DOUVILLE (24) : cimetière de Pont-Saint-Mamet

Visité en août 2014
mardi 23 septembre 2014
par  Philippe Landru

Certaines personnalités sont particulièrement dures à trouver, tous les taphophiles le savent. C’est particulièrement vrai de celles qui eurent une existence polémique, dont on ne fait pas trop de publicité sur la tombe.

Celle du personnage qui suit correspond bien à ces difficultés : en premier lieu, le cimetière n’est pas facile à trouver. Administrativement dans la commune de Douville, on cherchera en vain sa présence dans le cimetière communal : il se trouve en réalité dans le cimetière d’un hameau rattaché, celui de Pont-Saint-Mamet.

Le cimetière, tout petit mouchoir de poche autour de son église, est charmant. C’est à l’entrée que l’on trouvera, dans une tombe difficilement lisible à coté de laquelle on peut passer cinquante fois, celui que nous cherchons. Tombeau Faure. Une plaque érodée rappelle uniquement « A Paul ». Difficile de croire que nous sommes en présence de l’une des personnalités politiques majeures de la première moitié du XXe siècle !

Le socialiste Paul FAURE (1878-1960) entra au Parti ouvrier français (guesdiste) dès 1901. Après s’être opposé, en 1920, à l’adhésion de la SFIO à l’Internationale communiste, et être devenu secrétaire général du Parti, il devint député de Saône-et-Loire de 1924 à 1932. (il fut en outre maire du Creusot de 1924 à 1929). Il était assez en vue pour se présenter à l’élection présidentielle de 1932, où il fut battu au second tour par Albert Lebrun.

Nommé ministre d’État dans le Gouvernement Léon Blum de 1936, il s’opposa très vite à ce dernier sur la conduite internationale à tenir : pacifiste et anticommuniste, opposé à l’aide aux républicains espagnols, il prit la tête de cette tendance, minoritaire mais néanmoins forte chez les socialistes, au point de donner son nom (faurisme) au mouvement.

En 1938, il soutint naturellement les accords de Munich, puis se rallia à Vichy en 1940 : il fut nommé au Conseil national. Il ne collabora pas mais parraina le journal socialiste collaborateur L’Effort. Exclu de la SFIO en 1944, il fonda avec les socialistes épurés le Parti socialiste démocratique.


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