VILLENEUVE-SAINT-GEORGES (94) : cimetière

Visité en mars 2012
vendredi 26 septembre 2014
par  Philippe Landru

Un acteur majeur de l’enseignement en France et un second rôle pas encore oublié dominent les célébrités diverses qui reposent au cimetière de Villeneuve-Saint-Georges.


Curiosités


- Quelques tombeaux notables :

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Tombeau de la famille Carette Lavallée
Elevé vers 1900 sans doute par Rocle, entrepreneur au Père Lachaise
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Monument sépulcral d’Alexandre Nicolas Rey (+1815)
Sans doute le plus vieux tombeau du cimetière, élevé dans un champ dont il fit don à la commune. Le monument date peut-être de la mort de Rey, mais il dut être fortement remanié lorsque la concession vint à son terme 99 ans plus tard

Célébrités : les incontournables...


Le lieutenant Robert Gouby, Compagnon de la Libération, reposa ici un temps avant d’être transféré au cimetière de de Bourbonne-les-Bains.


... mais aussi


- L’astronome Jean-Baptiste BAILLE (1841-1918), qui travailla à l’Observatoire de Paris. Il devint ensuite professeur d’optique et d’acoustique à l’École de physique-chimie industrielle de Paris en 1882. Il publia de nombreux articles scientifiques dans des journaux et un ouvrage La Production d’électricité. Durant ses études à Aix-en-Provence, il se lia d’amitié avec Émile Zola et Paul Cézanne. Ils devinrent des amis que l’on appellait les « trois inséparables ». Jean-Baptiste Baille servit ainsi de modèle à Émile Zola pour un personnage des Rougon-Maquart. Il repose dans le même caveau que son beau-père, Armand Lemaire (1821-1885), qui avait fondé en 1846 à Paris, une fabrique d’instruments d’optique, qui acquit sous la marque Abeille une renommée mondiale. Les usines Lemaire-Baille furent ensuite déplacées dans la commune voisine de Crosne. Leur tombeau est orné d’un bas-relief en bronze par Paul Gonzalès.

- Victor DURUY (1811-1894) : historien, il fut l’auteur sous la monarchie de Juillet de nombreux manuels scolaires d’histoire destiné aux classes élémentaires, et dirigea la collection de l’Histoire universelle. Ses ouvrages sur l’Antiquité firent de lui un spécialiste de renommée internationale sur cette période. Il fut nommé en 1851 inspecteur de l’Académie de Paris. Napoléon III fit appel à lui pour être ministre de l’Instruction publique de 1863 à 1869 : ses idées libérales et son attachement au Second Empire ne se reposant que sur la personne de Napoléon III, l’isola des autres ministres. Son passage fut néanmoins déterminant : rétablissement de l’enseignement de la philosophie, enseignement musical pour tous les élèves des écoles normales primaires, création d’un enseignement secondaire « spécial », destiné à dispenser « une instruction appropriée aux besoins des industriels, des agriculteurs et des négociants », prémices des formations scientifiques et techniques aux côtés des Humanités. Ces deux réformes essentielles furent l’obligation des communes de plus de 500 habitants à créer une école de filles (et plus généralement le début de l’enseignement des filles, en dehors des religieuses), et, dans le domaine universitaire, la fondation de l’École pratique des hautes études « afin de développer la recherche et de former des savants ».

Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1873, de l’Académie des sciences morales et politiques en 1879, il fut ensuite élu à l’Académie française en 1884. En 1876, il participa à la création de la Revue historique aux côtés de Gabriel Monod.

- Jeanne GUESDON (1884-1955) : très cultivée, parlant couramment plusieurs langues, elle fut une grande voyageuse qui découvrit le mysticisme rosicrucien lors d’un séjour à Cuba, et se vit confier peu après la réactivation de cette tradition sur le vieux continent. Elle devint ainsi Grand Secrétaire de l’Ordre de la Rose-Croix AMORC pour les pays de langue française.

- Achille MARTINET (1806–1877) : graveur, Premier Grand prix de Rome en 1830, il passa trois ans à la Villa Médicis, alors dirigée par Ingres. Élu membre de l’Institut, section Beaux Arts, il grava de nombreuses œuvres de Rembrandt, Murillo, Scheffer, Fleury, Ingres... Il donna son nom à une rue du XVIIIe arrondissement parisien.

- Jacques MOREL (Jacques Houstraëte : 1922-2008) : comédien à la silhouette corpulente et au visage tout en rondeur, il avait débuté comme chansonnier dans les années 40, avant d’entamer une carrière au cinéma à la Libération. on le vit en particulier dans le rôle de Louis XVI dans Marie-Antoinette, reine de France de Jean Delannoy en 1956, auprès de Michèle Morgan. Il avait été aussi le partenaire de Charles Vanel dans Les suspects, et de Fernandel dans Topaze. Acteur fétiche de Sacha Guitry avec lequel il avait tourné notamment Si Versailles m’était conté, il avait créé avec lui trois pièces dont Le mari, la femme et l’amant. Il avait mené une carrière aussi riche au théâtre, devenant un pilier des pièces télévisées d’Au théâtre ce soir. A partir des années 1960, il avait tourné également pour la télévision, incarnant divers héros, le plus connu étant Julien Fontanes, magistrat. Il prêta sa voix à plusieurs personnages, dont Obélix, et, pour les plus (tout) jeune d’entre-nous, à Toutou dans La maison de Toutou.


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vendredi 14 février 2014

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