Avocat de formation, il se tint à l’écart des événements de la Révolution (mais fut tout de même emprisonné pour ses sentiments royalistes). Appelé par Napoléon, il fut l’un des rédacteurs du Code civil. Spécialiste des questions religieuses (il avait été à l’origine de l’Edit de Tolérance de 1787 qui reconnaissait les mêmes droits civiques aux protestants), il négocia le Concordat de 1801 et devint ministre des cultes de Napoléon Ier en 1804. Il entra à l’Académie Française en 1804.