessus de Bernay-en-Brie, son avion ayant été prit dans la tempête. Il était Compagnon de la Libération.


10ème division


Cette division est progressivement dominée par des tombeaux chinois (il en est de même dans plus d’une division de ce cimetière). Sur l’une d’entre-elles, ont trouve un buste de facture.

— une tombe écrite en tamoul, présentant à la manière des martyrs deux jeunes hommes « mort pour Tamoul Eelam » : le mouvement des Tigres de libération de l’Eelam Tamoul est une organisation indépendantiste tamoule du Sri Lanka fondée en 1976 et dont le but affiché est de défendre les tamouls. Il demande l’autodétermination et la création d’un État, l’Eelam Tamoul, dans le nord-est de l’île. Reconnue comme organisation terroriste (l’attentat suicide est leur moyen d’action), ils utilisent l’enrôlement de force des enfants-soldats. C’est un membre de cette organisation qui assassina le Premier ministre indien Rajiv Gandhi.

- Le politologue Philippe HABERT (1958-1993), qui était maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences-Po), directeur des études politiques du journal Le Figaro et consultant à TF1. Les circonstances troublantes de sa mort ont été attribuées après autopsie à un empoisonnement. Il était le premier époux de Claude, la fille de Jacques Chirac. Son épitaphe proclame : Demander c’est, un jour, être obligé de rendre : je veux être « libre » .


13ème division


- Le peintre Octave LINET (1870-1962), qui exposa au Salon pour la première fois en 1888. Membre fondateur du Salon d’automne, il participa au Salon des indépendants. Il fut un paysagiste, en particulier des bords de Seine et de l’Oise. On lui doit aussi des natures. Grand collectionneur, il légua au Musée de Tours une partie de sa collection.


14ème division


- Robert BOSSUAT (1888-1968) : diplômé de l’École des Chartes et agrégé de grammaire, il s’imposa à partir de l’entre-deux-guerres comme l’un des grands spécialistes de la philologie romane et de la littérature médiévale, spécialement celle des XIVe et XVe siècles. Il fut l’auteur d’un Manuel bibliographique de la Littérature française du Moyen Âge.

- Constantin GUYS (1802-1892) fut un dessinateur, un peintre et un aquarelliste, surnommé par Baudelaire Le peintre de la vie moderne. Il a laissé, grâce à son œuvre, de nombreux témoignages sur la vie de son époque. Il illustra des journaux français et anglais. Le buste qui ornait sa tombe a désormais disparu.

- La comédienne Ginette LECLERC (Geneviève Menut : 1912-1992), qui tourna plus de cent films pour le cinéma et la télévision. Elle avait connu la gloire lors de deux films : elle avait été la Femme du boulanger de Pagnol, mais également la femme sensuelle et boiteuse du Corbeau de Clouzot. Emprisonnée un an à la Libération pour avoir travaillé à Berlin pour la firme allemande Continental, elle ne retrouva plus ensuite de grands rôles. Elle avait déclaré : « En trente ans de carrière, je suis l’actrice qui a fait le plus longtemps le trottoir et qui a été le plus souvent assassinée ».

- Le chanteur de charme Emile MERCADIER (1860-1929), baryton à la diction impeccable, connut un grand succès sur les scènes parisiennes et marseillaises. Son plus grand « tube » fut la création de Quand les lilas refleuriront, chanson créée par Georges Auriol. Il repose sous un buste expressif de Auguste Maillard. Son fils est venu le rejoindre dans la tombe : Jean MERCADIER (1924-2012), musicien et auteur-compositeur, qui fut égalemet un des derniers arrangeurs de Joséphine Baker.


15ème division


— Le chef de bataillon Jules Bertrand (1847-1913), qui possède un médaillon en bronze signé F.Bate.

— Le buste de l’ouvrier typographe Frédéric Chatelus (+1914) signé Jules Lamber.

— la sculpture la plus impressionnante du cimetière : celle du soldat Germain Verlé « décédé le 1er novembre 1914 suite de ses blessures reçues au combat de Dornach à l’âge de 23 ans ». Il est représenté allongé, son fusil à la main, comme s’il rampait sur le champs de bataille. L’œuvre est du sculpteur Georges Meynial.

- L’aviateur Jules VÉDRINES (1881-1919), qui fut détenteur de records et de performances (Il gagna la course Paris-Madrid en 1911, battit le record de vitesse pure en avion en 1912 avec 145,161 km/h, réalisa en 1913 la première liaison aérienne France-Égypte (avec escales) à bord de son monoplan Blériot, fut le premier pilote à se poser à l’aéroport international de Beyrouth au Liban...). Pendant la Première Guerre mondiale, il fut mobilisé dans l’aviation : il se spécialisa dans des missions difficiles, voire impossibles, comme aller déposer des espions français derrière les lignes allemandes puis venir les récupérer. Ainsi, le 19 janvier 1919, il se posa à bord d’un « Caudron G3 » sur le toit des Galeries Lafayette, relevant le défi lancé par le magasin qui avait promis un prix de 25 000 francs au premier pilote qui se poserait sur la terrasse de son immeuble et en repartirait. Il mourut avec son mécanicien Guillain lors d’un raid Paris-Rome. Dans le même tombeau repose son frère Emile Védrines (1887-1914), lui aussi fut détenteur de record, qui se tua également en vol à Reims, et Fernand Védrines (1899-1928), tué en vol au Bourget.

- Henry WULSCHLEGER (1894-1939) : réalisateur et scénaristes des premiers temps du cinéma, on lui doit des comédies burlesques, interprétées particulièrement par le troupier comique Bach, avec lequel il collabora dans treize films.


