Musicien de formation, Alain Corneau devint stagiaire sur des films puis assistant de Costa-Gavras en 1970 sur L’Aveu. Il y rencontra Yves Montand, qu’il dirigea en 1976 dans Police Python 357, inspiré du film américain Dirty Harry et témoin des débuts du réalisateur dans la veine du film policier. Sa carrière décolla véritablement grâce au remarqué Série noire, sorti en 1979, aux dialogues écrits par l’écrivain Georges Perec, et dont Marie Trintignant et Patrick Dewaere tenaient les rôles principaux.
Alain Corneau s’essaya ensuite à des films plus ambitieux dans les années 80, dirigeant notamment Philippe Noiret, Gérard Depardieu, Catherine Deneuve dans Fort Saganne en 1984, à l’époque le film le plus cher de l’Hexagone. La consécration de son œuvre fut Tous les matins du monde, en 1992. L’histoire d’un violiste au XVIIe siècle, avec Gérard et Guillaume Depardieu, connut un grand succès populaire et reçut le César du meilleur film.
Après des comédies et d’autres films à gros budgets dans les années 1990 qui ne connurent pas forcément le succès escompté, Alain Corneau se recentra ensuite sur des réalisations plus personnelles. Il continua à puiser dans la littérature et dans les nouvelles générations d’acteurs français, s’attachant plus particulièrement à Sylvie Testud, qu’il fit jouer en 2003 dans Stupeur et tremblements (adaptation d’un roman d’Amélie Nothomb) et dans Les Mots bleus, en 2005.
Son dernier film, Crime d’amour, venait de sortir sur les écrans lorsqu’il succomba au cancer.
Compagnon de Nadine Trintignant, c’est assez naturellement qu’il repose dans le même caveau que sa belle-fille, la comédienne Marie Trintignant. Ses obsèques, qui réunirent en particulier un très grand nombre de réalisateurs français, fut l’occasion insolite pour les habitués du cimetière d’entendre jouer du jazz sur un vrai piano à queue apporté ici pour la circonstance. Jordi Savall, en souvenir de Tous les matins du monde, joua également plusieurs airs de Marin Marais à la viole de gambe. Ces obsèques furent également marquées par le malaise de Georges Kiejman, avocat qui représentait la famille de Marie Trintignant dans le procès de Bertrand Cantat.
Son identité est déjà indiquée, à coté de celle de Marie Trintignant, sur la tombe. Sur leur plaque épitaphe figure une phrase de Percy Shelley.
Commentaires
Quelque peu racoleur votre article, M. Landru, un peu prématuré, non, ? quelques heures, quelques jours auraient sans doute permis de laisser passer le voile (très léger de nos jours) du deuil...
Le comportement des photographes (très prés de vous lors de la cérémonie) indigne et contraire à la décence, aurait du vous inciter à un peu plus de retenue. L’attente et la patience sont des vertus, les médias se sont suffisamment fait l’écho de cette cérémonie, sans que vous y mettiez une pierre noire supplémentaire.
Vous avez bien vieilli, cher M. Landru...
Oui, vous avez vieilli... mais il y a confusion de personne, sans doute, je suis photographe professionnelle et n’ai que faire, désolée, de vos clichés ou supposés tels...
Les apparences sont parfois trompeuses.
Et moi je vous salue, Monsieur Philippe Landru.
Mais non Monsieur Philippe Landru, vous n’avez rien commis ici de répréhensible, et encore moins d’indécent, puisque vous parler d’Alain Corneau sur cette page de votre site, avec respect. Vous avez tout simplement rendu là à Monsieur Corneau l’hommage qu’il méritait, et les médias ont fait pareil d’ailleurs... Car les gens du cinéma sont des personnages publics donc il est normal que les actualités s’intéressent à leurs personnes, et si tous ces gens célèbres n’aiment plus que l’on parle d’eux, et bien ils n’avaient qu’à se choisir une profession vouée à l’anonymat, comme ouvrier d’usine par exemple... C’est l’individu(e) Styz qui n’a pas l’air de bien se porter dans sa tête, et si votre site ne lui convient pas, et bien Styz n’a qu’à aller lire autre chose (des Mickey par exemple) plutôt que de vouloir perdre son temps à vous provoquer dans cette partie de catch tant virtuelle que navrante... Styz en serait-il (ou elle) resté(e) à l’âge de la cours de récréation ?
Vous avez raison d’avoir créé votre site, Monsieur Philippe Landru, nous avons tous un devoir de mémoire envers les décédés, c’est cela (entre autres) être une société civilisée... Et votre site y contribue largement à ce devoir de mémoire.
Les vers de Shelley (poème Adonis) qui figurent sur la tombe de Marie Trintignant furent lus par Mick Jagger au concert d’hommage qui suivit le 05 Juillet 1969 la mort (toujours mystérieuse ?) de Brian Jones.
Les voici dans leur forme d’origine :
Peace, peace ! he is not dead, he doth not sleep
He hath awakened from the dream of life
un grand réalisateur !!!!!!!! IL laisse quelques films inoubliables.. Reposer en paix cher Alain