GOSCINNY René (1926-1977)

cimetière de Caucade, puis du Château de Nice

Formé aux Etats-Unis, le scénariste René Goscinny revient en France alors que la bande dessinée est en crise. Il reprend Lucky Luke en 1954. En 1958, il s’accorde avec Uderzo pour produire dans la revue Tintin les Aventures de Oumpah-Pah le peau-rouge. Cette collaboration débouche en 1959 sur le premier album d’Asterix, dont l’arrivée coïncide avec la création en 1960 du journal Pilote et celle du Petit Nicolas, issue de son association avec Sempé. En 1962, il lance Iznogoud avec Tabary. Goscinny exploite essentiellement les jeux de mots et les expressions toutes faites, en particulier dans Asterix qui est son plus grand succès. Avec lui disparaît un certain académisme de la narration.

Reste le talent : depuis sa mort, l’indigence des nouveaux Asterix et la nullité absolue des histoires et des dialogues attestent bien de l’importance conjointe du dessinateur et du scénariste dans une BD.

René Goscinny fut en un premier temps inhumé dans le cimetière de Caucade de Nice.

Première tombe de Goscinny àCaucade.

Il fut ultérieurement déplacé dans la section juive du cimetière du Château de Nice. Son épouse Gilberte est restée à Caucade.


Retour au cimetière de Caucade de Nice

Commentaires

Mireille Pietri 18/01/2010 à 19:09

Effectivement j’ai été hier visiter à Nice le cimetière juif du château où le gardien m’a montré
la tombe de Goscinny et de son épouse (dans la partie haute) en précisant qu’ils étaient précédemment inhumés au cimetière de Caucade

Mireille Pietri - le 17 janvier 2010

Flocon 18/03/2011 à 16:23

Cent% d’accord avec votre analyse .
J’ai lu le dernier album des aventures d’Iznogoud scénarisé ,dit on, par le fils de Tabary et j’ai cru avoir affaire à l’oeuvre d’un débile mental de moins de deux ans.
Il est heureux que monsieur Goscinny soit déjà mort de sa crise cardiaque sinon la seule lecture de cette histoire le tuerait.

cp 27/01/2020 à 17:01

Le diable est dans les détails"¦ A été rediffusé la semaine passée sur Arte un bref documentaire sur René Goscinny, avec une saynète insignifiante mais tragiquement explicative : Assis à son bureau, face à une journaliste s’apprêtant à l’interviewer, Goscinny interrompt la dame et se tourne vers une sorte de pupitre sur lequel il presse un bouton. Et derrière lui, un grand rideau glisse électriquement devant la baie vitrée qu’il a dans le dos. "Vous ne pouvez pas vous imaginez le temps qu’on gagne avec cette chose...", tout réjoui de son effet.
Quand on sait qu’il est mort prématurément d’une crise cardiaque chez son cardiologue, on se demande s’il s’était infligé l’effort, sa vie durant, de se lever de temps en temps pour se genre de menue servitude domestique, peut-être aurait-il renforcé ses coronaires...

Carsalade Hervé 24/09/2022 à 12:51

Étonnant que René Goscinny ait été séparé de son épouse dans la mort. En connaît on la raison ?

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