16ème division


Dans cette division reposent plusieurs victimes des tirs de la Grosse Bertha en 1918, dont Jeanne Baheigne, victime à 20 ans du bombardement de l’église Saint-Gervais.

- La comédienne et chanteuse Jeanne AUBERT (Jeanne Perrinot : 1900-1988), qui fut l’une des reines des revues de Rip et de Willemetz dans les années 30, enregistra plusieurs succès, et tourna jusqu’aux années 60. Elle est inhumée dans la 16ème division.

- Le peintre expressionniste Guy COLOMER (1919-2004), qui reçut de nombreux Prix et participa à de nombreux salons.

- La pianiste de cabaret et chanteuse MAD RAINVYL (Madeleine Suzanne Roige : 1886-1953), qui connut le succès au music-hall entre 1917 et 1940. Elle tourna aussi pour le cinéma.


17ème division


- Le comédien Jean d’YD (Paul PERRET : 1880-1964), qui se fit remarquer au théâtre et qui tourna également beaucoup pour le cinéma de 1923 à 1958, son grand physique plutôt sec, son visage émacié, ses yeux fatigués soulignés par de larges poches et son sourire avare et désabusé le prédisposant souvent à des rôles peu sympathiques (Napoléon de Gance, la Passion de Jeanne d’Arc de Dreyer, les Misérables de Le Chanois...). Son identité n’est pas indiquée sur la tombe familiale !


19ème division


- Jean-Pierre BARROT (Jean-Pierre Bloch) : résistant durant la Seconde Guerre mondiale, il fut un des fondateurs de L’Écran Français, revue de cinéma qu’il dirigea, et des Lettres Françaises. En qualité de distributeur de films, il a été le premier à distribuer les films de Ingar Bergman et de Ozu en France.

- Andres DIDO (1855-1921) : journaliste estonien, il prit une part active au mouvement du Réveil national. Emprisonné en 1882 par le régime tsariste pour ses idées politiques radicales, il fut relâché en 1885 et contraint à l’exil. Il s’installe à Paris et joua un rôle important dans la connaissance de l’Estonie en France, publiant notamment plusieurs articles pour présenter la littérature orale et écrite des Estoniens.

- Jean DRÉJAC (Jean Brun : 1921-2003), qui fut l’un des grands auteurs- compositeurs de la chanson française. Parmi ses grands succès, on citera Ah ! Le petit vin blanc (en collaboration avec Charles Borel-Clerc, interprété par Lina Margy), Sous le ciel de Paris, Les Forains (sur une musique d’Henri Sauguet) et l’Homme à la moto (pour Edith Piaf bien sur !), ou encore la Chansonnette pour Yves Montand.

- Le danseur et chorégraphe Camille de RHYNAL (1883-1956), qui organisa à Paris en 1909 le premier championnat du monde de danse de compétition.


21ème division


— Un médaillon en bronze sur la tombe d’Ernest Perron (1873-1925).

— Un médaillon en bronze sur la tombe d’Armand Thomas (1858-1925) (œuvre de Guilbert).

- Le boxeur français Eugène CRIQUI (1893-1977), qui bien que gravement blessé à la mâchoire à Verdun, devint champion du monde en juin 1923 en battant l’américain Johnny Kilbane par KO à la sixième reprise. Il mourut aveugle dans l’indifférence générale.

- Eugénie EBOUÉ-TELL (1891-1972) : institutrice originaire de Guyane, elle devint l’épouse du gouverneur général du Tchad puis de l’AEF Félix Eboué (inhumé au Panthéon de Paris). Après la mort de ce dernier en 1944, elle poursuivit son œuvre réformatrice en faveur des populations colonisées : sénatrice socialiste de la Guadeloupe de 1946 à 1952, elle devint ensuite vice-présidente de l’Assemblée de l’Union française. La fille qu’elle eut de Félix Eboué, Ginette (1923-1992), épousa Léopold Sedar Senghor, ce qui explique que dans ce même tombeau repose également Guy Senghor (1948-1983), à la fois fils de Senghor et petit-fils d’Eboué.

- Le comédien PIERRE-LOUIS (Pierre-Adrien Amourdedieu : 1917-1987), qui joua dans un grand nombre de films de 1931 à 1976, mais toujours dans des seconds rôles (on citera sa participation à la Vache et le prisonnier de Verneuil, ou encore le Baron de l’écluse de Delannoy. Ami de Jean Nohain, il fut également animateur de télévision, notamment dans Mardi cinéma avec Pierre Tchernia. Il réalisa également trois films qui ne connurent aucun succès.


22ème division


-  Igor BARRÈRE (1931-2001) : assistant d’Orson Welles et de René Clair, il fut l’un des journalistes de l’émission-phare de la télévision française des années 1950–1960, Cinq colonnes à la une. Il s’est ensuite spécialisé dans les émissions médicales, qui ont fait connaître aux Français les progrès de la médecine et de la chirurgie. D’abord à l’ORTF puis sur TF1, il a produit un grand nombre d’émissions d’information, de débat, mais aussi de célèbres divertissements comme La Tête et les Jambes ou La Caméra invisible. Producteur, il a également fourni des émissions à La Cinquième. Nommé au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en janvier 1989 il en a démissionné en 1991 estimant que celui-ci n’avait pas les moyens de mener à bien ses missions. Igor Barrère était également journaliste au journal Le Point, et il a écrit plusieurs ouvrages.


28ème division


— Une peinture signée Jule Amado sur la tombe Delage.


29ème division


- le compositeur Georges MOUSIKAN (1886-1917), sous une stèle quasiment illisible.

- Le fabricant de montres Emile OBREY (Emile Issman : 1905-1992), qui repose dans une tombe collective israélite.


29ème division bis


- Le directeur de casting Pierre AMZALLAG (1963-1999).

