BOURBAKI Charles (Charles-Sauter Bourbaki : 1816-1897)

cimetière Saint-Etienne de Bayonne (64)
dimanche 6 novembre 2011
par  Philippe Landru

Fils d’un officier des armées impériales mis en demi-solde par la seconde Restauration, il choisit également la carrière militaire. Sous-lieutenant, il prit part à la conquête de l’Algérie, s’illustrant en particulier lors de la prise de Sétif. Il participa en outre à la prise de la smala d’Abd el-Kader sous les ordres du duc d’Aumale. En 1845, Louis-Philippe en fit son aide de camp mais Bugeaud, gouverneur de l’Algérie, le réclama pour lui confier le Bureau arabe de Blida. En 1851, Bourbaki fut nommé colonel des zouaves. Sa conduite lors de la bataille de l’Alma lui valut les galons de général. En 1857, il participa à la campagne de Kabylie qui établit définitivement l’autorité française sur la région.

En 1865, c’est Napoléon III qui fit de Bourbaki son aide de camp. Lorsque le conflit franco-prussien éclata, l’empereur lui confia le commandement de la Garde impériale. Cette unité fut dirigée sur Metz où elle fut mise à la disposition de Bazaine. Le bouillant Bourbaki subit les conséquences des atermoiements de son chef qui laissa les Prussiens enfermer son armée dans Metz à la suite des combats de Borny, Rezonville, Gravelotte et Saint-Privat.

Le gouvernement de Défense nationale lui confia le commandement de l’armée de l’Est. Bourbaki obligea les Allemands à se replier après le combat de Villersexel. Le général voulut poursuivre son avantage et obliger l’ennemi à lever le siège de Belfort, mais les soldats français étaient épuisés et le ravitaillement faisait défaut. Au bout de trois jours de bataille en janvier 1871, Bourbaki fut défait à Héricourt. Le 26, il décida de battre en retraite et tenta de se suicider, mais fut sauvé.

Il donna son nom à une ville d’Algérie.


Merci à Elisabeth G.


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