LUÇON (85) : cimetière

visité en décembre 2022
lundi 26 décembre 2022
par  Philippe Landru

Jusqu’à la Révolution le principal cimetière de Luçon se situait près de l’église Saint Mathurin, au Nord de la ville, cimetière séparé en deux par la « rue du Séminaire » (on y trouve aujourd’hui le Champ de Foire). Ces deux cimetières dégageant des pollutions nauséabondes, les autorités envisagèrent dès 1780 de les déplacer. En 1794 fut choisie une pièce de terre en luzerne d’un citoyen Mariteau. Il connut plusieurs extensions. Entouré de murs, il est aussi borné au Nord par la voie ferrée. L’entrée principale, se situe au Sud, datant de 1930, peu après la construction de la maison du gardien qui est attenante.

Son cadre est totalement quelconque, mais il possède un grand nombre de tombeaux et de chapelles anciennes dignes d’intérêt.


Curiosités


- Ni buste, ni médaillon ici : une ornementation limitée, en pierre, d’inspiration uniquement religieuse.

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Une rare touche de couleurs au sein d’un univers très minéral.

Célébrités : les incontournables...


Aucune


... mais aussi


- Le réalisateur cinéma Philbert BERTHOMÉ (1919-2016).

- Le Compagnon de la Libération Jacques BLASQUEZ (1912-1998). D’abord aviateur, il passa dans l’armée de terre en s’engageant pour la France libre après avoir refusé l’armistice. Membre de la 2eDB, il combatit au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, puis participa à la libération de la France. Après la Seconde Guerre mondiale et un passage en Indochine, il passa dans le civil et mit à profit son expérience de la mécanique des avions et blindés en travaillant dans diverses sociétés automobiles et aéronautiques.

- L’architecte, peintre et graveur Emile BOUTIN (1874-1951), qui fut inspecteur des bâtiments civils et des Palais nationaux à Paris. Il réalisa de nombreux monuments à Fontenay, comme la Banque de France, la fontaine des Illustres sur la place Viète, ou le monument aux morts de la guerre 39-45.

-  Cécile CAULIER (Bernadette Faucher : 1929-2009) : poétesse pacifiste et mystique, elle s’est consacrée principalement à la chanson pour enfants. Inscrite au Petit Conservatoire de la chanson que dirigeait Mireille, elle y rencontra Françoise Hardy, qui remarqua et intégra à son répertoire sa chanson Mon amie la rose, reprise de nombreuses fois, en particulier dans une version orientalisante par la chanteuse Natacha Atlas. La vie de Cécile Caulier fut marquée par sa longue quête pour récupérer la paternité et les droits de cette chanson. D’autres artistes (Eric Charden, Sylvie Vartan...) interprétèrent certaines de ses chansons. Elle repose dans la grande chapelle Faucher.

- Le député Prosper DESHAYES (1833-1907) : maire radical de Luçon de 1878 à sa mort, il fut député de Vendée de 1893 à 1906 et fut le seul député vendéen à voter, en 1905, la loi de séparation des églises et de l’État.

- La vicomtesse Marie-Françoise de l’ESPINAY (1927-2021), qui fut peintre et lithographe.

- François GAUDINEAU (1817-1887) : maire de Luçon de 1850 à 1878, il fut sénateur de la Vendée de 1876 à 1887, siégeant sur les bancs monarchistes.

- L’architecte Auguste LOUÉ (1836-1890), qui restaura de nombreuses églises dans la région, en particulier l’abbatiale de Saint-Maixent (79).

- Le peintre et sculpteur Florimond MÉTÉREAU (1888-1978). Ancien élève de Raphaël Collin aux Beaux-arts qui lui donna le goût de l’Histoire et de la mythologie, iI exposa régulièrement au Salon des Artistes Français à partir de 1921, ainsi qu’au Salon des Indépendants. Il eut une prédilection pour les intérieurs d’églises (comme Saint-Julien-le-Pauvre à Paris).

- Georges MILLANDY (Maurice Nouhaud : 1870-1964) : parolier, Il fréquenta les cafés et cabarets et déclama ses textes à Paris au café Procope ou au cabaret des Noctambules. Il rencontre le chanteur Henri Dickson qui popularisa ses œuvres, notamment Quand l’amour meurt, repris par Marlène Dietrich dans le film Morocco de Josef von Sternberg en 1930, et par Jeanne Moreau dans Le Petit Théâtre de Jean Renoir en 1970. En 1938, une autre chanson célèbre de Millandy, Le Cœur de Ninon, fut utilisée par Jean Renoir dans son film La Bête humaine.

- Le peintre Michel MOY (1932-2007), dont l’œuvre fut d’abord figurative avant de s’orienter, à partir de 1964, vers une forme d’abstraction lyrique inspirée par des paysages auxquels il est fortement attaché (La Haute Provence, le littoral atlantique). Il peignit avec des terres d’ocre, en général sur de grands formats.


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Brèves

Mise à jour et conseils aux contributeurs

samedi 29 octobre 2022

Je suis en train de remettre à jour toutes les rubriques qui listent le plus exhaustivement possible le patrimoine funéraire de tous les départements. Tous les cimetières visités par moi (ou par mes contributeurs) y sont portés, mise-à-jour des couleurs qui n’étaient pas très claires dans les versions précédentes (le noir apparaissait vert), rajout de tombes depuis les visites, photos de tombes manquantes... N’hésitez pas à les consulter pour y trouver la version la plus globale du patrimoine. Ces rubriques représentent les listes les plus complètes que l’on puisse trouver sur le net du patrimoine funéraire français.

Contrairement aux articles, vous ne pouvez pas interagir sur les rubriques : aussi, si vous avez une information nouvelle à apporter sur un département, merci de laisser votre message en indiquant clairement le département et la commune concernée sur un article dédié uniquement à cela : Le patrimoine funéraire en France : classement par départements

Merci et bonne lecture.

Qui est derrière ce site ?

vendredi 14 février 2014

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