- Le Néerlandais Benedictus SPRINGER (1897-1960), qui devint en 1928 champion du Monde des échecs, titre qu’il perdit en 1937. Il donna son nom à un « coup ». Il décéda en France où il était venu assister à un championnat. Il reposait dans la division 29bis, ligne 20 fosse 1 du cimetière, mais sa tombe fut reprise en 1999.


34ème division


— Un masque mortuaire en bronze sur la tombe Marc Bilis (1872-1927).

— Un médaillon en bronze sur la tombe de Salomon Wojakowski (1896-1964), œuvre de Helbert.


36ème division


- Le ténor Edouard KRIF (Edouard Krihiff : 1905-1966), qui fut engagé en 1939 par Jacques Rouché à l’Opéra de Paris. Juif, il se réfugia en zone sud mais fut tout de même arrêté : il s’évada en sautant du train de déportation et se mêla plus ou moins à certains mouvements de résistance du département de l’Ardèche. Il reprit sa carrière après la Libération. Nommé directeur de la scène de l’Opéra Comique, il créa une structure associative : « Le Rayonnement du Théâtre » qui fut un tremplin de départ pour la carrière de nombreux jeunes artistes français. Il repose avec son épouse, Paulette de BEER (1912-2003), première danseuse à la Gaîté Lyrique.


37ème division


— Une tombe de cette division semblera familière aux disciples de Kardec, puisqu’elle abrite la fille de l’un de ses disciples et reproduit, en plus petit, son tombeau. L’inscription indique qu’ « Elisabeth, arrivée sur le plan terrestre le 13 juillet 1943 est repartie dans la lumière le 13 septembre 1951 ».


38ème division


- Le comédien et metteur en scène Jacques ARDOUIN (1937-2002), qui joua aussi bien dans le répertoire classique que dans le théâtre contemporain. Outre ses apparitions au cinéma, il était connu à la télévision comme pilier de l’émission Au théâtre ce soir. Son « fait d’armes » resta sa version du Petit Prince qui resta vingt-trois ans à l’affiche du Lucernaire, à Paris.

- Le peintre russe Edouard ZELENINE (1938-2002), qui se refugia à Paris en 1975. Il appartenait à l’école non-conformiste.


39ème division


- Le chanteur Moïse LIBER (+1956).


41ème division


- Héliodore FORTIN (1889-1934). Etrange personnage que ce canadien amputé des deux mains (qu’il avait perdu dans un accident étant enfant), installé en France, auteur d’une « religion » syncrétique (mêlant des éléments empruntés à toutes les religions) qui ne lui survécut pas, le culte diviniste du Resurrectoir, dont il était le grand pontife. Il s’était confectionné un habit à sa mesure, qui faisait sensation quand il empruntait le métro parisien ! Il rédigea, pour les fidèles, une Bible des esprits libres et un catéchisme diviniste. Le Resurrectoir avait une devise : « Je donne tout ce que reçois » : l’œuvre eut effectivement une dimension sociale d’aide aux femmes et aux enfants nécessiteux après la Première Guerre mondiale, et fut financée par des généreux donateurs, mais la crise de 29 mit fin à la manne. Ce type d’expérience n’est pas sans rappeler l’existence d’autres individus, comme le Sar Peladan par exemple. Il repose sous un monument grandiloquent conçu en 1935 par Nicolas de Kalmakoff : un médaillon en bronze le représente de profil.


42ème division


- GEORGEL (Georges Job : 1884-1945). Ce chanteur français, imitateur de Mayol à ses débuts, finit par trouver un ton personnel et à imposer son répertoire. Ces deux plus grands succès furent la Vipère, et surtout Sous les ponts de Paris (de Jean Rodor et Vincent Scotto), qu’il créé en 1913. Il fut un « chanteur de charme » pour midinettes, et connut le succès jusqu’en 1930. A la fin de sa carrière, il lança un tout nouvel artiste, un certain Bourvil...


43ème division


- Le peintre Emile BERNARD (1868-1941), qui suivit avec Toulouse-Lautrec les cours de Fernand Cormon. Après une période pointilliste, il s’orienta vers une forme de symbolisme dépouillé : sa rencontre avec Gauguin fut décisive et il forma avec ce dernier l’un des piliers de l’école de Pont-Aven. Il fut également un grand ami de Cézanne. Sa tombe, insignifiante, est en mauvais état et la plaque qui porte son nom s’efface à grande vitesse.

- Thomas BREAKWELL (1872-1902) : totalement inconnu du grand public, ce britannique installé à Paris et mort très jeune de la tuberculose fut le premier Anglais à devenir bahá’íe, ce monothéisme créé par Baha’u’llah au Moyen Orient à la fin du XIXe siècle. Breakwell jouit dans cette communauté d’une vénération particulière. C’est elle qui parvint, alors que l’emplacement de son tombeau avait été réatribué, à racheter la concession et y faire retransporter, en 1997, les restes du défunt qui se trouvaient à l’ossuaire. La dalle est recouverte d’une citation de Abdu’l-Baha, fils et successeur de Baha’u’llah, hommage à Breakwell.


44ème division


- Yves COURRIÈRE (Gérard Bon : 1935-2012), journaliste, Grand reporter à la radio à la fin des années 50, il anima également la première édition des Dossiers de l’Ecran à la télévision. Il publia La Guerre d’Algérie, un ouvrage en quatre tomes édités entre 1968 et 1971, qui fit référence, tant il ouvrait la voie à une historiographie levant les tabous sur ce conflit. Il réalisa avec Philippe Monnier en 1972 le tout premier documentaire consacré à cette guerre. Il fut également biographe (Joseph Kessel, Prévert, Lazareff).


