CAMBRONNE Pierre (1770-1842)

Cimetière Miséricorde de Nantes (44)
samedi 28 mars 2020
par  Philippe Landru

Destiné au commerce, il s’enrôla en septembre 1791, servit en Vendée avant de partir pour Saint-Domingue, puis fut sous les ordres de Dumouriez en Belgique. Durant la deuxième chouannerie, il participa à la bataille de Quiberon. D’une bravoure remarquable, il parvint rapidement au grade de capitaine. La Vendée pacifiée, il s’embarqua pour l’expédition d’Irlande sous les ordres de Hoche en 1796. Il passa ensuite à l’armée des Alpes sous les ordres de Masséna, où il se fit remarquer à la tête d’une compagnie de grenadiers à la bataille de Zurich en 1799. Il passa ensuite à l’armée d’Helvétie : il vit périr à ses côtés La Tour d’Auvergne, et refusa le titre de premier grenadier de France que ses soldats voulaient lui donner. Baron de l’Empire en 1810, il participa pendant deux ans à la Campagne d’Espagne. Il rejoignit la Grande Armée pendant la campagne de Russie.

Fidèle parmi les fidèles à l’Empereur, il fut commandant militaire de l’île d’Elbe en 1814-1815. Il accompagna Napoléon Ier en 1815, lors de son retour sur le continent, et commanda l’avant-garde de sa petite armée.

Selon une légende très populaire, commandant le dernier carré de la Vieille Garde à Waterloo, sommé de se rendre par le général britannique Colville, Cambronne aurait répondu : La garde meurt mais ne se rend pas ! Puis, devant l’insistance du Britannique, il aurait eu une réponse aussi énergique que concise, aujourd’hui connue comme le « mot de Cambronne », qu’il nia cependant tout le reste de sa vie avoir prononcé. Grièvement blessé, il fut fait prisonnier après le massacre des derniers carrés.

Il fut soigné par Mary Osburn, une infirmière d’origine écossaise, qu’il épousa. Conduit en Angleterre, il écrivit à Louis XVIII pour obtenir la permission de rentrer en France. Il revint sans avoir reçu de réponse, fut arrêté, conduit à Paris, traduit devant le conseil de guerre. Acquitté, il retourna ensuite résider à Nantes.

A proximité de sa tombe, en retrait, se trouve la tombe de son épouse.


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