LONS-LE-SAUNIER (39) : cimetière

visité en août 2017
mardi 3 octobre 2017
par  Philippe Landru

Le cimetière de Lons fut établi entre 1839 et 1842. Lui aussi est un oublié des ouvrages sur les cimetières, qui n’en parle pas. Idem sur le net, où on ne trouve quasiment aucune information. C’est dommage, car c’est un cimetière intéressant qui possède, comme nous le verrons, quelques tombeaux étonnants. Cette visite est donc une présentation inédite du lieu

C’est un assez grand cimetière qui grimpe en pente douce par des allées qui dessinent autant de terrasses. La partie basse est la plus ancienne.

On y trouve un très grand nombre d’officiers de toutes les guerres depuis le Premier empire.


Curiosités


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Canon, épée et épaulettes sur la tombe Boudier, qui fit le siège de Sébastopol

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Monument Daloz

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L’étonnante tombe du vigneron François Dufort où figurent les outils, le panier...
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Le monument le plus étonnant du cimetière : la tombe Bourgeois
Ce monument se signale par la rareté de la représentation sculptée d’un couple. Le sculpteur et doreur Bourgeois tenait un atelier dans cette ville en 1855. Cette famille fit l’acquisition, en 1852, d’une concession perpétuelle. Le monument, érigé à l’angle sud-est du cimetière, sur un amas élevé de rochers, représente le couple assis dans des fauteuils, Monsieur semblant faire la lecture.

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Une tombe témoigne d’un fait-divers tragique : l’accident ferroviaire des Échets a eu lieu en France, sur la ligne Lyon-Bourg du PLM dite « ligne des Dombes », le 10 septembre 1921 vers 22 h 35, lorsqu’à la suite d’un excès de vitesse au passage d’un aiguillage, le train Strasbourg-Lyon a déraillé et ses voitures se sont télescopées, certaines d’entre elles venant s’écraser contre la halle à marchandises de la gare des Échets dans l’Ain. Cet accident ferroviaire fit 39 morts et une soixantaine de blessés.


Célébrités : les incontournables...


Aucune.

Il est possible que les fromagers Grosjean, inventeur de la Vache du même nom qui fut la rivale de la vache qui rit de Léon Bel, soit inhumé dans ce cimetière.

Quant à Léon Bel, il fut bien inhumé dans ce cimetière, mais fut transféré par la suite à Paris ou en région parisienne, en un lieu qui n’est pas connu.

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Tombe d’origine de Léon Bel à Lons-le-Saunier

... mais aussi


- Charles CENCELME (1878-1937) : maire de Lons, il fut sénateur du Jura, inscrit au groupe de la Gauche démocratique, de 1933 à 1937.

- Le coureur cycliste Paul CHOCQUE (1910-1949), professionnel de 1933 à 1949, date à laquelle il se tua lors d’une course au Parc des Princes. Il a notamment remporté deux étapes du Tour de France 1937. Il a également été couronné à deux reprises Champion de France de cyclo-cross en 1936.

- Le médecin général Charles CLAVELIN (1888-1974), qui fut Professeur au Val-de-Grâce.

- Le général d’Empire Nicolas Philibert DESVERNOIS (1771-1859)

- L’érudit local François-Xavier GUILLERMET (1814-1896), qui fut archiviste et bibliothécaire à Lons, mais également romancier et journaliste (il fonda avec Courbet Le Patriote jurassien).

- Alexandre Gabriel HEIM (1773-1836), qui fut préfet du Vaucluse, des Deux-Sèvres et du Jura. Il fut également secrétaire général du gouvernement des provinces illyriennes.

- L’avocat Adolphe LELIÈVRE (1836-1915), qui fut député du Jura en 1876 à 1885, puis sénateur de 1888 à 1906. Il fut nommé Sous-secrétaire d’État aux Finances du 14 novembre 1881 au 29 janvier 1882 dans le Gouvernement Léon Gambetta.

- Le général Henri LELEUX (1901-1985), qui plus que pour ses faits de guerre se fit connaître pour sa passion pour l’entomologie.

- François TAMISIER (1809-1880) : officier d’artillerie, il améliora les performances des armes à canon rayé, notamment par l’introduction de cannelures sur les projectiles. Le 25 février 1848, il refusa énergiquement de livrer au peuple de Paris les armes de l’arsenal de Vincennes. Républicain de la veille, Tamisier fut élu en 1848, représentant du Jura à l’Assemblée constituante. Il siégea dans les rangs de la gauche modérée, fit partie du Comité de la guerre. Réélu en 1849 par le même département comme député à l’Assemblée législative, il fut nommé chef d’état-major du général Oudinot par les représentants réunis à la mairie du Xe arrondissement pour organiser la résistance armée contre le prince Louis-Napoléon. Il fut ainsi détenu à la prison Mazas pendant dix-sept jours suite au succès du coup-d’Etat. En 1870, le Gouvernement de la Défense nationale l’appela aux fonctions de commandant supérieur des gardes nationales de la Seine. Réélu député en 1871, il fut sénateur du Jura de 1876 à sa mort.


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