Malgré ses troubles maniaco-dépres­sifs, Chan­tal Aker­man était parve­nue à mener une belle carrière dans le septième art. Réalisatrice de plus de quarante courts et longs métrages, son parcours fut celui d’une écor­chée vive. La metteuse en scène s’essaye à tout : docu­men­taire, comé­die musi­cale, drame…Je, tu, il, elle (1974) Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles (1975), Golden Eighties (1986), D’Est (1993) ou encore la Captive (2000), elle fut l’une des figures les plus influentes et cruciales du cinéma moderniste des années 70, essaimant son aura de l’art contemporain et l’essai filmé au coeur des cinémas américain (Gus Van Sant, notamment, lui doit beaucoup) et français. Issue d’une famille juive, Chan­tal Aker­man était fille de dépor­tée. Son dernier projet abor­dait juste­ment la vie de sa mère.

Elle se suicida.


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