50ème division


- Le clown ZINO (Jules BAZIN : 1920-1969), qui fut un des célèbres clown blanc du cirque Rancy, et qui se produisit souvent avec Footit.


54ème division


- L’écrivain Boris BOUIEFF(+1979), auteur de Pays de rigueur et de Ambassade aux ténèbres. Sa tombe de terre pleine est toujours là, mais totalement anonyme.


55ème division


- le chansonnier Eugène LEMERCIER (1862-1939), qui fréquenta toute la bohème de son époque, fut l’auteur d’un très grand nombre de chansons (l’Automobile du pape, On dirait qu’ c’est toi, A Saint-Sulpice...) et de plusieurs revues qui connurent du succès en leur temps, mais pour lequel la postérité a été ingrate !... Il repose dans la 55ème division.

- La comédienne Ginette MADDIE (Marcelle Gourier : 1898-1980), qui tourna pour le cinéma de 1922 à 1958 une vingtaine de films qui sont pour la plupart aujourd’hui très oubliés (le Diamant noir, Au bonheur des dames...). Elle fut inhumée dans le même caveau que la chanteuse Damia.


57ème division


- La comédienne Madeleine GUITTY (1870-1936), qui commença sa carrière artistique par le théâtre, pour ensuite apparaître dans plus de 80 films de 1909 à 1936. D’un physique insignifiant, elle joua principalement les servantes, cuisinières, marchandes de poissons, propriétaires de baraques foraines, dans un nombre considérable de films.


58ème division


— Les amateurs d’art funéraire le connaissent bien : ils seront surpris d’apprendre que la tombe Saül est ornée d’un double médaillon par Paul Vaudrey.

- La comédienne Becky ROSANÈS (+1959).


61ème division


- Le comédien Louis ARBESSIER (1907-1998), qui joua beaucoup de rôles historiques au cinéma, où il resta néanmoins cantonné dans les seconds rôles. Il se rattrapa au théâtre : lui qui avait fondé en 1943 avec Jean Vilar la compagnie des Sept fut engagé par Pierre Dux à la Comédie-Française où il resta 22 ans comme pensionnaire. Il fut également un artiste de radio et de télévision, en tant qu’acteur (La caméra explore le temps) mais également en tant que voix.

- Le comédien et metteur en scène André CELLIER (André Cellié : 1926-1997) : après avoir fait ses débuts au théâtre en 1943, il prit en 1952 la direction du Théâtre de Poche Montparnasse. Il s’engagea ensuite dans la voie de la décentralisation théâtrale, travailla avec Roger Planchon à Villeurbanne et avec Jean Dasté à Saint-Étienne, puis devint directeur du Centre dramatique de Tours, où son engagement communiste lui valut des problèmes avec le très conservateur maire de Tours Jean Royer, qui le licencia en 1976. Il créa ensuite au Mans le Centre Théâtral du Maine qu’il dirigea jusqu’en 1986. Homme de théâtre, André Cellier mena une modeste carrière au cinéma. On le vit également à la télévision.

- Le compositeur antifasciste Carlos PALACIO-GARCIA (1911-1997), réfugié en France à la fin de la guerre civile.


62ème division


- Le journaliste et écrivain Jean-Patrick MAURY (1939-1986).


64ème division


- L’écrivaine Maximilienne HELLER (Maximilienne Fenech : 1886-1966), issue de la communauté maltaise du Maghreb (La mer rouge, 1922).


65ème division


- Le chanteur de l’opéra comique René BOURBON (René Monnier : 1916-1964), qui tourna au cinéma des années 40 aux années 60. Sa tombe s’enfonce dans le sol.


70ème division


- Joseph BOURDAIS (mort en 1947) : en 1919, ce brocanteur montmartrois acheta, pour 3 francs, une tête embaumée, lors d’une vente aux enchères à l’Hôtel Drouot. L’antiquaire, troublé par la ressemblance de celle-ci avec le visage d’Henri IV, passa sa vie à essayer de confirmer son intuition. Il mourut avant de pouvoir prouver son hypothèse. En 2010, une équipe dirigée par le médecin légiste Philippe Charlier sembla corroborer cette thèse, après des études très approfondies. L’affaire fit alors grand bruit, ce genre d’anecdotes étant rares. Une fragile photographie encastrée représente le dit Bourdais face à sa relique. Les quelques personnes qui connaissaient l’existence de cette tombe se turent pour pouvoir la protéger, mais le secret fut finalement éventé et des profanateurs stupides tentèrent en vain de s’emparer de la photo, ce qui eut juste pour effet de l’abîmer.


76ème division


- La chanteuse CARO-MARTEL (Coralie Carpentier : 1883-1974), qui interpréta à l’opéra le répertoire vériste. Elle interpréta également des chansons plus légères, en particulier auprès des soldats durant la Première guerre mondiale dans les tournées des ambulances.


78ème division


- Le clown belge PIPO (Gustave Sosman : 1901-1970), qui joua le rôle du clown blanc, souvent face à l’Auguste Rhum. (Voir aussi l’article : On enterre aussi les clowns).

- Le philosophe des sciences roumain Imre TOTH (1921-2010), reconnu comme l’un des principaux philosophes des mathématiques, qui donna des leçons dans les plus prestigieuses institutions.


81ème division


- L’abbé Henri GODIN (1905-1944), aumônier jocistes de la région parisienne, publia en 1943, avec l’abbé Yves Daniel, un livre intitulé France, pays de mission ? qui constata la forte déchristianisation des milieux ouvriers en France. Ce livre fit sensation et fut à l’origine du mouvement des prêtres ouvriers.


