SAINT-JEAN-DU-DOIGT (29) : cimetière

visité en janvier 2018
jeudi 22 février 2018
par  Philippe Landru

Saint-Jean-du-Doigt offre l’ensemble le plus complet et le plus parfait de ce qu’était autrefois une église paroissiale avec toutes ses annexes : église monumentale entourée du cimetière, porte de style ou arc de triomphe pour pénétrer dans cette enceinte, fontaine sacrée, calvaire, ossuaire, oratoire ouvert ou abri pour célébrer la messe les jours de pèlerinage, riche trésor toujours conservé. L’ensemble, très harmonieux, vaut une petite visite.

On y trouve :

-  L’église Saint-Jean-Baptiste, du XVIe siècle, de style flamboyant. Son trésor comprend l’étui du « doigt de Saint-Jean-Baptiste » qui attira de très nombreux fidèles : cette relique du doigt du saint serait arrivé ici dans des circonstances non connues.

- Le cimetière entourant l’église cintré par le mur d’enceinte, présente un escalier et une porte double dite aussi « arc de triomphe ».

- Une fontaine monumentale, en pierre de kersanton, aurait été construite grâce aux libéralités de la reine Anne, ce qui semble très peu probable car elle date sans doute de 1691 et est due au maître sculpteur morlaisien Jacques Lespaignol (mais une autre fontaine existait antérieurement, attestée en 1520). Au milieu d’un large bassin circulaire en granite s’élève un pilier qui supporte trois vasques superposées d’où l’eau s’écoule par la bouche d’angelots. Au sommet, Dieu le Père bénit son fils, que saint Jean-Baptiste baptise dans une vasque inférieure.

- L’Oratoire du Sacre dans le cimetière (XVIe siècle) est un modèle d’architecture de la Renaissance bretonne. Il s’agit en fait d’un reposoir de la confrérie du Saint-Sacrement, servant aussi les jours de pèlerinage à la célébration de la messe, et aussi d’un lieu abritant le corps des défunts lors des veillées funèbres. Cet édifice a été construit en 1577 par l’architecte Michel Le Borgne, le granite ayant servi à sa construction venant de l’Île-Grande. Cet édifice à baies ouvertes séparées par des balustres carrés, contenant un autel et des consoles qui supportaient autrefois des statues, conserve des poutres, des clefs pendantes et sablières sculptées par un menuisier local et qui représentent des scènes mythologiques (Hercule étranglant le Lion de Némée, Lucrèce étendue, un couteau dans la poitrine, etc..), des végétaux, des masques et même des personnages dans une position lascive. On y célébrait aussi probablement la messe les jours de grande fête, les fidèles n’ayant pu entrer dans l’église s’entassant alors dans le cimetière.

Dans ce cimetière repose François TANGUY-PRIGENT (1909-1970). Ancien maire de la commune, député SFIO en 1936 à 27 ans (ce qui en fit le plus jeune député de France), figure de la Résistance bretonne durant la guerre, il devint ministre de l’Agriculture à la Libération et le resta jusqu’en 1947. Il fut à l’origine de la création du statut du fermage et du métayage (loi du 13 avril 1946). Ce statut, très protecteur des droits des paysans vis-à-vis de leurs propriétaires, est encore en vigueur aujourd’hui.

Il fut élu aux deux assemblées nationales constituantes de 1945 et 1946, puis comme député du Finistère jusqu’en 1958, toujours en tant que socialiste SFIO. Opposé au retour de Charles de Gaulle en 1958, il quitta la SFIO en octobre 1959 et milita au PSA puis au PSU, qu’il représenta à l’Assemblée nationale de 1962 à 1967 (il siège avec les non-inscrits). Il fut encore Ministre des Anciens Combattants et des Victimes de guerre entre 1956 et 1957.


Source : Wikipedia


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