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dimanche 6 septembre 2009
par  Philippe Landru

cimetière de PICPUS

Connu pour abriter la dépouille de La Fayette, le cimetière de Picpus, unique nécropole privée de la capitale, possède une histoire riche marquée évidemment par la Révolution française.
Du couvent au cimetière révolutionnaire
Le cimetière de Picpus trouve son origine dans l’installation, en 1640, du (...)

En réponse à...

mercredi 18 mai 2011 à 23h59

Dont acte pour le nombre de visites... mais vous conviendrez que ce n’était pas clair. Il n’en reste pas moins qu’il y a un « produit » financier sur un cimetière...

Pour le reste, il n’existe pas en droit de définition du cimetière « privé » (hormis certains cimetières religieux, juifs notamment) mais seulement de la possibilité de se faire inhumer dans un « lieu » privé... dans les conditions que j’ai décrites.

Que certains descendants immédiats des victimes aient pu se faire inhumer ici... à la rigueur... mais pas en 1981 !

Mais là n’est pas l’important.

Votre conception du « culte des lignages » est assez édifiante, j’aurais dit cocasse s’il ne s’agissait d’un lieu de recueillement. Vous ne répondez pas à mon parallèle avec Auschwitz ... Et du lignage à la « race » il n’y d’ailleurs qu’un pas...

Votre conception est pour le moins très « Ancien Régime » puisqu’elle justifierait l’exclusion de quiconque ne pourrait se prévaloir de cette filiation nobiliaire (que vous me permettrez de préférer à lignage qui fleure la supériorité...). Le fait que « la mémoire est plus vive dans l’aristocratie » justifie-t-il qu’un citoyen ne puisse se recueillir sur les fosses (car il y a bel et bien une grille qui l’empêche) ?

Quand au caractère aristocratique du lieu (tel que vous le décrivez) on se souviendra que sous l’Ancien Régime, la noblesse bénéficiait effectivement du privilège d’être inhumée dans des lieux spécifiques, en l’occurrence dans les églises, certains dans le chœur, d’autres dans une chapelle, en fonction de leur « rang », alors que les gueux avaient droit, eux, à la pleine terre, généralement dans le terrain entourant l’église, dans ce « jardin de curé » si fertile qu’on en parle encore aujourd’hui. Cela n’est pas du roman : c’est l’histoire.

Qu’on ne se méprenne pas : je trouve que Picpus est une belle et noble chose, qui a, comme vous dites, « une vocation à la fois commémorative (...) une fonction patrimoniale, historique et touristique » (permettez-moi de mettre de côté l’aspect religieux, les catholiques, dont je suis, n’ayant pas de spécificité en matière de cimetière depuis 1905) . Mais par son caractère discriminatoire (je parle d’accès et pas d’inhumation), les gestionnaires du lieu ne semblent pas tenir compte d’un évènement : la nuit du 4 août. Celle où furent abolis les privilèges. Peut-être le regrettez-vous ?

Et si le cimetière de Picpus devait être édifiant en quelque chose, c’est bien pour dénoncer la barbarie des hommes, capables de telles horreurs, hier en Europe, aujourd’hui en Afrique. Ce serait plus important que de célébrer la victimisation de la noblesse... qui a malheureusement souvent creusé sa propre tombe en toute inconscience (j’allais écrire innocence) et qui a finalement été plutôt moins victime de la Terreur que le reste de la population.

Un citoyen ordinaire.

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