NYONS (26) : cimetière

Visité en septembre 2008
dimanche 1er février 2015
par  Philippe Landru

Un vrai cimetière de sous-préfecture ! Endroit charmant imprégné de la Drôme provençale, aucune grande pointure (toutes reléguées plus loin), mais son lot de figures politiques et militaires locales, d’artistes à la renommée régionale, et même d’un compagnon de la Libération, qui rendent la visite agréable pour le taphophile.

La dimension protestante de nombreuses tombes est importante dans ce cimetière.


Curiosités


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La jolie stèle d’un soldat d’Empire.
Il s’agit du colonel Jean-François Brès (1789-1870).

- Un couple proclame son athéisme.


Célébrités : les incontournables...


Aucune.

René Barjavel aurait pu représenter cette pointure, mais il a fait le choix du petit cimetière de Tarendol, tout proche. D’autres Barjavel reposent en revanche dans ce cimetière.
Idem pour Georges Colomb dit Christophe, le père du Sapeur Camembert, qui bien que mort à Nyons devra être cherché au cimetière d’Asnières-sur-Seine.


... mais aussi


- Emile Georges BARILLON (1879-1967) : ingénieur général de la marine, il fut directeur ingénieur général du Génie maritime. Il fut élu en 1938 à l’Académie des sciences, section de géographie et de navigation, et en devint plus tard le président.

- Le journaliste et écrivain Adrien BERTRAND (1888-1917), issu par sa mère d’une vieille famille nyonsaise, vécut une partie de son enfance et de son adolescence à Nyons. Jeune adulte, il s’installa définitivement à Paris où il fréquenta les milieux littéraires et notamment le cercle qui entourait le poète Catulle Mendès. Il écrivit plusieurs recueils de poèmes, mais c’est un roman, L’Appel du sol, qui lui permet d’obtenir le prix Goncourt 1914 (décerné en 1916). Il mourut en 1917 des suites de blessures de guerre. Il repose dans le tombeau familial avec l’épitaphe suivante : "…Puisque le vieux Nocher attend mon arrivée / Mon œuvre restera, je sais, inachevée / Tombant des espaliers de l’art et de ses murs / Ainsi que fruits cueillis devant que d’être mûrs / Qu’importe si, vers l’heure où tremblent les chandelles / Tu la relis, sentant frémir ses humbles ailes / Et si par les beaux soirs, tu retrouves vivant /
Le rythme de mes vers dans les souffles du vent
 !" [1]

- L’historien de Nyons Camille BRÉCHET (1862-1934), auteur de Pages d’histoire nyonsaise, qui apparaît dans l’oeuvre de Barjavel.

- Le Compagnon de la Libération Henri DÉBIEZ (1920-1944), qui malgré son jeune âge, fut un chef de réseau particulièrement actif en Isère et, au-delà, dans la région Rhône-Alpes. Arrêté et torturé par les Allemands, il fut fusillé.

- Hyacinthe Charles DUPUY (1801-1876), qui collabora à de nombreux journaux avant d’être élu représentant de la Drôme à l’Assemblée de 1871. Député de 1871 à 1876, il siégea à l’Union Républicaine.

- L’ancien maire de Nyons Paul LAURENS (1847-1901), qui fut également sénateur de la Drôme de 1893 à sa mort. Il siégea avec la Gauche démocratique.

- Jean MASSENDÈS (1915-1985), qui fut préfet de Saint-Pierre-et- Miquelon.

- Le félibre et préhistorien Maxime MIGNON (1913-1998), qui fut également préfet de Dordogne et des Alpes de Haute-Provence.

- La famille protestante de VERNEJOUL possède plusieurs tombeaux au cimetière. Dans le plus ancien repose Henri de Vernejoul (1828-1911), qui fut pasteur des églises réformées d’Orléans (45) et de Vincennes (94) ; son fils Edgar (1860-1947), également pasteur et ami de Mistral, qui intégra le mouvement félibre, ainsi que son petit-fils, l’officier Henri de VERNEJOUL (1889-1969), qui commanda pendant la Seconde Guerre mondiale la 5e division blindée (5e DB) lors de la Libération de la France et de l’Alsace en 1944-1945.
Dans un autre tombeau, repose un autre fils (et sa descendance) du pasteur Henri de Vernejoul. On y trouve en particulier le juriste et homme de lettres Robert LAINVILLE (1885-1950), ainsi que la diariste et félibre Odette de VERNEJOUL-LAINVILLE (1891-1976).

- Le résistant Albin VILHET (1896-1981), qui fut sénateur communiste de la Drôme de 1946 à 1948, et le co-fondateur de la coopérative agricole.


[1Extrait de la préface du Jardin de Priape, dédié à son frère Georges Bertrand-Vigne.


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