FAVEROLLES (36) : cimetière

visité en décembre 2010
vendredi 7 janvier 2011
par  Philippe Landru

Il est des personnages sympathiques à présenter, et celui qui suit en fait partie. Si la plupart des gens ont oublié son identité, aucun Français n’ignore son « oeuvre », et même plusieurs de ses oeuvres, désormais indissociables du rayon alimentaire des supermarchés. Rendons à César...

C’est dans le petit cimetière rural de Faverolles, que rien ne signale particulièrement, que repose l’illustrateur Benjamin RABIER (1864-1939).

Bien qu’il ait montré très tôt des dispositions pour le dessin (il obtient à quinze ans le Prix du dessin de la Ville de Paris), Benjamin Rabier dut interrompre ses études pour travailler. Il alterna différents métiers et devint comptable au Bon Marché à Paris. C’est grâce à l’appui de Caran d’Ache que plusieurs revues françaises commencèrent à publier ses dessins, si bien qu’au début du XXe siècle, il s’était imposé comme un auteur à succès, comme en témoignent ses publications dans l’Assiette au Beurre ou le Chat Noir.

Parallèlement à ses travaux destinés aux adultes, il se lança dans le dessin pour enfants en intégrant dès 1903 l’équipe de La Jeunesse illustrée, premier illustré moderne pour les enfants. Il se lança, à partir de 1916, dans le dessin animé et s’occupa de publicité. Pour la cinémathèque Pathé Baby, de 1922 à 1925, il créa de nombreux dessins animés ayant pour sujets certains de ses personnages d’illustrateur comme Gédéon. Ses admirateurs furent nombreux, à commencer par Hergé.

L’univers de Benjamin Rabier est parsemé d’animaux. Outre ses illustrations des Fables de La Fontaine, du Roman de Renard ou encore de l’Histoire Naturelle de Buffon, son personnage de bande dessinée le plus célèbre reste Gédéon le canard, dont les histoires furent publiées entre 1923 et 1939 en 16 albums.

Pourtant, c’est deux autres de ses créations, pourtant plus anecdotiques, qui lui valurent le succès : il fut le dessinateur de la célèbre baleine des Salins du Midi

et surtout du logo de La vache qui rit, adopté par Léon Bel pour son produit en 1921. Modernisée, elle représente toujours l’image de la marque dans le monde.


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