Deux romans seulement, le Diable au corps et le Bal du comte d’Orgel, ont suffit à assurer une postérité littéraire à ce jeune garçon de vingt ans qui mourut de la fièvre tiphoïde. Publié au début des années 20 par Bernard Grasset, auquel Jean Cocteau, dont il était l’amant, apporta le manuscrit du Diable au Corps, le livre fit scandale, apportant du même coup un succès immédiat à son auteur.
Plus tard, le film qui en fut tiré avec Micheline Presle et Gérard Philipe contribua à raviver sa légende. Son second roman, dans le style classique des romans psychologiques du XVIIe siècle, ne fut publié qu’après sa mort.
Commentaires
Relisant le journal d ’ Eugène Delacroix , chez Plon , Delacroix affirme page 67 que : Le diable au
corps , adapté au cinéma par Claude Autan-Lara avec Gérard Philip et Micheline Presle et qui
avait fait scandale à sa sortie , n ’ aurait pas été écrit par Raymond Radiguet , mais par un auteur
du nom d ’ André de Nerciat , néanmmoins Delacroix , ne précise pas la date de ce roman , s ’ agît-il
du même roman porté au cinéma par Autant-Lara , car il en existe qu ’ un seul dans ce domaine
portant ce tître .
@Philippe
je crois que nous avons, là, tout simplement affaire à un doux plaisantin dont les élucubrations feront notre joie quotidienne pour encore longtemps.
H. Lallmant
Je n ’ ai rien inventé de ce que j ’ ai écris concernant le message précédent à propos du : Diable au
corps , procurez vous les mémoires de Delacroix chez Plon et on en parle comme je vous l ai dit
page 67 , je ne suis pas un plaisantin loin de là , j ’ espère que vous ne faites pas allusion à moi
en parlant de plaisantin . Maintenant si vous ne me croyez pas tant pis , on ne va pas deterrer la
hache de guerre pour çà .
Merci Ghislain , ma remarque était mal formulée aussi .
@ghislain/hugongerard
L’héroïne, dont Radiguet s’est plus qu’inspiré pour son roman, repose au cimetière Rabelais I à Saint-Maur dans le 94 (Alice Saunier épouse Serrier, 3° Division, 4° ligne Est et 9° tombe Nord).
Voir détails sur le site de Philippe.
H. Lallmant
Merci beaucoup, pour ce détail précis Lallmant .
A noter la parution en cet automne des oeuvres complètes de Raymond Radiguet et d’un volume de "Lettres retrouvées" (dans lequel on retrouve le texte de faire-part de décès de Radiguet).
Editions OMNIBUS.
Le tout établi par Chloé Radiguet (nièce de Raymond) et Julien Cendres.
Un travail époustouflant et magnifique.
Je voudrais simplement ajouter que Raymond Radiguet était un fervent lecteur de Madame de La Fayette. De plus le diable au corps était en effet la transcription de son aventure amoureuse avec Alice Saunier institutrice décédée en 1952.
Sa tombe, dans le bas de la 56è division, en retrait de l’allée, n’est pas de celles devant lesquelles on passe mais de celles vers lesquelles on va.
La municipalité de Saint-Maur-des-Fossés a commémoré durant le mois d’octobre 2023 le centième anniversaire de la mort de Raymond Radiguet par un colloque qui s’est tenu à la mairie et par deux expositions dont une sur la famille Radiguet dans le square de la mairie.
La seconde à la médiathèque Germaine Tillion, qui a présenté dans une petite exposition quelques éclairages intéressants sur la personnalité de l’écrivain. Ainsi était présenté l’originale de sa carte d’inscription à la bibliothèque en 1919 sur laquelle figurent les ouvrages empruntés par Raymond Radiguet qui ont permis de découvrir les auteurs qui ont eu par la suite une influence certaine sur ses écrits et qui confirme bien ses goûts littéraires, (à l’exception de Zette certainement emprunté pour ses petites sœurs) :
– Ecrit dans le sous-sol de Fedor Dostoïevski
– La princesse de Clèves, de Madame de La Fayette
– Madame Bovary de Gustave Flaubert
– Petits poèmes en prose de Charles Baudelaire
– Salamb¶ de Gustave Flaubert
– Choix de poésies de Paul Verlaine
– Zette de P. et V. Margueritte
– L’homme à l’oreille cassée de Edmond About