Passy (75) : tombeaux remarquables de la 14ème division

lundi 13 juin 2011
par  Philippe Landru


LES PERSONNALITÉS


- ClaudeDEBUSSY
- Emile FLOURENS
- Jules FORMIGÉ
- James GORDON-BENNET
- Jeanne HUGO
- Michel NEGREPONTE
- Henry ROUJON


... mais aussi


- Raymond BOURGINE (1925-1990) : rédacteur et traducteur à l’agence France-Afrique dès l’âge de dix-sept ans, Raymond Bourgine devint à la Libération rédacteur économique à Paris-Matin (devenu ensuite Ce Matin) et collabora à La Vie Française. Journaliste à vingt ans dans différents quotidiens et hebdomadaires de l’après-guerre, il entra en 1947 aux Écoutes de la Finance. Il en devint rapidement le rédacteur en chef à vingt-trois ans et le copropriétaire à trente. Il acquit l’affaire à 31 ans, la transforma et lui trouva un nouveau titre : Finance, « l’hebdomadaire de la droite intelligente et capitaliste ». En 1957, il créa la Compagnie française de journaux, groupe de presse dont les principaux titres étaient Valeurs actuelles et Le Spectacle du monde. Partisan de l’Algérie française, il milita à l’élection présidentielle française de 1965 pour la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour. Raymond Bourgine fut élu au Sénat en 1977 avec le groupe des indépendants. Il fut réélu en 1986 sous étiquette RPR.

- La chapelle de famille Carnot est celle du président Sadi Carnot, assassiné à Lyon en 1894, et inhumé pour cette raison au Panthéon. Son épouse se trouve bien dans cette chapelle, tout comme deux de leurs enfants, à savoir :

  • Ernest CARNOT (1866-1955) : industriel français, il fut député de la Côte- d’Or de 1895 à 1898.
  • François CARNOT (1872-1960), qui fut également député de la Côte-d’Or de 1902 à 1910, puis de la Seine-et-Oise de 1910 à 1914. Il abandonna ensuite la carrière politique. Membre du Conseil des Musées nationaux il fut l’animateur de la grande exposition internationale de 1925. Il dirigea la manufacture des Gobelins de 1932 à 1937, et lui donna une orientation nouvelle (modernisation des techniques, appel à des artistes modernes). Il fonda le musée Fragonard de Grasse et fut président du jury de l’Exposition de 1937.

Il est à noter que c’est ici qu’avait été déposé l’habit ensanglanté que portait Sadi Carnot lors de son assassinat à Lyon. Par peur des profanations, celui-ci fut malheureusement enlevé depuis.

- Le peintre et graveur Théophile CHAUVEL (1831-1909). Ancien élève de Picot, il fit ses débuts au Salon en 1855 et reçut de nombreux prix. Son activité de graveur prit progressivement le pas sur celui de peintre. Paysagiste, il aima travailler en forêt de Fontainebleau et fut proche des artistes de Barbizon. Il fut l’un des fondateurs de la Société des artistes français. Avec lui repose son épouse, la peintre et aquafortiste Clémence Elisa CHAUVEL (+1905), qui avait auparavant été son élève. Le médaillon qui orne leur tombe est signé M. Carl.

- Le peintre Pascal DAGNAN-BOUVERET (1852-1929), ancien élève d’Alexandre Cabanel, puis de Jean-Léon Gérôme. Second Prix de Rome en 1876, il se consacra aux scènes de la vie quotidienne. A partir de 1885, il visita souvent la Bretagne qui lui inspira de nombreuses toiles (Le Pardon en Bretagne). Il connut une période où il fut attiré par des sujets religieux, et se consacra essentiellement aux portraits vers la fin de sa carrière. Il fut élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1900.

- La tombe Gagey se signale par un Christ en croix sculpté sur la stèle. Y reposent les architectes Auguste (1854-1936) et Pierre GAGEY (1886-1954) ainsi que son frère, le peintre paysagiste André GAGEY (1888-1964).

- L’architecte Lucien HESSE (1866-1929), auquel ont doit plusieurs édifices religieux (des synagogues) ainsi que des demeures privées. Il fut l’auteur du troisième château de la Muette.

- Claude LARRE (1919-2001) : prêtre envoyé en Chine, il se spécialisa dans les cultures asiatiques. Il enseigna la philosophie chinoise au Centre d’études philosophiques des Jésuites de France, puis devint, de 1975 à 1985, professeur de théologie des religions à l’Institut catholique de Paris. Parmi ses ouvrages figurent des dictionnaires, en particulier le Grand dictionnaire Ricci de la langue chinoise en sept volumes. L’oeuvre personnelle du Père Larre porte essentiellement sur le taoïsme philosophique ancien et sur la médecine chinoise traditionnelle. Il fut inhumé dans le caveau de sa congrégation de jésuites.

- L’entrepreneur de travaux publics Joseph THOME (1809-1896), qui se signala pour avoir réalisé aux côtés du Préfet Haussmann le nouveau plan d’urbanisme de Paris. Sa chapelle contient un buste en bronze.


Eléments artistiques significatifs


- La tombe Aubert est ornée d’une statue ; une femme s’élevant dans les airs. Elle ne semble pas signée.

- L’imposante et impressionnante crypte des familles Delaire de Cambacérès et Lannes de Montebello, ornée de vitraux, de décorations polychromes, de multiples dorures et éléments d’ornements. Un magnifique escalier (rampe en fer forgé) descend vers le fond de la crypte où, de part et d’autre, sont disposés les lourds tombeaux.

- Le petit bas-relief en bronze sur la tombe de Sam Einhorn est de Henri Chapu.

- La chapelle Henry Laurent, de facture très Art nouveau, se signale par un bas-relief (ange en prières), un vitrail, et de nombreuses ornementations végétales à l’intérieur. On remarquera en particulier la porte en bronze.

- L’intérieur de chapelle Mercedes contient un bas-relief d’inspiration religieuse par Jules L’Hommeau.

- La chapelle Potry-Latouche se signale par une gardienne en marbre réalisée par Victor Segoffin.

- Quelques vitraux.


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