C’est dans le très sablonneux cimetière de Chabris que repose Mikhaïl OSSORGUINE (1878-1942). Après
avoir participé à la Révolution russe de 1905, il fut contraint à l’exil en Italie de 1906 à 1916. Revenu à Moscou en 1916, il fut néanmoins expulsé par Lénine en 1922 pour avoir condamné les excès de la révolution bolchévique. Il devint une figure importante de la diaspora culturelle russe en exil. Dans les années 1930, il passa une grande partie de son temps à Sainte-Geneviève-des-Bois en Essonne, où il était propriétaire d’une maison (c’est au cimetière russe de cette ville que repose sa compagne, l’historienne Tatiana Ossorguine). Il resta en France pendant l’occupation allemande et s’installa en zone libre à Chabris. Il envoya des articles hostiles au nazisme et au communisme publiés sous son vrai nom à la presse américaine.
Sur sa stèle, son prénom est francisé en Michel.