82ème division


- L’ancien leader de la CGT Georges BUISSON (1878-1946)

- Le contrebassiste Pierre NICOLAS (1921-1990), qui fut pendant 30 ans l’ombre de Georges Brassens, en tant que contrebassiste, et qui travailla également pour Barbara, Patachou, Jacques Brel et Charles Trenet.


86ème division


- Véra KORÈNE (Rébéca Véra Korestzky : 1901-1996), Sociétaire de la Comédie Française, elle tourna entre 1933 et 1939 des films dans lesquels elle interprétait des mondaines au bord de l’adultère, ou des Slaves déchirées et pathétiques, dans des films assez oubliés aujourd’hui. Pendant la guerre, elle fit partie des artistes calomniées par les autorités parce que d’origine juive. Après 1945, elle monta sa propre compagnie théâtrale puis dirigea, jusqu’en 1978, le théâtre de la Renaissance.

- Le restaurateur parisien Albert NIZARD (1929-1998), fondateur en 1957 du célèbre restaurant à couscous « Chez Bebert », enseigne reprise depuis sa mort par ses deux fils.


89ème division


- Reinette l’ORANAISE (Daoud Sultana : 1915-1998) : née en Algérie d’un père rabbin d’origine marocaine, elle devint aveugle suite à une variole mal soignée. Elle fut placée chez Saoud Médioni dit l’Oranais, chanteur et violoniste réputé dans l’art du haouzi, un dérivé populaire de la musique arabo-andalouse, qui remarqua son don et la baptisa Reinette. Celle-ci développa sa voix, apprit le luth, et débuta dans un café : très vite, ce fut le succès et elle fut invitée à jouer dans toute l’Algérie. La guerre d’Algérie l’obligea, en tant que juive française, à s’installer en France. Elle se produisait essentiellement dans les fêtes juives quand elle fut remarquée en 1980 par un journaliste de Libération qui la médiatisa : dès lors, ce fut le succès en France et à l’étranger (Bataclan, Olympia, concerts en Angleterre et en Espagne...).


92ème division


- Le peintre chinois Yenson SANYU (1901-1966).


97ème division


- L’acteur Emile MILO (Emile Ducrot : 1889-1952), pionnier du cinéma puisqu’il fit sa carrière des années 10 aux années 20.


98ème division


— Le médaillon en bronze par Albert David sur la tombe de René Samson (1894-1949).


99ème division


- La chanteuse lyrique Denise MONTEIL (1928-1984).


101ème division


- Le guitariste britannique Tony HARVEY (Anthony Harvey : 1940-1993), qui accompagna Vince Taylor, de manière sporadique, en 1958 puis à nouveau entre 1960 et 1963. Il fit partie des Play Boys, le groupe emblématique de Vince Taylor.


104ème division


- Henri FISZBIN (1930-1990), qui d’origine ouvrière devint député communiste de 1973 à 1978, puis de Nice de 1986 à 1988. Il fut une tête de liste de la gauche aux élections municipales de 1977 qui perdit de peu face à Jacques Chirac. Exclu du Parti communiste en 1981, il s’orienta progressivement vers le socialisme.


110ème division


- L’écrivain Ilarie VORONCA (Eduard Marcus : 1903-1946), qui fut un poète et essayiste juif roumain qui s’installa en France et publia de nombreux volumes de poèmes et de prose en roumain illustrés par de nombreux artistes (Robert et Sonia Delaunay, Chagall, Brancusi, Brauner...). Il fut proche du mouvement surréaliste. Il se donna la mort. Un prix littéraire porte aujourd’hui son nom. Sa tombe, menacée, fut refaite grâce à l’action du Collectif Ilarie Voronca, rassemblant des personnalités françaises et roumaines.


115ème division


- La comédienne Muriel BAPTISTE (Yvette Baptiste : 1943-1995), qui eut une carrière assez chaotique malgré son talent, car elle connut plusieurs traversées du désert. La dernière lui fut fatale car elle se suicida. On l’a vit dans plusieurs séries télévisées (Maigret, les Chevaliers du ciel...), mais on garde surtout le souvenir de son interprétation du rôle de Marguerite de Bourgogne dans les Rois maudits de Claude Barma.

- La peintre et écrivain Blanche BOURIELLO (1884-1961), qui participa à de très nombreux salons parisiens et avait son atelier à Montmartre. Inhumée dans la 115ème division, sa tombe a été reprise.

- Le peintre et artiste graphique lituanien Vytautas KASIULIS (1918-1995), dont l’œuvre est emprunte de nostalgie et de lyrisme. Il fut inhumé dans la 115ème division.


116ème division


- Le compositeur et guitariste Claude PERRAUDIN (1948-2001), qui travailla avec les plus grands. Il composa de nombreuses oeuvres destinées à l’illustration sonore pour la télévision et la radio (1970-2000), dont le célèbre instrumental « Scoop », jingle du journal télévisé (1975 à 1981) présenté par Yves Mourousi.

- Le peintre Vladimir STOJANOVIC (1924-1994).


127ème division


- Clément LÉPIDIS (Kléanthis Tchélébidès : 1920-1997), grec d’Anatolie dont la famille dû fuir la Turquie, qui laissa des poèmes et des romans, dont l’Arménien, célébré par plusieurs pris. Il aimait le Paris populaire dont il décrivit l’aspect heureux et bon enfant, mais aussi le côté sombre pendant l’occupation allemande.


131ème division


- Le compositeur Antoine TISNÉ (1932-1998), qui remporta un Second Grand Prix de Rome en 1962. Inspecteur principal de la musique au ministère des Affaires culturelles entre 1967 et 1992, puis inspecteur de la musique chargé des conservatoires municipaux de la Ville de Paris, Antoine Tisné a composé plus de trois cents œuvres allant des pièces pour instrument solo à l’orchestre symphonique.


