Petit et buccolique, entouré par une végétation par une végétation très présente : telles sont les caractétistiques du cimetière de Saint-Sulpice.
Dans la partie moderne, deux petits personnages sympathiques sur la tombe Gruner.
Dans la partie ancienne, des croix très simples rappellent la présence dans la commune de la maison généralice des soeurs dominicaines de Béthanie.
Une colonne bien imposante sur la tombe Fourgeau.
Le monde des personnalités est représenté dans ce cimetière par la présence du réalisateur Jean GRÉMILLON (1901-1959).
Après avoir étudié la musique à la Schola Cantorum, en particulier les cours de Vincent d’Indy, il joua du violon dans la fosse d’orchestre d’un cinéma de boulevard et fit la connaissance du projectionniste de la salle : les deux hommes s’associent et réalisèrent une vingtaine de documentaires dans les années 20. En 1927, Jean Grémillon réalisa son premier long métrage, Maldone, avec Charles Dullin : ce fut le début de sa carrière de réalisateur.
Il travailla en étroite collaboration avec Jacques Prévert pour l’écriture de Remorques, commencé en 1939 et achevé en 1941. Homme de gauche, il réalisa avec Le ciel est à vous (1943) une parabole sur le Front populaire.
Grand portraitiste de la femme moderne, à travers les personnages interprétés par Madeleine Renaud, son actrice fétiche, il se livra à une entreprise de déconstruction de l’image de la femme fatale ou victime véhiculée par le cinéma dominant. Son dernier film, L’amour d’une femme (1953), est d’un féminisme d’avant-garde. Il composa la musique de certains de ses films.
Commentaires
Je reviens de ce cimetière. Malgré plusieurs inspections, impossible de trouver la tombe de Jean Grémillon. Si quelqu’un veut bien me donner quelques repères, je lui en serai très reconnaissante. Pourquoi aller sur cette tombe ? Pour remercier le cinéaste, bien sûr.