En ce jour de Toussaint, zoom sur le cimetière de Leulinghem ; et plus particulièrement sur la tombe de Quinze-Capotes. Un personnage de la ville de Saint-Omer, de la fin du XIXe siècle.
Louis Annocque, plus connu sous le surnom de « Quinze-Capotes », est né en 1852, d’une famille originaire de Leulinghem. Il va défrayer la chronique locale par ses excentricités. Quinze-Capotes habitait rue des Bleuets à Saint-Omer, où il vivait en compagnie de son fidèle cheval. Il se déplaçait toujours sur un char romain dans les rues de Saint-Omer. Régulièrement, une vente aux enchères de ses biens était organisée au profit du FISC afin de payer ses impôts dont il ne s’acquittait jamais. Lors de la vente publique, il rachetait toujours ses biens mis en vente. Il voulait qu’après sa mort, on l’étrangle pour être bien sûr de ne pas être enterré vivant.
Le 13 octobre 1908, il fut justement étranglé par Jules Millon, pupille de l’assistance. Après sa mort, on retrouva chez lui près de quarante testaments dont un qui faisait de l’État le légataire universel. Sa famille intenta un procès à l’État afin de récupérer les 200 000 francs de l’héritage, en vain.
L’histoire de ce personnage incroyable, qui refusait donc de payer des impôts mais qui légua sa fortune à l’État, a fait l’objet d’un livre par un historien local, Jacques Méssiant, intitulé Oui, j’ai tué Quinze-Capotes.
Il est inhumé à l’entrée du cimetière de Leulinghem, à côté du caveau de sa sœur.