Député de la sénéchaussée de Saint-Jean-d’Angély à la Constitutante de 1789 ; représentant àla Chambre des Cent-Jours pour la Charente-Inférieure, il eut un rôle brillant et très actif à l’Assemblée constitutante, où il vota toujours avec la majorité constitutionnelle. Il fut arrêté et emprisonné après la chute des Girondins ; il s’échappa et on ne le revit qu’après le 9 thermidor. Nommé administrateur des hôpitaux de l’armée d’Italie, il y connut le général Bonaparte, s’attacha à lui et le seconda au 18 brumaire. A partir de ce moment, il trouva devant lui ouverte la carrière des honneurs et de la fortune, qui ne lui firent pas défaut. Pendant les Cent-Jours, il fut député de la Charente-Inférieure et ministre d’Etat ; c’est dans cette situation qu’il décida l’Empereur à abdiquer. Il dut alors s’exiler et alla en Amérique, il revint à Bruxelles, puis obtint de rentrer en France, et mourut à Paris le soir même de son arrivée.
Elu en 1803 à l’Académie française, il en fut exclu en 1816.
Avec lui repose son épouse, immortalisée par Gérard, qui tint un brillant salon sous le premier Empire.
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