Landerneau (29). Sous les tombes du cimetière, les gloires du passé se cachent
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Quelques personnalités régionales, voire nationales, sont enterrées parmi les quatre hectares du cimetière communal de Landerneau, entre les ifs.
Les soldats français et malgaches
Une cinquantaine de croix blanches sont disposées en deux lignes, à l’entrée du cimetière de Landerneau, rue de l’Oratoire. Elles font honneur aux soldats français tombés durant la Première et la Seconde Guerre mondiale, mais aussi à des ressortissants malgaches. « Ils sont morts de maladies, à cause des substances qu’ils sont venus nettoyer après la Première Guerre mondiale » , explique Jean-Yves Thomin, gardien du cimetière.
La famille Vincent et Augu
Un peu plus loin, se présente une chapelle surmontée d’un ange pensif. Elle appartient à la famille Vincent et Augu, les époux Vincent y sont enterrés. L’homme était juge au tribunal de commerce, et membre de la chambre de commerce. Les époux ont fait don de leur manoir, la propriété de Saint-Sébastien, à la communauté des filles du Saint-Esprit, en 1911. La bâtisse originale s’est depuis fondue dans l’établissement scolaire Saint-Sébastien.
Joseph Romain Desfossés
Né à Gouesnou, au nord de Brest, le 8 décembre 1798, Joseph-Romain Desfossés a mêlé Marine et politique. Il fait ses premières armes à 9 ans, comme mousse à bord du Cassard. Le début d’une glorieuse carrière militaire. Capitaine de vaisseau dans différents endroits du monde, il est nommé contre-amiral en 1847. En mai 1849, il est élu député au nom du parti bonapartiste, qui le nomme quelques mois plus tard Ministre de la Marine et des colonies. Il est nommé sénateur en 1855, et promu Amiral de France le 9 juillet 1860, couronnement de sa carrière dans la Marine. Il meurt en 1865 et repose à Landerneau.
Le comte de Gueydon
Louis Henri de Gueydon, né le 22 novembre 1809, à Granville, est issu d’une noble famille italienne. Il fut capitaine de vaisseau, gouverneur de la Martinique (1853 à 1856), préfet maritime de Lorient (1858) puis de Brest (1859), vice-amiral (1861). Le 29 mars 1871, il est nommé gouverneur général de l’Algérie, le premier sous la IIIe République. Une vive révolte y a éclaté, le comte de Gueydon travaille alors à sa répression. Il meurt en 1886 au manoir de Kerlaran, à Landerneau, où il a vécu quelques années, et est enterré au cimetière communal.
Max Radiguet
De son véritable nom Maximilien-René Radiguet, Max Radiguet naît le 17 janvier 1816, à Landerneau. De 1823 à 1830, il fréquente l’école mutuelle de la ville. Plus tard, entre deux voyages, notamment en qualité de secrétaire de l’amiral Du Petit Thouars, il publie récits et dessins sur le Chili, le Pérou, l’Océanie. Cet homme de lettres a été fait chevalier de la légion d’honneur. Il meurt le 7 janvier 1899.
Louis-Joachim Goury
La famille Goury est originaire de Touraine. Louis-Joachim Goury naît le 13 décembre 1722 ; il s’établit en 1750 en Bretagne et devient Conseiller du Roi, Consignataire au siège royal de Léon, directeur général des Fermes de Bretagne, charge grâce à laquelle il acquit une fortune importante, perdue en partie pendant la Révolution. Il meurt le 12 mai 1810.
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