132ème division


- Le pianiste François BABAULT (+1967), qui fit avec son Grand orchestre la joie des auditeurs d’émission radiophoniques dans les années 40 et 50, reposait dans la 132ème division. Sa tombe fut reprise en 1999.


134ème division


- Le réalisateur Jean-Jacques VIERNE (1921-2003), auteur de quelques films dont le premier film en couleur des aventures de Tintin (Tintin et le Mystère de la Toison d’or). Il repose sous une simple croix de bois posée à même le sol.


135ème division


- Le corniste Georges BARBOTEU (1924-2006), qui intégra l’Orchestre national de France en 1948. Il fut le corniste principal des Concerts Lamoureux puis à partir de 1969 de l’Orchestre de Paris. Il enseigna son instrument au Conservatoire de 1969 à 1989, et fonda le Quintette Ars Nova. Il a laissé une discographie importante, enregistrant nombre de pages de musique de chambre et de musique concertante, allant du XVIIe siecle à l’époque contemporaine.


136ème division


- Le champion d’échecs Savielly TARTAKOVER (1887-1956), né d’un père autrichien et d’une mère polonaise morts assassinés parce que juifs dans un pogrom, s’installa en France après la Première Guerre mondiale. Il participa à de nombreux championnats et gagna le championnat de France en 1953. Il écrivit plusieurs ouvrages, toujours respectés, sur les échecs. Sa tombe, en bordure, existe toujours mais est totalement anonyme.


137ème division


- Georges PACOUIL (1903-1997) : peintre néoréaliste, il s’attacha à la forme, structure de la nature. Décorateur de théâtre (1920-1934), peintre et professeur depuis 1934, il exposa dans de nombreux salons.


139ème division


- Gabrielle FONTAN (Gabrielle Pène-Castel : 1873-1959) : étonnant destin que celui de cette comédienne de théâtre, qui enseigna également (en particulier à Reggiani ou a Dufilho), et commença une carrière au cinéma alors qu’elle n’était pas loin de la soixantaine, en 1927. Elle tourna pourtant dans plus d’une centaine de films. On l’a vit en particulier dans les Inconnus dans la maison, ou encore en Mère supérieure dans les Misérables de Le Chanois.


143ème division


- Le producteur de cinéma Alain DAHAN (1942-1992) (Les Amants du Pont neuf, Mauvais sang…).


147ème division


- La comédienne Irène SOLOGGOUB (1919-2007).


153ème division


Les divisions de ce secteur sont de vastes pelouses sur lesquelles figurent uniquement des alignements de sobres plaques indiquant l’identité des défunts.

- La réalisatrice américaine Anouck BERNARD (Aimée Waldeck : 1928-1999).

- La comédienne Dominique DAVRAY (Marie-Louise Gournay : 1919-1998) . Révélée dans le deuxième rôle féminin de Casque d’Or (Julie), elle joua au théâtre, tourna beaucoup pour le cinéma, sans jamais pouvoir dépasser le stade des faire-valoir. Après avoir joué jeune les rôles de femmes de petite vertu, on l’a vit dans des rôles comiques, en particulier dans les films de De Funès.


154ème division


- La comédienne Lucienne BOGAERT (Lucienne Lefebvre : 1892-1983), qui fit essentiellement sa carrière au théâtre. Après ses débuts à la scène, elle entra dans la compagnie du théâtre du Vieux-Colombier puis travailla ensuite avec Louis Jouvet à la Comédie des Champs-Élysées . Le cinéma employa sa diction particulière et ses talents de grande tragédienne en lui confiant des rôles de mamans « spéciales ». Elle eut une liaison plusieurs années avec l’acteur Michel Simon. Sa dalle, quasiment au fond du cimetière, est désormais presque illisible.


157ème division


- Le comédien Julien MAFFRE (Julien Malfay : 1902-1981), qui tourna dans un très grand nombre de films des années 30 aux années 60.


202ème division


- Betty SPELL (Léone Guimbellot : 1903-2006) : comédienne, elle débuta en 1925 dans plusieurs revues. Elle enregistra dans les années 40 plusieurs disques. Elle mourut à l’âge de 103 ans. Elle repose dans une tombe au nom de Guimbellot-Moussy, mais sur laquelle son identité ne figure pas.


204ème division


— La très énigmatique formule sur la tombe du Grec Giōrgos Dēmētrē Zioutos (1903-1967).


205ème division


- Le comédien Albert MICHEL (Albert Bour : 1909-1981), à l’abondante filmographie (des années 40 à la fin des années 70) dans des rôles de troisième couteau.


209ème division


- Le comédien Jack LENOIR (Jacob teboul : 1926-1981).


210ème division


- La chanteuse JOCELYNE (Esther Journo : 1951-1972), qui sortit son premier disque alors qu’elle n’avait que 12 ans. Remarquée pour son sens du rythme et une voix très particulière, elle fut surnommée « la Brenda Lee française » par Salut les Copains. Elle figure d’ailleurs sur la fameuse photographie rassemblant en 1966 les Yéyés dans le cadre de la promotion de l’émission et du journal (elle se trouve à la gauche d’Hervé Villard). Elle mourut dans un accident de moto.


215ème division


— L’étonnante tombe d’un maître d’armes.

- Dans cette division se trouve un organiste de Saint-Germain-des-Prés (Jean Joseph).

- Le peintre Giuseppe CAPONE (1904-1971).

