VILLIERS-LE-BÂCLE (91) : cimetière

Visité en mars 2012

C’est un joli cadre, petit cimetière de village rural bien que proche de Paris, que propose Villiers-le-Bâcle. Les tombes les plus anciennes sont lovées autour de l’église, tandis qu’une extension a été faite pour les plus récentes.

Dans un coin du cimetière, les vieilles croix rouillées ont été alignées autour du vieux calvaire.

La seule curiosité du cimetière est la présence peu classique d’un ours, de taille respectable ? sur la tombe d’un jeune homme.

Parmi les quelques tombes autour de l’église se trouve celle d’un artiste intimement lié aux courants artistiques de l’Entre-Deux guerres : FOUJITA (1886-1968).

Né au Japon en 1886, Foujita arriva à Paris en 1913. En quatre ans, l’ancien élève de l’École des Beaux Arts de Tokyo fut l’un des artistes les plus célèbres de la capitale. Il devint une personnalité incontournable de Montparnasse et connut la gloire et les honneurs autant par sa peinture au style très personnel, que par son sens de la fête et de l’amitié. En 1930, il entreprit un long voyage en Amérique et en Asie, qui

s’acheva quatre ans plus tard au Japon. Il ne quitta pratiquement plus son pays natal, jusqu’à son retour définitif en France en 1950.

Il obtint la nationalité française en 1955 et se convertit au catholicisme en 1959 après avoir connu une illumination mystique en visitant la basilique Saint-Remi à Reims. Avec cette conversion s’ouvrit une nouvelle période dans la vie de Léonard Foujita (il avait choisit ce nom de baptême chrétien en l’honneur de Léonard de Vinci) : il délaissa ses thèmes favoris (portraits

de femmes, de fillettes, autoportraits, chats) pour des thèmes religieux et consacra les dernières années de sa vie à la création d’une chapelle à Reims, Notre Dame de la Paix.

Après avoir été inhumé à Reims, il fut exhumé pour Villiers-le-Bâcle, mais ses cendres reposent à nouveau (depuis le 6 octobre 2003) dans la chapelle Foujita à Reims, auprès du corps de sa dernière épouse qui l’a rejoint en 2009. Il s’agit donc ici d’un cénotaphe.

Chapelle Foujita àReims.

Proche de sa tombe, on remarque l’emplacement d’un caveau cinéraire incrusté dans le mur au nom de Fujie Kamon. Je n’ai rien retrouvé sur cette personne, mais j’ai pensé qu’il pouvait s’agir d’un admirateur (admiratrice) de Foujita ayant décidé d’être inhumé près de lui.

Commentaires

lefebvre eliane 6/04/2013 à 14:28

a Villiers le Bacle (91) il existe toujours la maison de FOUJITA qui est a visité et qui renferme de belles toiles de FOUJITA , devant le portail de la chapelle je penses qu’il s’agit de la tombe de sa femme décédée en 2009 cordialement une ancienne habitante de Villiers le Bacle

edith dupont 8/04/2013 à 09:46

Villiers le bacle est un village très sympatique , tranquille les balades en rando dans les bois sont très agréables une ancienne habitante de villiers le bacle

HOFFMANN Bruno 19/05/2013 à 20:36

Dans ce cimetière vous trouverez une plaque de la famille ESCOFFIER LAMBIOTTE qui mentionne qu’est inhumée ici Claudine ESCOFFIER LAMBIOTTE qui était la correspondante médicale du journal Le Monde autrefois. Peut être s’agit il de ses cendres. En tout cas la plaque mentionne sa présence ainsi que celle de deux autres membres de sa famille.

Medéric 9/09/2013 à 17:55

En ce qui concerne les cendres de Mme Fujie Kamon, il s’agit des restes de la Dame de Compagnie de Kimiyo Foujita (dernière Mme Foujita) une personne très effacée qui fut une grande admiratrice silencieuse du Maitre et qui fut très proche de lui au point de désirer reposer à coté de sa tombe. Ce réceptacle dans le mur du cimetière a été construit entre 29 janvier 1968 et le 6 octobre 2003 date du transfert des cendres de Foujita à Reins.

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