27 - EURE
GIVERNY (27) : cimetière
L’endroit est connu dans le monde entier, à tel point que l’on ne peut évoquer Monet sans évoquer cette petite commune de la vallée de la Seine. Il est vrai que Claude MONET (1840-1926) s’y installa en 1883, et y passa donc 43 années de sa vie.
Sa propriété qu’il transforma et aménagea, ses jardins lumineux et fleuris, ses bassins qui lui inspirèrent les Nympheas...jusqu’au cimetière où il fut inhumé : tout se visite à Giverny, trop sans doute. En été, la commune devient un "supermarché de l’impressionisme" où les foules s’acheminent imperturbablement.
Il est néanmoins intéressant de visiter Giverny pour comprendre l’évolution picturale de Monet, de la fameuse Impression, soleil levant de 1874 qui donna son nom à l’impressionnisme jusqu’aux dernières toiles. Ses recherches constantes sur la couleur et la lumière, la cécité partielle qui l’atteignit à la fin de sa vie, permettent de percevoir comment l’artiste, progressivement, évolua vers un art abstrait.
On connaît l’anecdote : à son enterrement, son cercueil fut porté dans une charrette à foin. Son ami Georges Clemenceau, ravagé par la douleur, retira rageusement le drap noir qui devait recouvrir le cercueil entre la maison et l’église, en s’écriant : "Non ! pas de noir pour Monet" Il le remplaça par une étoffe aux couleurs des fleurs que le peintre aimait.
La tombe est constamment fleurie... c’est la moindre des choses !