- Le peintre hongrois Georges CSATO (1910-1983), qui étudia aux Beaux-Arts de Vienne, puis, de 1930 à 1934 à Berlin où il eut pour professeurs Archipenko, Käthe Kollwitz et Karl Hofer. C’est en 1948 que Cocteau l’incita à se fixer à Paris en y organisant sa première exposition. Excellent portraitiste, il représenta les plus grandes célébrités des années 50. Marqué par l’influence de Klee et Feininger, c’est dans l’abstraction qu’il trouva sa principale inspiration. Il produisit des œuvres non figuratives de grande pureté. Il passa de l’abstraction géométrique, celle de l’art concret, à des rythme colorés, des courbes féminines, tout en continuant à être le portraitiste de ses célèbres amis. Il participa au Salon des Réalités Nouvelles en 1955 et au Salon Comparaisons en 1957. Il enseigna quelques années au Canada et fut naturalisé français en 1976.


Merci à Patrick Dettloff pour la photo de la tombe d’Emile Milo. Merci à Joël Chirol pour celles de Madeleine Guitty et Dominique Davray. Merci à Josiane Dussart-Devin pour celles de Voronca et Spell.

Merci aux substantiels compléments d’informations apportés par Herbert et ses amis.


Commentaires

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dimanche 20 juillet 2014 à 11h15, par  Philippe Landru

Le mot tatophile n’existe pas : il est utilisé par des journalistes qui n’y connaissent rien ! Le vrai mot est Taphophile, qui désigne l’amateur de « tombes » -même étymologie qu’épitaphe, du grec taphos, qui évoque la notion d’enterrement (thaptô, enterrer). Stricto censu, c’est déjà une orientation dans la mesure où le mot « tombe » lui même vient du grec (du grec ancien tymbos qui désigne la butte de terre). On pourrait donc nous appeler les tymbophile (mais on nous dit déjà assez timbrés comme ça) !

Pendant longtemps, on nous a appelé nécrophile, ce qui était évidemment malheureux dans la mesure où la nécrophilie est une perversion sexuelle et que ce n’est pas l’amour du cadavre qui guide la plupart d’entre nous. Ainsi s’est imposé, depuis environ 20 ans, le terme de taphophile.

Bertrand Beyern lui préfère le terme de nécrosophe, ce qui correspond mieux à ce qu’il attend des nécropoles, à savoir une source de méditation et de sagesse de la vie, un ars vivendi répondant à l’ars moriendi. Si le terme est connu, il ne s’est jamais imposé.

Néologuons dans les alpages : moi qui décrit les cimetières par le menu, je suis un taphographe !

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samedi 19 juillet 2014 à 21h00, par  Françoise

SVP : Quelle est l’étymologie du terme TATOPHILE ? Jusqu’ici, je n’ai pas encore trouvé !

Merci de bien vouloir éclairer ma lanterne !

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vendredi 18 juillet 2014 à 19h50, par  Françoise

En ce 18 juillet 2014, vérification faite, sachez tous qu’on peut entrer en voiture ainsi qu’ en vélo également.

Par ailleurs, on peut se faire conduire aller et retour vers une tombe précise par la navette pilotée par une dame charmante à l’accent chantant.

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jeudi 13 février 2014 à 03h39, par  HolyvieR

En plus de Libert, dont il faudra retrouver la tombe (voir article du 3 octobre), un autre chanteur populaire oublié repose à Pantin.

"Les obsèques du chanteur Pizella.
Hier après-midi ont eu lieu à Paris, les obsèques du chanteur tué dans un accident d’automobile sur la route de Deauville, samedi dernier. Disparaissant sous les fleurs, le fourgon mortuaire quitta la château des Brouillards, à Montmartre, où habitait l’artiste, pour se rendre place du Tertre, à l’église Saint-Pierre-de-Montmartre où se pressait une très nombreuse assistance,

Le deuil était conduit par le frère de Pizella. Dans le cortège, on remarquait Maurice Chevalier, Max Dearly, Dréan et la plupart des artistes actuellement à Paris. L’inhumation a eu lieu au cimetière de Pantin."

(LE PETIT PARISIEN, 12.08.1937)

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dimanche 6 octobre 2013 à 23h34, par  cp

N’exagérons pas, si vous entrez gentiment par une porte moyennement surveillée par un gardien qui lit son journal, dans un cimetière de cent hectares, désert (Pas à la Toussaint !), vous pourrez circuler sans trop de problème ! J’ai traversé X fois celui de Bagneux, il y a une semaine encore, plusieurs fois celui de Thiais, et aussi les plus modestes de Meudon, Clamart, Chatenay-Malabry, de Fresnes, Chevilly-Larue, livrés à eux-mêmes, sans la moindre casquette de surveillant, les temps sont durs ; comme disait la marionnette de Jean-Pierre Elkabbach, il FAUT OSER !

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dimanche 6 octobre 2013 à 22h51, par  Philippe Landru

Et non, malheureusement, nous ne sommes pas dans le monde anglo-saxon ici : il m’étonnerait beaucoup qu’on vous laisse entrer en vélo, mais on acceptera régulièrement que vous preniez une voiture ! Rien de spécifique à Pantin : il en est ainsi dans l’ensemble des cimetières français, où une vaste inversion des valeurs est de mise. C’est vrai que prendre un vélo dans le cimetière serait un acte d’un très grand irrespect pour les défunts et pour leur famille ! Tout est à refaire dans la législation des cimetières. Ceci étant, ironie mise à part, certaines allées pavées ne seraient pas agréables en vélo.

dimanche 6 octobre 2013 à 22h30

ETANT DONNE SA SURFACE PEUT ON VISITER LE CIMETIERE DE PANTIN à vélo ?

cordialement
cecile crayon

cecile.crayon@laposte.fr

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jeudi 3 octobre 2013 à 05h07, par  HolyvieR

"Les obsèques de M. Libert, le chanteur bien connu, ont eu lieu cet après-midj, à deux heures et demie, en l’église Saint-Laurent.

