Une éducation religieuse chez les lazaristes, puis les jésuites, marqua profondément le jeune Roger Peyrefitte. Après des études à la faculté des lettres de Toulouse, il intègra l’Ecole des sciences politiques, dont il sortit major en 1930. Secrétaire d’ambassade à Athènes de 1933 à 1938, il démissionna en 1939 puis fut nommé à Paris en mai 1943. Un an plus tard, après un début littéraire fracassant, il fut contraint de se retirer de la carrière diplomatique.
Son premier roman, Les Amitiés particulières, lui valut l’amitié d’André Gide et le Prix Renaudot ainsi qu’une réputation sulfureuse sur laquelle il joua durant toute sa carrière. Roger Peyrefitte appartint, avec André Gide et Henry de Montherlant (il eut avec ce dernier une correspondance soutenue), à une génération d’écrivains influents qui ne cachèrent pas leur homosexualité. Dans un style raffiné, très voltairien, il n’a cessé de dénoncer, avec une ironie joyeuse qui fit scandale, les hypocrisies de la société dans laquelle il évoluait.
Commentaires
c’est avec une grande émotion que je me suis rendu sur la tombe de Roger Perefitte à Alet une photo me montre sur sa tombe ,j’en faisais part à la minute à Alexandre de Villiers avec lequel je nouais une Amitiée dont la particularité partagée reste l’Admiration pour le Maitre.
Bonjour
Pourriez-vous m’aider ?
Je suis à la recherches des coordonnées de M.Alexandre de Villiers,l’ayant droit de Roger Peyrefitte.
Merci
Yves Beauregard,historien
Alexandre de Villiers a profité de la sénilité de Roger Peyrefitte pour essayer de le dépouiller de ses derniers biens, heureusement il fut aussitôt mis sous curatelle grâce à son cousin Alain Peyrefitte
Quel dommage que depuis la disparitions de cet illustre écrivain qu’aucune publication ne soit parue sur la correspondance, sans doute très riche, de Roger Peyrefitte. Il eut été passionnant de découvrir les émotions des jeunes adolescents narrant leur histoire. Encore plus intéressant est la correspondance entretenue par l’écrivain avec d’autres auteurs. J’espère que ces correspondances n’aient pas été détruites.