Rédacteur à la Marseillaise, le journal de Rochefort, il se rendit chez le prince Pierre Bonaparte pour le provoquer en duel au nom d’un confrère, mais ce dernier dégaina une arme et le tua. Sa mort fut récupérée par les Républicains et ses obsèques donnèrent lieu à des manifestations importantes contre le régime impérial.
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Inhumé au cimetière de Neuilly, il fut transféré en 1876 au Père-Lachaise. Il repose sous un gisant de Jules Dalou qui la représenté grandeur nature, foudroyé, vêtu d’une rédingote, un chapeau sur le sol. Ce tombeau, élevé par souscription nationale, est devenue depuis une époque beaucoup plus récente que certains guides ne l’affirment, l’objet de toutes les curiosités : le sculpteur ayant mis en relief de manière expressive l’empreinte des parties génitales sous le pantalon, certains guides en mal de sensationnalisme ont depuis les années 70 fait de ce tombeau une sorte de symbole profane de la fécondité. Le lustrement excessif de certaines parties du bronze atteste que la légende a marché, et aujourd’hui "on se doit" d’aller toucher le renflement de Victor Noir en gloussant. Il est ainsi devenu une tombe vedette du cimetière, même si plus grand monde ne sait qui était Victor Noir, à savoir un petit journaliste rondouillard très éloigné de l’image idéalisée et forcément politique de l’opposition à l’Empire du très engagé Dalou.
Commentaires
Les gens qui connaissent un peu le Père Lachaise connaissent également, forcément, la tombe de Victor Noir avec cette sculoture qui, comme l’a dit Philippe, laisse apparaitre des zones plus luisantes. Je me suis laissé dire (Mais il faut se méfier des ragots !!) que des femmes chevaucheraient carrément la sculpture en simulant l’acte sexuel. Pour ce faire, elles chevaucheraient l’emplacement du sexe et se tiendraient aux pointes des deux chaussures, ce qui expliquerait l’aspect brillant à ces endroits également !!
Lors d’une de mes promenades dans le cimetière, j’ai vu la tombe avec des balustrades tout autour afin d’interdire le contact direct !! Il faudrait quand même que les visiteurs fassent la différence avec un cimetière et d’autres lieux ayant une toute autre vocation !!
Alain
J’aimerais bien avoir l’adresse de ces femmes-là, et le rediriger à bon escient...
Bonjour,
si une personne avait vu quelqu’un chevaucher le gisant de Victor Noir, cela serait une première ! Cette légende a été lancée par des auteurs, qui étaient parfois guides, afin de se faire... reluire.
Philippe, en tant que webmestre, est tenu au devoir de réserve mais nombre de nécrosophes connaissent l’histoire, point n’est besoin de citer des noms.
Pour ce qui est de la ressemblance du gisant avec son modèle, Dalou est égal à lui-même, c’est à dire parmi les plus grands sculpteurs de son époque. Critiquer son travail revient à complètement se discréditer.
Elji
Tes photos sont un peu trop "léchées", à mon sens. Nous, on en veut des naturelles, prises à la sauvette...
Lors d’une visite du cimetière du Père Lachaise, Philippe nous avait expliqué, avec son talent habituel, qu’au départ, il s’agissait d’une blague de potache et l’histoire s’est répandue rapidement grâce à un gardien, les copains et une personne passionnée des cimetières (et qui écrit des livres...).
Mais il est vrai que parfois j’ai également surpris des femmes et même un homme avoir des gestes ou des comportements disons... érotiques...
M.C.
(Kay Harpa... une petite caresse à Mademoiselle Channelle svp...)