Le cortège funèbre est parti de la maison mortuaire 70, boulevard de Strasbourg. En tête venaient, portées à bras, deux magnifiques couronnes envoyées par les artistes et l’administration de la Scala.

Le corbillard, de quatrième classe, était couvert de nombreuses couronnes et gerbes de fleurs, parmi lesquelles nous avons remarqué celles adressées par les artistes et l’administration du concert de la Gaité-Rochechouart, le concert de la Cigale, le concert de Ba-Ta-Clan, etc. ,

Le deuil était conduit par le fils du défunt. Parmi la nombreuse assistance, composée, en majeur partie, d’artistes de cafés concerts, collègues de M. Libert, nous avons reconnu : Mlle Yvette Guilbert, M. Polin, [...] etc. etc.

[...] L’inhumation a eu lieu au cimetière parisien de Pantin."

(Lu dans le journal LE RAPPEL du 20 novembre 1896)

Voilà, c’est mon scoop du mois ! :-)) Il n’y a plus qu’à partir à sa recherche et à le rajouter dans la liste des personnalités du cimetière de Pantin..;-)

Le grand tube du chanteur comique Xavier Marie Alphonse Libermann dit LIBERT (né le 17 mars 1840) s’appelle « L’amant d’Amanda ».

Voyez ce beau garçon-là
C’est l’amant d’A
C’est l’amant d’A
Voyez ce beau garçon-là
C’est l’amant d’Amanda ...

(Paroles : Émile Carré, Musique : Victor Robillard - 1876)

A noter que le compositeur populaire Victor Robillard (1827-1893) repose lui au Père Lachaise en 81ème division.

mercredi 21 août 2013 à 16h20

Superbe travail ! Merci.

samedi 25 mai 2013 à 13h16

Un grand merci pour la présentation de ce lieu ! Bien cordialement, LR

Logo de Jo-Elle
mercredi 6 mars 2013 à 11h13, par  Jo-Elle

Bonjour, merci pour ce bel article et les jolies photos. Un avant goût pour moi avant d’y aller réellement
J’ai appris hier que mes ancêtres étaient enterrés là, section 8. Faisaient-ils partie des imprévoyants et des impécunieux ????

Logo de Leroy Jean
samedi 2 février 2013 à 09h46, par  Leroy Jean

Je suis allé hier pour la première fois au cimetière de Pantin pour des obsèques et vu, sur la gauche de l’entrée principale, plusieurs divisions avec seulement de petites plaques de ciment au sol sans aucune inscription ; à quelles personnes correspondent-elles ? les pauvres des siècles derniers, des soldats non identifiés ? merci par avance pour votre réponse
J’en profite pour vous féliciter pour la richesse de ce site et toutes les informations sur ce lieu

Site web : divisions sans nom
Logo de HolyvieR
mardi 27 novembre 2012 à 19h15, par  HolyvieR

Je viens d’apprendre cet horrible fait divers : « Quatre personnes dont trois fossoyeurs employés par la Ville de Paris ont été arrêtés depuis lundi matin par la police. Ils sont soupçonnés d’avoir volé des dizaines de dents en or sur les cadavres enterrés au cimetière de Pantin ! » :-O :-/

Sources :
- http://www.metrofrance.com/paris/de...
- http://www.lexpress.fr/actualite/so...

Logo de bgiguet
lundi 19 novembre 2012 à 07h55, par  bgiguet

tout le monde ne peut pas se payer st-germain de charonne (mon grand-père l’a tellement peint) ou le père-lachaise. Mes grands parents ont donc pris le chemin de Pantin...comme beaucoup de parisiens de conditions modestes... affreuse monotonie des monuments... oui mais faire dans l’originalité cela demande un budget considérable car il faut alors sortir de la standardisation marbrière

Logo de Philippe Landru
jeudi 15 novembre 2012 à 18h07, par  Philippe Landru

@Bernard Fonquerne : Zardi n’est pas au Père Lachaise : il y fut seulement crématisé a priori, mais ces cendres furent reprises par la famille. Henri Attal a depuis été transféré au cimetière de Bercq-sur-Mer (62).

mardi 28 août 2012 à 23h28

Bonsoir

Serait-il possible de connaître la situation de la tombe de René Samson

Merci par avance pour ces informations.

Logo de Irène Tenèze
samedi 4 août 2012 à 15h13, par  Irène Tenèze

Bonjour et merci pour ce travail enrichissant. Je suis membre d’une association créée après 1945 « Les (anciens) Guerrilleros espagnols FFI » et je sais que des républicains espagnols anciens résistants FFI sont enterrés à Pantin dont Cristobal Errandonea et d’autres. Où trouver une liste ? Merci de me conseiller. Cordialement, Mme Irène Tenèze, irenete@wanadoo.fr

Logo de bernard fonquerne
dimanche 10 juin 2012 à 18h38, par  bernard fonquerne

le comédien henri attal du duo de choc zardi attal le célèbre tandem qui a joue dans les films de chabrol mocky hunebelle molinaro et bien d’autres ZArdi est au père lachaise et Henri Attal au cimetière de pantin il est mort en 2003 bernard fonquerne

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mercredi 13 juillet 2011 à 18h02, par  AD

Un cimetière aussi grand ce n’est pas très humain, ou devrai-je dire pas humain du tout ,mais ce qui est encore moins humain c’est de ne pas fournir de voiturette électrique au visiteur qui j’imagine doivent marché pendent de longues heures avent de trouver la tombe sur laquelle il veulent se recueillir

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mardi 23 novembre 2010 à 11h53, par  Michele

Bonjour,
pourriez vous m’indiquer le numéro de la division dans laquelle se trouve la sépulture des deux jeunes tamoul que vous montrez dans votre intéressant article ? Merci beaucoup

Brèves

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vendredi 14 février

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