Marguerite Audoux vécut une vie difficile : sa mère mourut alors qu’elle avait trois ans, son père l’abandonna, et elle assuma seule l’éducation de la fille de sa soeur. Elle se lia d’amitié avec Valéry Larbaud, Francis Jourdain, Léon-Paul Fargue et Charles-Louis Philippe, et ils formèrent ensemble le groupe de Carnetin. Sur l’insistance de son groupe d’amis, elle publia Marie Claire en 1910 qui obtint le Prix Femina. Un prix littéraire porte désormais son nom.
Venue passer l’hiver à Saint-Raphaël en 1930, elle y revint chaque année et y mourut, d’où sa présence dans le cimetière de la ville.
Post-scriptum
Merci à Mme Maubois pour les photographies
Commentaires
Le roman s’est vendu à son époque à plus de 100 000 exemplaires
André Beucler, dans Vingt ans avec Léon-Paul Fargue, raconte que c’est ce dernier qui choisit « après de longues hésitations  » l’emplacement et la pierre tumulaire de la tombe de Marguerite Audoux, non loin de celle du maréchal Gallieni, et qui présida à la cérémonie funéraire en « évoquant joliment le caractère, la vie et le talent  » de l’écrivaine. Cette « délicate mission  » avait été confiée à Fargue par Jean Zay, alors ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts.
Ceci me fait d’ailleurs penser qu’on ne trouve nulle part la localisation de la sépulture de Beucler.